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 [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]

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MessageSujet: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   23.05.10 12:15

    Attention :
    1) Pas d’ordres de passages pour ce topic, vous postez comme bon vous semble.
    2) Il vous est possible de jouer les pré-créés pas encore pris de votre attelage.
    3) Si vous venez de vous faire un pré-créer, n’oubliez SURTOUT PAS de lire les postes des personnes de votre attelage car il se peut que vous ayez été joué en PNJ avant votre arrivée.
    4) Votre Loup peut participer au topic seulement s'il fait partie des Celestial !
    5) Eclatez-vous ! =D


_____________________________________________________________________________

    Le vent souffle fort aujourd’hui. La journée commence avec quelques éclaircies qui dégagent le ciel de temps à autres, au bonheur des habitants de Fairbanks. Dans quelques heures, les chiens, les traîneaux et les mushers vont se rassembler sur la grande place, là où se tiendra la ligne de départ. Pour le moment, ils doivent certainement encore être endormis. Ou alors, les plus matinaux auront déjà sorti leurs affaires, parés à aller nourrir leurs chiens et préparer le traîneau.

    Jeff était de ceux-ci. Pour être franc, il était si excité qu’il n’avait pas réussi à dormir. Il s’était donc levé aux aurores, avait été dire bonjour à ses chiens et leur avait donné à manger, leur conseillant de tout avaler sans faire d’histoire : ils auraient besoin de force pour la course. Des pensées satisfaites et joyeuses parcouraient son esprit, produisant d’agréables va-et-vient qui le laissaient souvent perplexe. Ça y était ! Il allait participer à sa première grande course qui ne serait pas annulée de sitôt !

    Jeff arriva en compagnie de ses trois chiens, Dii’ marchant détaché à ses côté, comme à son habitude. Il avait passé un bandana autour du coup de Zana’ qui trottinait un peu devant eux, curieuse, observant tout et n’importe quoi. Et Elsie’ traînait un peu, si bien que Jeff dû se retourner à plusieurs reprises pour l’encourager gentiment à avancer. Puis on lui apporta son traîneau et ses affaires. Jeff avait demandé à un ami du bar dans lequel il travaillait un coup de pouce. Il s’agissait juste de charger le traîneau et de le décharger avant le début de la course. Une fois le matériel à terre, les encouragements lancés et les poignées de mains effectuées, Jeff entreprit d’harnacher ses chiens. Zana’ d’abord qui était à la barre puis Elsie’ et, pour finir, Diix’yte. Chaque bénéficiait d’un mot d’encouragement, d’une caresse et d’un sourire. Arrivé à la haute de son chien de tête, pourtant, Jeff s’y attarda un instant. Il lui confia ses peurs, ses pensées, ses espoirs, sachant bien que son compagnon l’écouterait et en tiendrait compte, même s’il faisait mine de n’en avoir rien à faire.

    A peine Jeff eut-il le temps de contempler un peu les différents participants (17 mushers en tout, lui compris) et d’en reconnaître quelques uns de vue –comme un certain Maxime Throwhill ou Viriginia Il-ne-savait-plus-trop-comment, dont les familles étaient connues à Fairbanks parce qu’anciennes – que le coup de feu donnant le départ retentit. Aussitôt, il encouragea Dii’ et les autres à tirer, leur conseillant de commencer doucement. Ils s’aventuraient en terres nouvelles, après tout. Car, effectivement, pour une fois, la ville leur avait confié une étrange expédition dont les check points ne passaient pas par des lieux connus mais par des petits villages. Pour trouver le premier de ces lieux de ravitaillement et de repos, il leur faudrait commencer par passer un territoire montagneux.

    Quelques heures plus tard, Diix’yte ralentit le rythme sans la permission de son musher. Ce dernier comprit immédiatement que quelque chose n’allait pas. Ils étaient plutôt dans la tête du peloton, Jeff ne râla pas parce que son chien n’avait pas gardé la même allure. En fait, il fut un peu perturbé par ce changement qui lui prédisait que son chien ne faisait pas confiance à cet endroit. L’attelage de Maxime leur passa soudain devant et l’esprit de compétition des chiens de Jeff reprit le dessus, alors que leur leader accélérait comme un fou, forçant Jeff à se retenir de toutes ses forces au traîneau pour ne pas en être éjecté.

    Et là, l’horreur survint. Une vague meurtrière de neige s’abattait sur la face descendante de la montagne. Un instant de panique gagna le jeune homme qui ordonna bêtement à ses chiens de s’arrêter. Pas moyen que Dii’ lui obéisse et heureusement. La neige glissait jusqu’à eux, Dii’ tenta le tout pour le tout tandis que Jeff voyait ses deux chiennes impuissantes, coincées contre le traîneau. Dans un élan de folie, il abandonna le traîneau, sortit un couteau et coupa les liens qui enchaînait les animaux aux traîneaux. Zana’ était libre, il s’acharna à la séparer des deux autres et y parvint. Quand il arriva à la hauteur d’Elsie’ pour couper la ligne qui la reliait à Dii’, la neige le rejoint et l’assomma complètement, recouvrant son corps par la même occasion. Le froid eut tôt fait d’avoir raison de lui mais avant, il entendait encore le bruit de l’avalanche qui descendait à vive allure. Puis plus rien. Son souffle s’excita, il se rendit compte que l’air allait bientôt lui manquer. Sa claustrophobie n’aidant en rien, il perdit connaissance.

    Qu’en était-il de ses chiens ? Comment allaient les autres mushers ?
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   23.05.10 13:08

        Oui, c'est comme ça, il y a des jours où on ne le vit pas. C'est comme ça, il y a des jours où rien ne va. Des jours de plein soleil où l'on a si froid. Que les pauvres joies vous glissent entre les doigts.


    Des bruits, trop de bruits… Vos gueules ! Je n’arrive pas me reposer… Attendez, y a un truc qui cloche dans ma phrase n’es ce pas ? Ouvrant les yeux comme je pus, j’acceptais pendant un quart de seconde à une bonne blague que cette saloperie d’humain aurait fait. Ouais, c’est trop cool d’enterrer son chien vivant dans la neige. Gros nase, tu va voir ton cul quand je sortirais de la. Mais ca, ca ne fut que pendant un quart de seconde vous vous souvenez ? Oui parce que très vite, l’image de ce connard de Storm qui me passe devant me revint. Oh l’enflure ! C’est lui qui a fait ca. Lâchant un grognement, je tentais de bouger mais ce fut peine perdue, j’étais coincé de chez coincé. J’hésitais donc pendant trente seconde à me faire une belotte, mais seul c’est jamais très intéressant quoi. Donc vite j’oubliais cette option, alors je gardais au maximum mon calme, en ne faisant rien, tel un blaireau desséché et rougis par le froid du nord… Quoi je pense qu’a ma gueule ? Non, je ne vous permets pas. Quoi Jeff’ ? Mais vous en faite pas pour lui, il a ce qu’on appelle des pouces au niveau des pattes, il peut faire plein de truc avec ca, c’est fou ! Puis qu’il meurt, s’il voulait de l’aide, il avait qu’à empêcher Storm d’intégrer la course. A non, attends ! Ne meurs pas ! Ou pas maintenant ! C’est à moi de te percer la gorge saleté de bipède !

    Alors première solution : je bouffe toute la neige autour de moi pour me dégager… Hum… Je ne saurais pas dire si c’est une bonne ou mauvaise idée. Après tout, j’ai que celle la, donc on va faire avec. Je vous avoue, au bout de dix seconde, j’avais le ventre remplis, mais au moins je pouvais bouger le coup. Sentant une légère peur pour Jeff’, je me secouais comme je pus pour me dégager alors qu’au même instant, je sentis quelqu’un me tirer vers la lumière du jour. C’est tout blanc… J’suis mort ? Adieu monde cruel… Rouvrant difficilement les yeux, quand le soleil pénétrait mon regard, je mordis instinctivement la main qui s’approchait de ma gueule. Désolé ce n’était pas voulut… Oh et puis merde, tu n’avais qu’à pas être la ! Crève pour que je te dise merci ! Terminant par me débrouiller seul pour sortie du monticule neigeux, je tournais vivement la tête vers tous les cotés et fut paniqué de ne pas voir mon Musher. Ne bataillant même pas pour trouver la Garçonne ou la Lavette, je tendis mes oreilles vers l’avant, prêts à tout écouter. J’aurais peut être du prêter attention au grognement derrière moi. Mais j’avais quelque chose de plus important à faire la. Aller, mais je ne sais pas, cris, fait quelque chose Jeff’, aide moi, je ne suis pas voyant, je ne sais pas ou tu te trouves !

    Truffe contre la poudreuse, j’arrivais a peine à marcher a cause de mes pattes complètement défoncé. M’arrêtant à un endroit où je crus sentir son odeur, je me mis à creuser comme un dérater sans faire attention a ce qu’il pouvait ce passé. Jetant un bref coup d’œil, sur le côté quand je perçu une silhouette canine, je reposais vite mon regard vers l’endroit ou nous fouillons avec Zana’ Trouvant une main, je l’attrapais délicatement, du bout des crocs, alors que Zana’ continuait à creuser en aboyant pour prévenir les autre Musher. Lâchant sa main en ayant un pincement au cœur, je n’aperçu aucune réaction de la part de Jeff’. Redoublant d’effort pour le sortir de la, je demandais vite fait a Zana’ entre deux halètement comment ils m’avaient retrouvé, elle m’expliqua brièvement que ma fourrure dépasser un peu de la neige et ce donc grâce a ca qu’on a pu voir qu’un chien se trouverait a cette place. Et elle est ou cette branleuse d’Elsie’ ? Lâchant quelque gémissement au moment ou son visage fut dégager, je sautais dans le petit trou que l’on venait de faire et lui lécha la figure en espérant qu’il reprenne ses esprits. Aller, on a dit que c’est moi qui devait avoir raison de toi ! T’as pas le droit de me faire ca… Jeff’…

    Me dégageant quand je vis d’autres humains s’approché, c’est d’un regard perdu et perturbé que je fixais notre chienne de barre. Elle me murmurait d’y croire. Mais elle se trompait, j’y croyais, dur comme fer, j’avais juste peur… Simplement peur pour lui. Quand il fut installer sur un traineau, je ne perdis pas une seconde pour aller le rejoindre et me coucher sur lui, juste histoire de lui communiqué la chaleur de mon corps. Je ne savais pas si elle passerait à travers toutes les couvertures qui lui avaient été installé, mais j’espérais au moins l’aider de cette façon là… Posant ma tête contre son torse en soupirant, je détournais mon regard vers Zana’ qui venait de retrouver Elsie’. J’étais même plus en colère, ca devait être la première fois que je priais pour que Jeff’ s’en sorte. Sa peau avait blanchit énormément déjà et ses lèvres étaient devenue violettes. Lui léchant la figure de temps à autre, j’abandonnais cela quand je ne perçus aucune réaction, fermant les yeux, le cœur lourd…

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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   23.05.10 13:59

Parce qu'en quelques secondes le passé peut nous rattrapper...

      La matiné fut longue, très longue... Ce matin tôt, Gao fut attelé à sa place, juste devant le traîneau. Ils avaient tous couru comme des dingues, comme Gao. Le fait de découvrir un nouveau territoire réveillait en lui ce plaisir que jamais il n'avait quitté, le plaisir de la liberté. Gao se sentait libre, même s'il était attaché au trait centrale, plongeant dans son harnais lorsqu'une montait s'offrait devant eux. Puis il y eut un bruit effroyable, un bruit effrayant. Gao s'était arrêté, la truffe en l'air, jusqu'à ce que le traîneau lui rentre dedans. Le nordique roux et blanc avait alors grogné. Derrière lui son musher hurlait et Gao comprit. Non loin d'eux, la terre se rapprochait... La terre, ou plutôt une énorme masse neige dévastant tout sur son passage. Se protéger, il fallait à tout prix se protéger. Le chien de tête se dirigea vers la forêt. Plusieurs fois Gao manqua de trébucher dans les branches qui jonchaient le sol. Mais courageusement, il se redressait, jusqu'à ce que la neige se déverse partiellement sur eux...

      Gao ouvrit les yeux. Tout était blanc autour de lui, ou presque. Il leva la tête, mordit la neige, puis trouva enfin le soleil. Gao ne pouvait plus bouger, immobilisé par son harnais et le trait. Derrière lui le traîneau tout entier était enfoui. Gao aboya, espérant réveiller les autres chiens de son attelage. La brise se leva, emportant avec elle des effluves que Gao connaissait bien: les loups. Ils approchaient, Gao le savait, le sentait. Le nordique roux et blanc hurla de rage, tirant de toutes ses forces pour se libérer, mais rien n'y fait, il était coincé.
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   23.05.10 22:37


    Kumak courrait pendant des heures. Les mouvements de ses pattes, il ne les sentait plus depuis bien longtemps. La matinee avait fait preuve de beautee inoubliable, rien de plus parfait pour une journee de traineau. Mais cela faisait une bonne heure que la montee le prenait, et il sentait que sa force s'en allait petit a petit.
    Le temps dans la montagne etait devenu nuageux, et Kumak esperait juste arriver au bon endroit. Les mushers se suivaient pour finalement arriver a l'endroit ou la course commencerait, mais ca avait l'air tellement loin d'ici... Son espoir s'eteigna soudainement.
    Kumak, a l'affut, entendit un craquement dans la montagne... Il regarda vers sa gauche, et vit la neige qui commencait a defaler la montagne. Pris de panique, il aboya au reste du traineau, essayant de leur faire comprendre qu'il allait courrir le plus vite qu'il pouvait, mais c'etait trop tard.. L'avalanche avait pris possession du traineau de Virginia, et des chiens.. Il ne sentit plus rien, comme si on l'emportait dans un vague.


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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   23.05.10 23:57

    On pensait tous être près, on pensait tous pouvoir surmonter les épreuves de la course. Mais aucun d’entre nous ne s’imaginait ne cesse qu’un instant devoir surmonter l’insurmontable. Quand l’avalanche gagna mon attelage, ce fut la panique a bord. Pourtant Idiltarod commanda le traineau d’une main de maitre dès qu’il aperçut la moindre petite grotte qui pourrait nous mettre à l’ abri de cette vague blanche qui se déverser partout sur le terrain. Ienisseï ne savait plus ou elle ‘habitait’ alors que Kaïlash commençait étrangement à perdre patience. Seul mon chien de tête semblait tout avoir sous contrôle. Jetant l’encre dans la neige qui se trouver dans la grotte, nous nous mettions tout de même à l’ abri au cas où des résidus de neige s’infiltrent dans notre ‘cachette’. Tout c’était passé tellement rapidement, quelque seconde après qu’elle nous ait emportés, la neige avait calmé ses ardeurs et c’était arrêté un peu plus bas. Félicitant grandement Idiltarod, je me faufilais entre les cailloux et la neige pour sortir suivit des trois chiens, qui commençaient leurs recherches en plaquant leur truffe au sol. Je me sentis un peu démuni quand je n’aperçus que très peu de Musher. Tournant vivement la tête quand j’entendis un hurlement humain, je courus en direction de celui-ci et fut rassuré de voir que même si cette fille était a moitié sous la neige, il y avait des survivant. L’aidant a sortir, elle me regarda avec un certain dédain et partie a la recherche de son attelage en leur criant dessus. Et dire qu’elle avait un chien comme Dubby… Ce n’est pas permis ce genre de chose, elle devrait avoir honte. Comme s’appelle-t-elle déjà ? A oui, ca me revient, Tessa.

    Secouant la tête de droite à gauche tout en levant les yeux vers le ciel, je regardais un homme sortir de la forêt accompagné de ses trois chiens. Jason, c’est ca ? Oui, vu la gueule d’ange, c’est forcément lui. Voyant des bras sortir de la neige en appelant a l’aide, je fixais Jason avant de sortir Nikolaï de son étau. Ne perdant pas une seconde pour partir a la recherche de ses chiens, je tournais la tête et entendu un ‘aïe’ de la part d’Erika quand elle voulut sortir un chien de la neige. A oui, Diix’yte, c’est une petite saloperie ce chien. Gentil mais casse coup… Le regardant un moment alors qu’il se mis a creuser avec la chienne de barre du même attelage, je détournais mon regard a la recherche de mes chiens. Appelant Kaïlash, je lui caressais l’encolure tout en lui demandant d’aller me chercher des couvertures. C’est incroyable l’association qu’un chien peut faire a un objet quand on le lui apprend. De suite il s’exécuta. Arquant un sourcil en entendant les hommes appellaient comme quoi ils venaient de retrouver un certain Jefferson, je pris les couverture de Kaïlash et les posa sur le corps faible du jeune homme…

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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   24.05.10 0:32

    Quoi on le sortait de la neige et on le traînait dans une tente rapidement montée que les des participants avant eu la bonne idée de monter ? Beuh … Jeff ne s’en rendit même pas compte. En fait, ce qui le tira de son sommeil qui aurait pu se révéler meurtrier c’était la chaleur posée sur son corps et les coups de langue humide qui s’écrasaient sur son visage. Il ouvrit lentement les yeux avant de remarquer que son chien de tête était posé sur lui. Il lui fit une petite caresse, tremblant de froid et le remercia de ne pas l’avoir laissé tomber. Au fond, Dii’ était un grand sentimental … seulement, il ne le montrait jamais, Jeff en était persuadé. Il chercha sa Zana’ du regard et la trouva non loin de son chef de meute, à son soulagement. Quand il demanda des nouvelles de la petite Elsie’, cette dernière pointa timidement le bout de son museau et il lui sourit. Bien maintenant … Il faudrait essayer de se lever.

    En dehors de ses chiens, il y avait une silhouette humaine dans la tente. Une ravissante demoiselle sur laquelle il n’avait vraiment pas le temps de s’attarder. Il posa cela dit son regard sur elle, mi-interrogateur, mi-curieux (oui, Jeff trouvait encore la force d’être curieux après avoir été ensevelis sous la neige) et alors qu’il ouvrit la bouche pour parler, une affreuse quinte de toux secoua tout son corps. Elle dura quelques longues et éprouvantes secondes, signe malheureux qu’il fallait interpréter comme une alerte à ne pas négliger. Cela pourrait être son arrêt de mort qu’il ne lui restait plus qu’à signer. Mais bien sûr, Jeff étant ce qu’il est, il n’en tint pas du tout compte et demanda à la demoiselle présente ce qu’il s’était passé. Elle lui expliqua rapidement qu’il y avait eu une avalanche et qu’il y avait des survivants, qu’on l’avait sorti de sous la neige et qu’on cherchait encore les autres participants. Aussitôt, le côté altruiste de Jeff se mit en avant et il sauta sur ses pieds, vacilla mais ne s’assit pas de nouveau, au contraire. Il appela ses chiens et lança qu’ils auraient besoin d’aide, là-bas ! Et comme pour confirmer ses paroles, il entendu une voix féminine hurler :

    « Au secours ! Maxime à besoin d’aide ! »

    Bon d’accord, passons sur le côté cliché de la voix qui hurlait au secours et du super-héros qui volait miraculeuse … au secours de la personne en danger. Parce que la situation n’avait rien de risible ou autre. Elle était même atrocement tendue. Mais même, on l’avait sorti de là et il se devait d’aller aider. C’était la moindre des choses. Il se rua donc à l’extérieur où un affreux spectacle l’attendit : un traineau (comprenant malheureusement le musher de ce dernier) était coincé non seulement sous la neige … mais sous un tronc d’arbre qui avait sans doute été arraché par la force de l’avalanche. Jurant entre ses dents, Jeff se précipita sur l’accidenté, Maxime donc, essayant de faire fonctionner son cerveau pour se rendre utile.

    « Bon euh … Il faut le sortir de là … Il faut … Des lignes ! Il nous faut des cordes et des chiens ! Il faut qu’on déplace le tronc pour le sortir de là ! Il est encore conscient ? »
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   24.05.10 7:38

    Alors que tous se démenaient pour survivre …
    Elle ne remuait pas.


    Tout avait pourtant bien commencé. Globalement, et en tenant compte d’un avis extérieur. Ton avis a toi, il était déjà négatif. Tu avais un … Non, pas ce qu’on pourrait appeler un pressentiment, loin de la. Mais une boule épaisse te bloquait la gorge, vibrait dans tes oreilles et faisait ardemment pulser ton petit cœur angoissé. Oui, tu sentais, dans une infime variation de l’atmosphère, qu’il y allait avoir un problème. Le traîneau renversé, une patte brisée, un lien médian coupé, une météo désastreuse … Un mucher au caractère épouvantable, des morsures ? Un ours peut être ?
    Non, vraiment tu ignorais pourquoi ton corps réagissait ainsi. Et tu ne devenais ni plus ni moins qu’une énorme boule de stress contenu, à fleur de peau et vibrant de tout son être au moindre bruit.
    Cette course la ne se terminerait pas.

    Levés, toi et les autres, aux aurores, tu suivais d’un œil craintif les préparatifs qui annonçaient le début imminent de la course. Tu mordillais ta lèvre intérieure, respirais profondément : Rien a faire. Tu stressais comme la grosse malade mentale que tu étais devenue après l’accident qui avait tué ta mère et ton vénéré Maître. Refoulant leurs souvenirs, tu te redressais, vacillante, et allais te coller contre les chiens de ton attelage, d’un mouvement impulsif.
    Chaleur. Proximité.
    Tu en avais besoin.
    Eux, ne semblaient rien sentir.
    Mais pourquoi cette impression d’échéance ?
    Pourquoi la foudre des cieux déchirait ton crâne de vains hurlements de damnés ?
    Serre les dents et ferme la.

    On vous distribua de la nourriture. Vive, tu parvins a diviser les parts de telle sorte qu’ils en aient plus que toi, sans qu’il ne s’en rende compte. Au vu de l’étau qui te broyait la gorge, tu avais deviné qu’il te serait impossible d’avaler. Néanmoins, tu te forçais a déglutir, absorbant un lambeau de chair. Puis un deuxième. Un troisième …
    Vaincue, tu laissais tomber la viande, et t’éloignais.
    Quelques minutes après, on vous attela. Toi au milieu, présence rassurante de deux puissantes tranquilles, devant et derrière toi. La fougue de Gao, l’intelligence de Shuksan
    Ton cœur fou s’apaisait un peu.
    Rien qu’un peu.

    Un coup de feu dans l’air glacial. Début de la course.
    Le décompte commençait.

    Livide, même si la conception de pâleur s’applique peu pour un chien, tu filais, tête baissée, sans regarder ou tu allais. Suivant la mesure comme une brave bête, murée dans un silence lourd comme le plomb.
    Personne n’y prit garde. Et puis …

    Un hoquet te secoua.
    La ! Cette pression étouffante, cette variation, ce … C’était ici !
    Tu balayais l’étendue plane et nacrée des yeux. Lors d’un accident, la neige semble toujours parfaite. On n’y fait pas attention. Et le drame se déroule, tel un long serpent aux anneaux d’acier …
    Inexorable.

    La terre trembla, tu glapis brutalement, freinais des quatre pattes.
    La Terreur dans tes yeux, tous les diables dans ton corps, tu patinais avec l’énergie du désespoir, désobéissant pour la première fois de ta vie. La peur broyait ton corps fin en de grands spasmes douloureux.
    Et puis Gao te percuta, en pleine vitesse.

    Lâchant un couinement aigu, tu bondis sur place, littéralement terrorisée, t’empêtrais dans les traits. Observais en ça, un moyen de les arrêter. Alors, prise par une folie qui t’animais toute entière, tu mordais les liens entre tes crocs, te mêlais si bien dedans que le traîneau fut forcé de s’arrêter.
    Désolée, tu relevais la tête, plaidant coupable.
    Mais en rien tu ne regrettais tes actes. La sensation d’oppression se distillait peu a peu.

    La terre gronda, a nouveau.
    Et ce que tu avais redouté toute la journée se passa : un événement, lié a la neige, prit forme.
    Une avalanche.
    Elle grossissait, en plein milieu de la piste, et lorsque ton équipe leva les yeux pour la voir, elle avait déjà englouti la moitié des équipes. Ton stratagème aura forcé ton équipe a ralentir, puis a s’arrêter. Vous etiez presque hors de son chemin.
    Malheureusement, elle vous happa quand même, malgré tes pressentiments, tes efforts pour les sauver, eux.
    La neige t’avala, et tu perdis conaissance.

    Lorsque tu te réveillais, tu étais, encore une fois, recouverte de neige. Ayant presque déjà vécu cette situation, tu ne bougeais pas, totalement découragée. Dans ta jeunesse, tout l’attelage avait été tué, ton Maître aussi. Seuls deux chiens avaient survécu.
    La, ça devrait être pareil.
    Découragée, tu ne bougeais pas, et fermais les yeux, prête à t’endormir.
    Tu ne comptais pas te débattre pour sortir, et voir tous ces corps disloqués, ces membres brisés.
    La tête posée sur la neige, coupée du monde … Tu te laissais aller, lentement.


      _______RÉSUMÉ DU POST.
          Tôt le matin, Six' a déjà in pressentiment concernant la course, ayant déjà été prise dans une avalanche qui aura tué sa famille et son premier mucher, auquel elle tenait plus qu'a la vie. Elle ne dira rien, et se laissera faire, de plus en plus terrorisée, jusqu'à un moment ou, stressée a mort, elle se débattra dans les traits, s'emelera volontairement dedans, en coupera certains en les mordant, semant une telle pagaille que tout le traineau est obligé de s'aretter. L'avalanche se déclenche, passe a coté d'eux puisqu'ils ne sont pas sur son trajet, mais au final ils se font avoir quand même, vu la puissance de la nature x) Six, découragée par son echec, ayant peur que tout le monde soit tué comme quand elle était jeune, ne bouge bien et compte bien mourir sous la neige.

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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   24.05.10 12:34

    [ Bon puisque ma musher et mes compagnons d'attelage ne sont pas la, je vais continuer sans eux ^^ si quelqu'un pourrait m'aider moi aussi Razz ]

    Kumak se sentit tout froid, englouti sous la neige, ne sachant pas ou la sortie etait... Il gratta la neige devant son museau pour pouvoir enfin respirer sa premiere bouffee d'air.. Ah, ca faisait du bien ca!
    Il poussa un long jappement, pour essayer de rendre sa presence connue aux autres.
    Il etira ses pattes dans la neige fraiche, et gratta anouveau la neige, cependant, il essaya d'aller vers le haut, esperant qu'il allait dans la bonne direction de la sortie vers l'air pur et frais de la montagne.
    Kumak vit un peu de lumiere, et reprit vite ses efforts pour sortir de sa misere.. Et puis, enfin! L'air rentra dans son museau, le remplissant d'espoir et de vie. Qu'il se sentait bien!
    Il sortit completement de la neige, et s'ebroua des flocons tenus par sa fourrure. Il ne voyait pas tres bien, tout etait encore flou et neuf, comme s'il venait de renaitre, et que ces yeux etaient ceux d'un chiot anouveau. La vie lui fleurissait anouveau dans ses veines.

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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   24.05.10 19:45

[je te sauve Kumak, je te sauve ^^]

"L'écrasement, l'impression de basculer dans le vide, sans possibilité de rester à la surface. Froid, c'est si froid. Maman... je ne savais pas qu'un musher pouvait avoir aussi froid. Gao, Six' et Shuksan, mes chiens. Allons, il fait si froid, pourquoi ne pas dormir. Oh, mais c'est moi là. Je me vois, ce matin:

Je n'avais pas pu dormir de la nuit. J'étais tellement excité. C'était ma première course d'un aussi haut niveau. Rectification: notre première course. Moi et mes chiens nous étions vraiment entrainés, et sans être prétentieux, je pouvais dire qu'on avait certaines chances. Dès 7h du matin je ne pouvais plus tenir en place. Alors je m'étais levé pour commencer à préparer mes affaires. Quand ce fut l'heure, je partis réveiller ses chiens et leur donnai à manger. En même temps, je leur parlai de la course qui se préparai, essayant de me calmer par la même occasion. Garder la tête froide était primordiale pour la course. Et puis, les chiens ne devaient pas sentir ma nervosité. Je me revois encore charger les affaires sur le traineau puis atteler mon trio. Une caresse pour chacun, quelques paroles réconfortantes et des explications plus poussées à mon chien de tête. Nous voilà partis. Je ne connaissais personne, juste des noms, des gens qui s'étaient déjà fait un nom dans le milieu, pas comme moi. Je n'avais qu'une envie, m'enfuir en courant mais je restai, j'attendai le départ. Quand ce fut le moment, nous nous élançâmes, pleins d'espoir. J'encourageai mes chiens. Le mieux était de rester derrière les premiers, mais ne pas les dépasser. Il fallait garder des forces. Et cette horrible sensation. Je nous vis encore déraper sur la neige. Sixtine, ma chienne de meute venait de s'emmeler les pattes dans le harnais, certainement exprès. Je la sentais mal depuis le début mais ne savais pas pourquoi. Et ce roulement de tonnerre, un regard de côté et je remarquai l'avalanche. Rapidement la masse nous tomba dessus, je n'eus que le temps de me précipiter sur mes chiens, dans une tentative désespérée pour les détacher. Et puis le froid, l'impression de vide. Cet étrange langueur qui vous atteint monte par vos pieds jusqu'à votre tête. A quoi ressasser cette matinée? J'ai si sommeil...


Une heure plus tard

Où suis-je? Il fais si froid, je suis glacé. Et mes chiens, où sont mes chiens? Il faut que je les retrouvent! Sixtine? Gao? Shuksan? Il faut que je sorte de là! Mais de là où? C'est si froid... La neige! Une avalanche! Vite mes chiens, je dois les retrouver! Il parait qu'il faut faire pipi dans ses moments là, pour savoir vers où creuser. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit. Pour le moment je m'en fiche, je cherche mes chiens! Il y a quelqu'un?"

Thomas dut attendre encore deux bonnes minutes avant de reprendre complètement ses esprits. Son cerveau se mit à fonctionner à toute vitesse, cherchant une solution. D'abord la sortie, trouver de l'air. Il se mit à creuser, fort heureusement dans la bonne direction. Lorsqu'il émergea, le vent glacé lui parut un cadeau du ciel. Dieu que c'était bon de sentir l'air vous balayer les cheveux! Thomas se mit alors à réfléchir. La dernière fois qu'il avait vu ses chiens, il se précipitait vers eux, pour les protéger de la neige. Tentative complètement idiote, mais sur le coup il n'avait pas su réfléchir. Et Sixtine qui devait encore être prise dans son harnais! Il devait faire vite. Balayant du regard l'étendue glacée, Jefferson aperçut un chien non loin de lui. Il se précipita, mais ce n'était pas un de ses chiens. Qu'importe, lui aussi méritait d'être aidé. Enfin, il paraissait aller pas mal. Après quelques petites paroles, il se remit à chercher. Se retournant, il aperçut Gao sortir sa tête de la neige. Thomas s'approcha tout en lui parlant. Gao était nerveux et grognait beaucoup. Le jeune homme esquiva ses crocs du mieux qu'il le pu, se faisant toutefois érafler le bras. Mais qu'importe! Sortant un couteau de sa ceinture, miraculeusement resté accrochés pendant qu'ils étaient secoués, il coupa le harnais pour libérer son chien. Une illumination arriva alors à son cerveau. Il n'avait qu'à suivre le harnais pour retrouver ses deux autres chiens! Quelle idée fantastique! Sur le coup, il se félicita lui-même à haute voix.

Thomas se mit alors à creuser frénétiquement, espérant que Gao ferait de même. On ne sait jamais! Mais il semblait si perdue. Peiné, Thomas s'arrêta et se mit à caresser Gao. Il hurlait comme de rage et il ne savait pourquoi. Thomas essaya de le calmer avec quelques paroles apaisantes mais son coeur n'y étais pas. Il faut dire qu'il était tiraillé entre deux choix: calmer Gao ou continuer de creuser pour trouver Sixtine et Shuksan. Un vrai dilemme cornélien. Finalement, voyant que ca ne servait pas à grand chose de parler à Gao, il se décida à creuser de nouveau. Quand il eu trouvé le meilleur moyen pour enlever beaucoup de neige à la fois, il s'activa encore plus. Le temps paraissait ne plus finir, et quand il commençait à perdre espoir, Thomas tomba sur un museau. Sixtine ou Shuksan? Après avoir dégagé toute autour, il reconnut Sixtine. La chienne semblait épuisée et glacée. Lui même l'étais, mais il enleva quand même sa grosse veste et la posa sur sa chienne, essayant de la réchauffer un peu. Elle semblait ne pas vouloir se battre, c'était si affreux! Thomas coupa ses liens et la tira un peu pour dégager et creuser à nouveau. Il faut dire qu'il n'avait plus de force et ne pouvait pas porter sa chienne de meute. Il ne restait que Shuksan à trouver. Il creusa, creusa, encore et encore. Mais non, elle ne semblait pas apparaitre.

Complètement perdu, Thomas s'agenouilla et se mit à taper du poings sur la neige, criant en même temps le nom de sa dernière chienne. Mais elle était où? Il ne pouvait pas la trouver tout seule. Alors il se leva, prit Gao avec lui et se mit à porter Sixtine comme il pouvait pour chercher quelqu'un d'autre. En même temps, il allait prendre avec lui le chien trouvé, un dénommé Kumak au vu de son collier. Mais avant, un indice, quelque chose pour retrouver l'endroit. Un truc qui brille, quelque chose, n'importe quoi! Il était dans le brouillard et ne réalisa même pas qu'il abandonné une épaisseur de plus, la tassant avec la neige pour qu'elle ne s'envole pas. Il fallait garder l'endroit, c'était primordial! Puis il se mit en route. Lorsqu'il vit au loin une tente, Thomas cru à ne hallucination. Mais ca semblait si réel... et c'était vraiment réel. Il rentra dans la tente. L'œil hagard, il s'écroula à moitié sur une personne, Sixtine étant décidément assez lourde. La peur de perdre sa dernière chienne lui donnait vraiment du courage pour la porter. Enfin, il ne pouvait pas plus, c'était fini. De toute façon, il ne voyait quasiment rien. Depuis qu'il s'était réveillé, il vivait dans le brouillard complet, tout était déformé, sauf si ce "tout" se situait à quelques centimètres de ses yeux! Il entraperçut quelqu'un et puis on appelait à l'aider, et ce quelqu'un se levait pour aider quelqu'un d'autre. Thomas se perdait, il y avait trop de quelqu'un dans ses visions. Qui était qui!

Lui ne pouvait pas sortir, il y avait Sixtine qui était là et ne semblait pas bouger. Il ne pouvait pas la laisser. C'était sa chienne. Et Gao? La peur traversa son regard à l'idée de perdre Gao, qui malgré son sale caractère était très attachant. Non, il se trouvait ici avec lui. Mais il fallait revenir à Sixtine! Thomas se mit à caresser la tête de sa chienne avec douceur.

- Sixtine, reste avec moi. Comment tu veux qu'on apprenne à se connaitre si tu t'en va déjà hein?

La réalité lui revint à nouveau. Il lui manquait encore un chien. Mais il avait trouvé un coin abrité et il se devait aussi d'aider les autres mushers!

- Gao, occupe-toi de Sixtine!

L'ordre était donné. Il se devait d'abord de retrouver son troisième chien et d'aider les autres. Lui en avait deux de sauvés, ou presque, certains n'en avaient aucun. Il se devait de continuer. Sa préoccupation première restait Shuksan et il se devait de trouver quelqu'un qui viendrait chercher avec lui. Maintenant plus décidé qu'auparavant, Thomas ne put aller bien loin. Il faut dire qu'on l'attrapa par le bras et qu'on lui demanda de venir aider un certain Maxime coincé sous un arbre. Ne pouvait refuser, il partit à l'assaut de l'arbre tombé. Il fallait apparament des lignes et tout ca. Il n'avait rien sur lui, si il avait ses chiens. Sixtine et Gao, dans la tente, du moins si Gao n'était pas sorti, il semblait tellement nerveux, comme si une présence inconnue le rendait hystérique.

- Les chiens! Si vous avez des chiens, allez les chercher! On va lever pendant qu'ils tirent et on va le décoincer!

Ce cri était un des premiers qu'il lançait et ca lui faisait vraiment du bien. Il retourna à la tente chercher Gao et voir comment allait Sixtine. La chienne paraissait reprendre ses esprit, enfin il en avait l'impression, elle était en plus moins froide que tout à l'heure. Thomas lui mit une couverture qui trainait par là, plus rassuré sur son sort et prit Gao avec lui. Il emmena aussi le chien ramené, Kumak pour aider. Ensuite on s'occuperait de son musher et de ses compagnons, si du moins on arrivait à les retrouver. Il n'avait plus de corde mais on lui en prêta un morceau. Quand tout le monde fut installé, il se mirent à tirer. C'était difficile, très difficile, et plusieurs fois, le tronc faillit retomber sur la jambe du dénommé Maxime. Mais finalement, quelqu'un tira le musher et on put arrêter de tirer. Thomas se laissa tomber dans la neige, littéralement crevé. Mais ce n'était pas l'heure de se reposer! Il se releva alors, pour demander lui aussi de l'aide.

- J'ai encore un chien coincé dans la neige! Et j'en ai ramené un qui n'avait pas de musher. Il doit être coincé à côté de mon traineau. J'ai laissé quelque chose pour retrouver l'endroit!
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   24.05.10 22:29

    [Je viens de remarquer que j'ecris beaucoup moins que tout le monde.. Sad Enfin bon, j'me trouve comprehensible ^^ Comme je vis aux US, le francais ca m'inspire moins maintenant Razz ]

    Kumak sentit quelqu'un qui le prit pendant que sa vue etait floue. Il etait porte dans un endroit un peu plus chaud, et enfin il put un peu voir ce qui se passait autour de lui. Plusieurs mushers et leurs chiens avaient trouve un abri, et etaient sains et saufs... mais Kumak ne voyait pas sa musher, ni ses compagnons d'attelage.. Cela l'inquieta un peu. Apres tout, il n'avait aucun repere dans ce paysage blanc, et ne savait meme pas ou il etait tombe dans l'avalanche. Le jeune homme l'avait ramene sans que le chien puisse encore voir ce qui se passait autour de lui.
    * J'espere qu'ils sont dans les parages... *
    Le musher le prit alors avec lui pour aider a tirer un autre musher de la neige. Kumak, determine a retrouver sa musher, espera que c'etait elle qu'il trouverait. Mais c'etait un autre musher appele "Maxime" qu'ils avaient retrouve. Le chien etait un peu en moment de panique.
    Il renifla alors les traces dans la neige, essayant de recuperer une odeur familiere, peut-etre celle de ses compagnons ou de Virginia... Oh! Qu'est-ce que c'etait que ca?!
    Kumak sentit une odeur.. du parfum que Virginia mettait des fois... Il se mit frenetiquement a gratter la neige, en espoir de revoir sa musher, et esperant que les autres allaient l'aider a la deterrer.
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   25.05.10 9:38

      Gao senti l'odeur de son maitre se rapprocher, mais cela ne l'empêcha pas de gronder encore. Ne voulant pas être touché, Gao se débâti avec Thomas, alors que ce dernier voulait tout simplement le libérer. Gao lui donna un coup de dents dans le bras, mais Thomas réussit à le libérer. Une fois libre, Gao parti comme une flèche dans les bois, grognant de haine. Mais derrière lui Thomas hurlait. Gao fit demi tour et revint près du traineau où il vit son musheur sortir la chienne de meute de la neige. Celle ci semblait inconsciente. Gao lui mordit les oreilles, mais rien n'y fait. Le nordique roux et blanc se sentait prisonnier, malgré qu'il soit libéré de ses liens. Il suivit Thomas jusque dans une tente. Là, Gao retira les petites boules de givre qui glaçaient ses coussinets. Encore une fois il mordit Sixtine, mais plus fort, profitant que Thomas ne soit pas là, pour ne pas se faire réprimander.

      Plusieurs minutes s'écoulèrent et Thomas revint, avec un autre chien. Gao lui sauta dessus dans l'intention de le plaquer au sol. La tension était palpable. Gao comprit alors qu'il devait cesser cela et aider les autres bipèdes, même s'il les déteste. Gao tira de toutes ses forces, jetant de temps à autre un œil sur Thomas, son maitre. Tout ce qu'il faisait là c'était pour lui et pour n'importe qui d'autre. Lorsqu'il fut libéré, Gao chercha Shuksan. Il s'en alla en courant dans la forêt, même si là bas, une présence l'épiait. Gao s'arrêta à côté du traineau. Il avait repéré Shuksan, mais ne pouvait faire quoi que se soit, de peur qu'on ne lui saute dans le dos. Alors il se mit à hurler, à aboyer, espérant que son musheur comprenne.
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   29.05.10 0:58

        La vie est un combat, et si on laisse tomber c'est que nous ne sommes que des espions, des morts parmi les vivants.


    Quoi ? Parce qu’en plus tu me bouge comme ca ? Non mais t’hallucine ou quoi ? Tu prends pour qui la sérieux ? Sale bipède de merde, je savais pourquoi je les avais toujours détestés ! Même pas reconnaissant de ce qu’on peut leur faire. Tu verras, j’ai hâte que ca t’arrive une nouvelle fois ce genre de chose, je te laisse la surprise de comment j’te réveillerai ! Ingrat ! Fronçant les sourcils, je sauta de son corps mais ne m’attendis pas a m’écrouler sur le sol dans un couinement. Serrant les crocs en me relevant, je tremblais légèrement quand je me mis sur mes quatre pattes. Dressant les oreilles a l’instant même ou j’entendis un appelle a l’aide, je sortie de la tente et regarda l’arbre couché sur Maxime. Affichant un rictus, je déviais vite mon regard sur Storm qui se secouait pour retirer la neige de son pelage. C’est bien fait pour ta gueule connard ! Me léchant les babines en le défiant du regard quand il détourna furtivement son regard vers moi, je me moqua ouvertement de lui et regarda Jefferson courir comme un dératé en sa direction. Ah mais non ! Tu nous fais quoi là ? Reviens ici tout de suite ! Laisse le crever la gueule ouverte a celui la ! Aller, fait pas le con Jeff’, reviens au pied de suite. Aller obéit ! Couchant les oreilles en laissant un grognement rouler le long de ma gorge quand Storm reposa son regard sur moi en me renvoyant le rictus que je lui avais fait. Pauvre con ! Si tu savais comme je te déteste ! Déglutissant, en faisant de gros yeux en observant le comportement de tout mon attelage, je claquais de la mâchoire et retournais sous la tente, laissant quelque trace de sang sur la neige a cause de ces satanés coussinets qui venaient de s’ouvrir a cause du froid. Marchant aussi bien que je pus (ouais je boite, et alors vous avez un souci ?) je partie me coucher contre une bâche en me léchant les pattes. Putain de merde, qu’es-ce que je pouvais en souffrir de ces conneries de pattes. Vous pensez qu’on peut les couper ?

    Une fois la langue desséché, j’avais l’impression de me transformer en éponge manquant d’eau depuis facilement trois mois, mais sinon, je vous assure que tout va pour le mieux. Couchant les oreilles sous un air blasé, je sentis mon poil s’hérisser automatiquement quand je vis Storm rentrer sous la tente et s’approcher de moi. Il me murmura du bout des crocs qu’heureusement qu’ils n’avaient pas eut besoin d’une merde comme moi et que dans tous les cas je n’aurais été d’aucune utilité. Respirant profondément en essayant de prendre sur moi, je fermais les yeux et fus a peine surpris de le voir toujours face a moi quand mon regard retrouva la lumière de la tente. Il siffla entre ses dents qu’une raclure comme moi n’avait normalement aucun droit de parcourir la neige, puis il finissait par un : quoi que, accompagné par un Musher si immature, on pourrait peut être comprendre pourquoi les fédérations acceptent notre attelage, simplement pour être battus. Sentant mon sang ne faire qu’un tour, je me redressais en une demi-seconde sur mes quatre pattes en le sillant pas des yeux. Ose mon conno’ ! Le voyant lever sa queue en dévoilant ses crocs, ils savait que face a moi, c’était bien quelque chose que je ne supportais pas. Mais que voulez vous, une offre comme celle-ci ne se refuse pas. Lui sautant dessus, je partais déjà avec un handicape, soit mes pattes qui me tiraillaient. Storm comme moi-même tentions de nous attraper le cou, mais pour le moment nous étions tous les deux aux mêmes niveaux. Grognement de violence et d’agression retentissaient partout sur le territoire. Tombant à terre a cause de mes pattes, je tournais vivement la tête la gueule grande ouverte alors qu’il tentait de me dominer. Je me remis aussi vite que je pus debout et entoura son cou de mes crocs, refusant de lâcher qu’importe ce qu’on pouvait tenter de faire.

    Sentant mes pattes arrières décollaient du sol, je lâchais le cou, surpris à cause de ma perte d’équilibre et vis Storm ne pas perdre une seconde pour rétorqué en se jetant sur moi. Alors que toute mes pattes avaient enfin regagné le sol, je me retrouvais vite couché sur le sol en glissant sur la neige quand je reçu Storm sur le corps. Le poussant de me pattes, je n’arrivais pas a me dégager. Pourtant je ne perdais pas espoir et attendit le moment ou ses stupide d’humains dégagèrent ses crocs de ma chair. Me remettant debout, je lui accrochais la patte arrière, lui perforant les muscles de mes canines et secouait vivement de droite à gauche pour agrandir les trous. Sentant une personne me passer un filet autour de ce qui suivait ma tête, j’observais furtivement la nuque de cette saloperie de Qimmiq qui subissait le même sort quand il voulut se retourner vers moi. Nous séparant ainsi, je claquais de la mâchoire, ignorant les paroles des différents humains. Tentant de sauter vers Storm alors qu’il en fit de même, je laissais mes crocs découverts et cessais tout geste quand je compris que je n’arriverai pas à l’atteindre. Sentant mon sang couler le long de mon corps a plusieurs endroit, je transpirais a nouveau de rage quand le cabot parla pour une dernière fois en chantant que c’était une honte que j’ai du sang de Qimmiq. Sautant avec toute la puissance que je pus, le filet glissa le long des mains de l’humain et je me relançais sur Storm en lui attrapant la truffe. Il secouait la tête et m’attrapa l’oreille. Mais un humain d’une force un peu plus important, saisissait le filet qui m’entourer et tira d’un coup sec. Tellement sec que je sentis mon oreille se déchirer sous les deux pressions. Je ne savais pas combien de centimètre je venais de perdre pour cette oreilles mais bon, ce n’est pas si important que cela…

    On me dirigea vers une couche de paille puis m’accrocha a une chaine, quel incroyable joie parcourait mon corps… Ravalant ma salive, j’avais l’impression de mourir de soif en essayant d’aspirer toute l’eau qui se créer grâce a mes glandes. Me couchant sur la paille, le rythme de mon cœur se calma alors que je posais ma tête sur mes pattes souffrantes, cherchant Jeff’ du regard. Aller, viens, j’suis près a me faire engueuler…

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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   29.05.10 10:08


    [Oulà, j'ai vraiment abusé sur ce post O_O Désolée pour la longueur ! XD Ne soyez pas découragez, hein, y'a pas besoin que vous fassiez aussi long - j'me suis juste laisser emporter xD]

    Entre Diix’yte, Gao et Storm, les choses risquaient de dégénérer passablement vite. Malheureusement, les humains ne pouvaient le deviner, même ceux connaissant le caractère de leur chien. Ils allaient apprendre à leurs risques et périls.

    Il avait réagit le premier face à l’accident du dénommé Maxime, bientôt suivi par un autre jeune homme qui prit autant d’initiatives que lui, trouvant quelques cordes abandonnées sur la neige. Jeff chercha de la même manière et appela bientôt ses chiens. Elsie’ était trop fragile, il lui demanda de rester en arrière. Dii’ … n’était simplement pas présent. Jeff regarda autour de lui, le plus rapidement possible, dans l’empressement de vouloir sauver le musher coincé. Il ne trouva son chien de tête nulle part, pesta contre ce dernier et appela Zana’, la seule qui serait susceptible de l’aider, autant physiquement que parce qu’elle ne broncherait pas. Il attacha comme il put la corde au harnais que la chienne portait toujours et la caressa vivement, activant sa circulation sanguine pour ne pas qu’elle se blesse. Il passa particulièrement longtemps à frotter ses pattes, tout en parlant à la jeune femelle et en l’encourageant.

    « Allez, ma fille, on a vraiment besoin de toi. »

    Sur quoi, il attendit que d’autres mushers fassent de même avec leurs chiens et tous demandèrent aux animaux de tirer dans une même direction. Il leur fallut quelque chose comme deux ou trois essais pour que le tronc bouge enfin, très légèrement, mais cela avait suffit à ce que quelqu’un dégage Maxime et son traîneau de là-dessous. Jeff se précipita sur sa chienne, la félicita en la caressant et en déposant des petits bisous sur son museau (oui, Jeff était très câlin °°). Puis il en profita pour rapidement évaluer si elle s’était blessée à quelque part en tirant. Il ne pouvait pas se permettre de lui laisser une blessure non-soignée ou de la faire tirer dans de telles conditions. Mais à moins qu’il ait loupé quelque chose, Zanarack semblait aller bien. Jeff se releva, écouta les paroles de Thomas et s’apprêta à répondre …

    Quand un terriblement grondement s’éleva. Merde, des chiens étaient en train de combattre, il n’y avait aucun doute là-dessus. Ce ne pouvait être autre chose. Et, sérieusement, pour le moment, ils n’avaient pas besoin de ça ! Certains laissèrent Thomas et sa détresse pour aller voir si c’était leur chien qui se battait, ceux qui devaient savoir avoir des animaux dominants, à n’en pas douter. Jeff avait complètement zappé le côté combatif de son Husky, à vrai dire. En fait, il était trop occupé à se demander qui avait eut la mauvaise idée de laisser son dominant sans surveillance : quel crétin, dans tous les cas, ça ne pouvait être qu’un idiot qui avait fait une telle chose !

    Mais, bien vite, Jeff se tourna vers Thomas pour lui offrir son aide … Alors qu’un peu plus loin, vers les tentes, où on avait tiré le traîneau qui portait un Maxime inconscient, son chien avait besoin de lui. Comment l’aurait-il deviné ? Il se concentra alors sur les paroles du musher qui demandait de l’aide pour aider à sortir son chien de la neige. Ça devrait être dans ses cordes.

    « Je viens t’aider ! Elsie’ a un bon flaire, elle pourra nous aider. Viens, Elsie’. »

    Il tourna la tête en direction de sa chienne de meute et lui fit signe d’approcher puis il prit les devants, pensant tout de même à demander la direction à Thomas. Ensemble, ils durent faire de grandes enjambées pour réussir à avancer dans la haute poudreuse. La petite chienne suivait et, bientôt, ils furent tous rejoint par une demoiselle et son chien, qui leur proposa une aide non-négligeable. Ils se mirent à chercher le chien perdu de Thomas, enfoui à quelque part dans la neige, alors que Jeff venait tout juste de demander à Elsie’ de chercher à l’aide de ses sens olfactifs. On finit par trouver des poils bruns et blancs enfoncés dans la neige. Sa chienne de meute gratta, rapidement suivie par le chien de la demoiselle qui les accompagnait. Et c’est là que Zana’ apparut, aboyant comme une forcenée. Jeff se retourna, dévisagea sa chienne avant de lui demander :

    « Zana’ ? Mais qu’est-ce tu as ? »

    Elle voulait clairement lui dire quelque chose, aucun doute là-dessus. Elle avançait par bond dans la neige, sans pour autant arriver à son hauteur et repartait aussitôt dans la direction opposée, celle des tentes. Jeff mis un moment à comprendre, la chienne dû réitérer au moins 5 fois (il était lent à la compréhension, le pauvre). Enfin, il remarqua que quelque chose n’allait pas. Il fit quelques pas en avant, encouragé par les aboiements de Zana’ qui s’éloignait déjà. Ah ! Elle voulait qu’il la suive ! Ce devait être important, Zanarack ne se mettrait pas dans un tel état si ce n’était pas le cas. Jeff posa un regard désolé sur Thomas … Mais ils avaient retrouvés sa chienne … enfin, normalement. Ça devrait aller.

    « Pardon, quelque chose a dû se passer au niveau des tentes. Je dois y aller. Elsie’, viens ! »

    Jeff puisa dans ses dernières ressources d’énergie pour suivre sa chienne de barre, lessivé. Les maux de tête violents qui le prenaient n’aidaient en rien à lui faire parcourir la distance qu’il y avait encore entre les tentes et lui. La fatigue se fit sentir, le froid se fit mordant. Il en avait l’habitude mais là, après avoir été coincé sur la neige, ressorti et parti pour aider, à peine reposer … Il ne tiendrait pas bien longtemps à ce rythme. Il s’écroula mais se força à se relever, à deux reprises. Ses membres le faisaient souffrir presque autant que l’air qui s’insufflait dans ses poumons pour les lui brûler.

    Enfin, ils arrivèrent au niveau des tentes. Jeff demanda à Zana’ ce qu’elle voulait lui montrer et elle se dirigea vers la tente qu’il avait quittée. Deux autres s’étaient montées entre temps et Maxime devait certainement être allongé dans l’unes d’elles. Zana’ s’engouffra dans la tente, tout de suite suivie par Jeff. Le spectacle qu’il y découvrit le glaça sur place. Il eut l’impression qu’on venait de lui planter un pieu à différents endroits du corps, qu’on avait brisé les os de sa cage thoracique un à un. Une douleur affreuse.

    « Diix’yte ! Non ! »

    Sa voix était étranglée, soufflée, gémie en réalité. Il ne pouvait rien faire, il n’avait pas su arrêter son chien et maintenant il était là, gisant sur le sol, encore en vie, dieu merci. Son pelage était taché de sang. Jeff, à bout de force, se laissa tomber au pied de son chien de tête et le caressa doucement. Il était trop sensible. Ses yeux s’embuèrent alors que ses mains parcouraient le corps blessé de son compagnon et quelques larmes roulèrent le long de ses joues. S’il avait été à l’extérieur, elles auraient gelé. Mais ici, alors que quelqu’un avait eu la très bonne idée d’allumer un feu pendant son absence, elles glissèrent jusqu’à tomber sur Dii’ et se perdre dans son pelage dense. Jeff s’essuya les yeux rapidement car les larmes lui obstruaient la vue et il ôta ses gants. Ses mains se perdirent dans les poils de son chien. En fait, l’imbécile qui avait laissé son animal dominant sans surveillance … c’était lui.

    Mais il n’avait pas la force de remettre son chien à l’ordre. Il se sentait atrocement faible et il devait s’occuper de Dii’ avant que sa situation n’empire. Il grimaça en découvrant l’oreille atrophiée de l’animal. On avait dû lui en arracher un bout d’un coup de dents. Jeff remarqua enfin qu’on avait attaché son chien et il le détacha instantanément : s’il était là, Dii’ n’attaquerait pas les chiens qui se montraient trop dominants. Les pattes de son animal étaient dans un atroce état. Il savait avoir pris de la graisse mais … il ignorait où était son attelage. Le musher demanda à son chien de rester tranquille. Il commença par attraper un récipient en métal léger et alla chercher de la neige. Il savait qu’il lui en faudrait beaucoup car quand elle fondait, la quantité d’eau qu’elle produisait était minime. Le mieux aurait été de trouver de la glace mais il n’avait pas le temps de chercher. Il posa en vitesse le récipient rempli sur le feu et fouilla dans les affaires à la recherche d’un bocal. Il en trouva enfin un et revint vers son chien. Il appliqua doucement l’ongue sur ses coussinets et lui interdit de bouger. Jeff se remit à fouiller dans le pelage de son chien, à la recherche d’autres blessures qu’il devrait peut-être recoudre. Il avait pris ce qu’il fallait mais … de nouveau, il ignorait où était son traîneau.

    « On est vraiment pas sorti de cette galère, les enfants. » soupira-t-il à l’adresse de ses chiens.
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   29.05.10 12:04

    Affichant un sourire quand j’entendis la voix de l’homme, je me retournais vers lui en comprenant qu’il venait de sortir de son mini coma. Quoi que vous me direz me rappellerez surement que quand on entend des voix, c’est soit que la personne a le cerveau connecter, soit que je m’appelle Jeanne d’Arc. Et heureusement pour moi, ce fut la première option. J’avais pris le temps d’envoyer Idiltarod aider les autre et de les obéir comme il se doit pendant que je monter les tente. Il fallait bien qu’il y en ait qui se dévoue pour le faire, et c’est tombé sur bibi. Mais bon, aussi j’étais un des rares traineaux a ne pas avoir était enfouis sous la neige. Et au fur et a mesure qu’on l’on en retrouver, je m’amuser a construire les tentes qu’ils contenaient. Enfin j’en construirais seulement deux en plus pour le moment. Je doute que dans un endroit si hostile, les gens veuille faire tente a part. Enfin, si cela leur chante, ils la construiront eux même. Parce que ce n’est pas avec Tessa qu’on va manger quoi… Expliquant furtivement ce qu’il s’était passé a cette gueule d’ange, je le laissais repartir quand il entendit un cri venant de l’extérieur. Laissant un sourire en coin s’afficher, je tournais la tête vers Kaïlash et Ienisseï en soupirant dans un rire, pas la peine que j’envois ces deux la, ca sera plus une catastrophe qu’autre chose. Ils s’amuseraient plus a démonté le milieu dans lequel ils se trouveraient plutôt que de tirer pour débloquer quelqu’un.

    Sentant ma chienne devenir nerveuse, je tournais la tête vers l’entrée de la tente et observa un chien qui rentrer. J’arquais un sourcil, croisa les bras sur ma poitrine et le regarda se dirigé vers le chien de l’homme qui venait de sortir quelque minutes auparavant. Faisant d’énormes yeux quand je vis le début du combat, je me suis senti faible durant un quart de seconde. Tout avait commencé tellement vite, je n’avais pas réussis à détecter les gestes et mimique de dominance, ils venaient de se lancer l’un sur l’autre quand Ieni’ hérissait son poil et claquait de la mâchoire. Passant vivement une main sur son crane, je la rassurais, et courus en direction du combat. Attrapant Diix’yte par les pattes arrières pour le déstabilisé, je pris presque peur quand le chien d’en face ne tarda pas a rétorqué. Lâchant ma prise, je me retournais et vu Nikolaï arriver avec deux filets, il m’en lança un pour que j’attache l’Husky et lui s’occuperais du Qimmiq. Tirant chacun de notre coté, on réussissait a les séparé, enfin c’est ce qu’on avait crus jusqu’au moment ou Diix’yte partis comme une bombe pour me faire lâché. Et cette saloperie de chien avait réussit. Mais super Jason rattrapa mon erreur en prenant le filet que j’avais et en tirant un coup sec. Alors que ses chiens semblaient revenir vers lui au moment ou il attacha Diix’yte a une chaine. Poussant un soupire en le regardant mettre sa tête sur ses pattes, j’eus presque de la peine pour lui alors que celui qui semblait se nommer Storm gagna une autre tente.

    Quand Idiltarod me rejoignait, je m’accroupissais et enfouissait me mains dans son pelage, j’étais fière qu’il ne soit pas dominant. Connaissant ce genre de problème avec Ien’ qui n’accepter que rarement les femelles et qui n’en faisait toujours qu’a ca tête je pouvais comprendre le déboire du jeune qui gagna Diix’ au plus vite. Tournant la tête vers lui, je le décidais de me relever et de le laisser tranquille en le laissant seul dans la tente durant un moment. Tous les mushers venaient de se rassembler, et on semblait presque au complet. Je dis bien presque parce qu’en fait nous étions dix-sept à l’origine et présentement nous ne sommes plus que dix… Ecoutant silencieusement ce qu’il se disait, je regagnais la tente sans rien dire. Cherchant du baume et de l’argile verte dans mes affaires, je m’approchais du jeune homme, aussi beau qu’il puisse être et m’accroupissais a côté de lui.

    « Je doute qu’il me laisse le toucher, Diix’yte est un chien assez connu pour son mauvais caractère. Je ne souhaite pas m’aventurer en terre inconnu avec lui. Mais je t’ai apporté du baume, vu l’état de ses pattes, je doute que ca soit négligeable, ainsi que de l’argile. Applique-la sur ses blessures et ca cicatrisera beaucoup plus vite qu’avec autre chose. Je ne cours presque jamais avec des bottines mais je dois avoir deux paires si tu veux lui mettre par-dessus les pattes. Et ne t'en veux pas, on fait tous des erreurs, ton chien aussi hargneux qu'il puisse paraitre, tiens a toi et ne te tiendra pas rigueur de cette altercation. Le regard ne trahit pas, même quand on est une tête brulée »

    Entendant le chien lacher un grognement, je me relevais, nullement impressionner surtout quand je sentis que Kaïlash était sur mes talons. Je l’embrassais sur le haut du crâne avant de mettre des rations de nourriture a décongeler au dessus du feu.
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   03.06.10 20:26

No Way Out...


      Tout se fit blanc. Puis noir.


    Dans un état second, la chienne avait cessé de respirer. Sa poitrine, écrasée par une épaisse masse blanche, ne lui donnait plus la possibilité de remplir ses poumons d'air. Il n'y avait pas d'issue. Elle crèverait ici. Elle avait échoué. Elle avait perdu.
    Se laissant plonger de longues minutes dans ce subtil sentiment dramatique qu'est la culpabilité et la sensation d'échec, elle cessa de vivre. Chaque détail de ses dernières minutes se redessinaient dans son esprit. Elle revoyait les montagnes au loin, la poudreuse volant en éclat sous le passage du traineaux, le son des animaux sauvages. Et enfin, ce fléau. A quel moment exactement avait-elle échoué? Où avait été sa faute? Pourquoi n'avait-elle pas pressentit cette catastrophe? En tant que chienne de tête, fière et libre, elle se sentait plus que jamais coupable et surtout inapte à assurer un attelage. Qu'ils soient morts ou vivants, peu lui importait. Elle avait échoué. Là était son unique préoccupation.
    Elle songea bien à embrasser la mort ce jour là. Trop fière, elle était. Et ce n'est pas un accident qui arriverait à bout de cette chienne qu'on nommait, Shuksan.
    Dans la neige glaciale, son corps engourdit sentait encore la palpitation du sang dans ses veines. Elle vivait encore. Son cœur battait. Et en rien, jamais, elle n'abandonnerai. Redoublant d'effort, elle essaya de bouger. La jeune femelle était cependant belle et bien coincée. A l'écart du traineau, son harnais s'était brisé, détaché de la ligne de trait. Elle avait sentit son corps voler loin de lui et se faire engloutir par la reine blanche, l'avalanche. Sa tête avait percuté un sapin dans la forêt vers laquelle elle s'était précipité, songeant limiter les dégâts causés par l'écoulement de la neige. Hélas, elle n'avais pas été assez rapide.
    Des maux de têtes la tiraillaient de toute part. Fidèle à elle même, elle gardait son sang froid, et continuait de creuser la neige, espérant bientôt trouver la surface du sol. Son apnée commençait à se faire longue et elle ne savait pas combien de temps elle tiendrait encore.
    Elle ne sait quel miracle se produit ce jour là. Tout ce dont elle est sûre c'est qu'elle en fut victime. Elle retrouva la pureté de l'air, et en remplit ses poumons. Celui-ci la tirailla profondément de l'intérieur telle des couteau venant se briser sur ses os. Elle eût mal à hurler. Elle fut sauver.
    Lorsqu'elle regarda autour d'elle, Gao se tenait là. Il semblait vouloir avertir le musheur. Avec agressivité, elle manqua de lui chiquer la patte. Il était hors de question qu'on l'aide à se sortir de là.
    Encore à moitié prisonnière de la glace, elle est aurait préféré mourir là plutôt que de subir une nouvelle humiliation. La précédente, étant déjà de trop.
    C'était sans issue, aucune. Ce drame la poursuivrait toute sa vie, qu'elle s'arrête maintenant ou non.
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   05.06.10 8:08

    Blanc.
    Froid.
    Silence.
    Paix.

    Peu a peu, je me sentais partir. Mes membres gourds et ankylosés ne répondaient plus, mon cerveau tournait dans de la gélatine, ne n’étais plus qu’une masse informe de poils, ne distinguant plus ma tête de ma queue. J’étais dans un état second, larvaire. Les yeux bovins, la tête vide, j’espérais que la mort me prendrait vite, car le sentiment de ne rien ressentir était à vrai dire, assez terrifiant en lui-même. La neige autour de moi n’était plus neige, mais coton. Le ciel était coton, le sol était coton. J’étais coton. Un monde de non ressenti. Peu a peu, le doute s’insinuait en moi, long serpent douloureusement ironique. Je le repoussais d’une morsure mentale, et fermais les yeux.
    C’est alors que le ciel me tomba sur la tête.

    Clac, Slac.
    Mon harnais tomba, la lumière envahit mes yeux vides, j’hurlais, me débattis, terrifiée a l’idée d’être morte et de regretter ce que j’avais fait – ou plutôt, pas fait : survivre – avant de sentir qu’on me soulevais de l’amas neigeux. Tout me revint alors, en une douloureuse décharge électrique. Tout en moi était feu et glace, irritation et douleur, spasmes et vrilles tortionnaires. Grinçant des dents, imaginant que j’étais a l’agonie, je me laissais porter par un humain – mon maître ? – qui m’enroula dans une couverture. On me frictionna, la chaleur revenait en moi, lentement. Mes yeux collés s’ouvrirent, je devinais autour de moi une tente, et mon Maître, qui cherchait a me réchauffer, puis qui me délaissa.

    Inerte, je laissais retomber ma tête sur la couverture, et me roulais en boule, frissonnante. Cherchant un minimum de chaleur devinant que personne ne viendrait me tenir chaud – oh, comme je regrettais mon ancienne meute alors ! Eux seraient venus se presser contre moi, et tous, roulés en boule les uns entassés sur les autres, aurions eu bien chaud ! – Je serrais étroitement dents et paupières, et ne remuais plus.
    Ce, jusqu'à ce qu’on me morde.

    Poussant un glapissement suraigu, je me redressais d’un bond, haletante. Sans doute autrefois, et sans l’avalanche, j’aurais baissé la tête et les yeux, gémi et prié pour que cela s’arrête. Mais pas la, oh non, pas la, alors que j’étais malade dans tous les sens du terme. Blessée intérieurement, mon cœur saignant dans mon esprit, mes pattes elles, bel et bien déchirées, hantés par des démons intérieurs bien plus terrifiants que ne l’était ce roux de Gao, je poussais un grondement rauque, et me jetais sur lui.
    Ah, il allait voir ce qu’il en coûtait de me mordre ! On lui avait dit de m’aider, me surveiller, et lui me mordait ? Moi qui ne cherchait de noises a personne, moi qui aurait donné ma vie pour le sauver, lui, elle, eux, tout le monde !

    Mes babines relevés sur un râtelier impressionnant de crocs, oreilles férocement plaquées, j’enfonçais brutalement mes crocs dans sa patte, après avoir cherché des yeux ou mordre. Le cou était trop dangereux, je ne voulais pas le blesser. Le dos aussi, je risquais de toucher sa moelle épinière. Le flanc était mal exposé, le ventre trop sensible. Restait la patte, que je mordis avec fureur, prenant garde toutefois a ne pas abîmer ses tendons. Avait – il pris garde, lui a tout cela en me mordant ? Non, il allait me dire que ce n’était qu’un chien de combat. Alors ce n’était pour moi qu’un gros boeuf inapte a réfléchir. Qui ne faisait que mordre et brailler. Comme un chiot.
    Selon moi, il pouvait être rusé et intelligent. Mais pour le moment, il n’était pour moi qu’un être inférieur, alors qu’auparavant je le considérais comme une créature supérieure a moi même.

    Dédaigneuse, je relâchais sa patte, et détalais avant qu’il ne réagisse. Il m’avait cruellement déçue. Restait le maître, et la chienne de tête, que j’avais toujours admirée.
    Filant a travers la neige, je parvins rapidement au milieu du camp, ignorant mes pattes blessées et ma peau irritée par la neige et le frottement du harnais.
    Il me fallut bien dix minutes pour retrouver la trace de mon maître. Automatiquement, je suivis ses traces de pas, et rejoignis rapidement le trou ou était encastrée Shuksan. Je m’y précipitais, et m’affalais au bord du trou, ou elle était coincée. Cillant, je gémis doucement, ne la quittant pas des yeux, priant pour qu’elle n’ait rien.

    « Oh, chienne de tête Shuksan, je suis vraiment désolée ! » Soufflais-je dans un filet de voix, reprenant par habitude la ‘ mode ‘ selon laquelle les chiens d’un attelage nommaient d’abord la place, puis le nom de ceux a qui ils s’adressaient.
    Après, tout c’était un peu de ma faute si elle était la …
    Prostrée tout au bord du trou, je baissais les yeux.


      _______RÉSUMÉ DU POST.
          Six' pense mourir quand soudain son Maitre vient la sauver. Blessée intérieurement, elle repense a son ancienne famille lorsque Gao la mord. Outrée, elle se rebelle, elle qui d'habitude se serait soumise, et le mord violemment a son tour, en voulant juste réaffirmer sa place, prenant garde a ne pas le blesser. Extrêmement déçue par l'attitude du roux pour lequel elle avait beaucoup d'estime et d'admiration, elle fuit avant que celui ci ne réagisse, a la recherche de la chienne de tête qu'elle prend pour modèle. Elle la trouve, s'excuse, désolée de l'avoir mise dans cet état par sa faute, et ne bouge plus.

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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   05.06.10 8:52

Quand Jeff' se proposa de l'aider, Thomas fut tellement heureux qu'il ne bafouilla qu'un faible merci plusieurs fois. Ils partirent ensemble à la rechercher de sa chienne. Ses deux autres chiens? Pour le moment, Thomas n'y pensait plus trop. Il faut dire qu'avec l'avalanche, il était un peu désorienté et ne pouvait se concentrer que sur une seule chose à la fois s'il voulait bien la faire. Evidement, dès qu'il l'aurait retrouvée, il courrait à la tente, voir comment se portait Sixtine et Gao. Enfin, le jeune homme se faisait moins de soucis qu'avant, car Sixtine paraissait mieux quand il l'avait quitté, et elle avait Gao à côté d'elle. Même si ce chien était un dominant, il avait confiance en lui.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre chienne de tête ici. Jeff' prit une de ses chiennes pour retrouver Shuksan et Thomas hocha la tête. Il aurait bien été chercher Gao, mais il ne pouvait laisser Sixtine toute seule. A moins que Gao se soit déjà enfui et l'avait laissée dans la tente? Non, il devait avoir confiance en ses chiens! Le garçon se mit à suivre Jeff' et sa chienne Elsie' qui semblait savoir où elle allait. Après tout, si Jeff' disait qu'elle avait un bon flair, c'est que ca devait être vrai. Soudain elle se mit à gratter. Plein d'espoir, Thomas se précipita et fit de même avec ses mains. Quand ils aperçurent quelques poils, son compagnon repartit. Le voyant s'éloigner rapidement, Thomas lui cria merci, ayant retrouvé tout son entrain.

Pourtant, ce n'était pas son jour. Après avoir un peu gratté, il se rendit compte que c'était juste des poils, pas loin d'un bout de harnais. Furieux, le jeune homme se mit à tapper le sol de son poids, des larmes de rage commençant à tomber. Mais non, il devait se contenir, être fort, pour ses chiens, et pour son tuteur. La pire des choses à faire était de perdre sa raison. Thomas secoua la tête puis se redressa, prenant au passage la touffe de poils coincée dans la neige. Elle ne devait pas être loin. Peut-être près des arbres? Après tout il se trouvait à la lisière, et si elle avait réussi à se détacher, elle aurait certainement courru pour limiter les dégats. A nouveau plein d'espoir, Thomas se mit à courir au hasard, appelant Shuksan. Finalement, un aboiement lui répondu. Thomas reconnu sans problème celui de Gao et il parti dans cette direction. Que faisait-il dehors? Pourquoi n'était-il pas avec Sixtine?

Inquiet, Thomas redoubla d'effort pour arriver plus vite. Il découvrit Gao en train de hurler... et la tête de Shuksan qui émergeait de la neige. Fou de joie, le jeune homme se mit à crier et sauter sur place, gardant toutefois la touche de poils dans la main, comme un trophée. Le musher prit ensuite le temps de caresser Gao et de le féliciter. Il avait eu raison de faire confiance à ses chiens. Et entre temps, Sixtine était arrivée, se précipitait vers Shuksan. Toute la bande était réunie et Thomas ne put que sourire davantage. En plus, Sixtine était complètement sur pied, autre point positif après l'avalanche. Mais comme tout bonheur et forcément suivi d'un malheur, il y avait une ombre au tableau: sa chienne de tête ne semblait pas vouloir de l'aide pour sortir. Pourtant, elle était bel et bien coincée. Qu'importe, ils avaient tout leur temps maintenant qu'il étaient réunis.

- Tu ne veux pas qu'on t'aide Shuksan? D'accord, alors on attends. Debrouille-toi!

Et le jeune homme s'assit dans la neige, regardant sa chienne coincée. Elle finirait bien par comprendre qu'elle avait besoin d'aide. Lui ne voulait pas recevoir un coup de crocs et préférait la laisser se résigner au lieu de la sortir de force. En attendant, il se mit à inspecter ses deux autres chiens, pour voir s'il n'y avait pas de problème. Thomas tomba sur la blessure de Gao à la patte. Ce n'était pas profond et ne le gênait nullement, mais c'était très embêtant pour le musher. Il se tourna vers Sixtine, ne sachant si c'était elle ou pas... et tomba sur deux petites morsures.

- Ah non! Ca ne va pas de vous battre tous les deux?

Plus aucun doute, ses deux chiens s'étaient gentiment mordus. Enfin au moins rien de grave, mais il faudrait désinfecter la plaie de Gao, au cas où. Pour le moment, il n'avait rien sur lui et il devait libérer Shuksan. Ce n'est pas qu'il s'impatientait, mais cette forêt ne lui inspirait pas confiance, et Gao paraissait mal à l'aise lui aussi. Comme pour l'aider dans ce raisonnement, un autre hurlement brisa le silence. Thomas frissonna et décida de sortir Shuksan. Qu'importe si elle ne voulait toujours pas d'aide, mais ils devaient sortir de la forêt, même s'ils étaient juste à la lisière. Évitant quelques morsures, le jeune homme gratta la neige jusqu'à ce que sa chienne puisse se tirer hors de la. Maintenant, tout le monde était là, sain et sauf, et il se devaient de retourner au campement, pour voir si personne d'autre n'avait besoin d'aide, et peut-être trouver quelques chose qui nettoierait la plaie de Gao. Son traineau était encore sous la neige, et vu comme il avait creusé pour sortir, ca ne serait pas une tache facile de le sortir de là. Le jeune homme se releva donc et prit le chemin du campement, vérifiant que ses trois chiens le suivaient. Il était bien content de sortir de cette forêt! Dès qu'il arrivèrent, Thomas partit aux nouvelles.

- Quelqu'un à besoin d'aide?
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   05.06.10 23:12

        J'ai entendu dire que la vérité sortait toujours de la bouche des enfants... N'importe quoi ! Imaginez alors dans quel monde merveilleux et terrifiant nous serions. Pardon, c'est déjà le cas.


    C’est bon, c’est écrit, je vais mourir de soif. Hurlant a la mort parce que j’étais complètement desséché, j’espérais au fond de moi que l’un de ces bipèdes décrypte mon cri d’agonie. Bin, non à la place de ca, je vis une chaussure passer à cinq centimètre de moi. Et en plus ils sont mauvais viseur, mais juste pour la forme, je vais jouer au nerveux. Me relevant d’un coup sec, je sautais en avant la gueule grande ouverte et les crocs apparents, babines retroussées. Je claquais de la mâchoire a plusieurs reprise et entendis un ‘il faut le piquer ce putain de chien’. Satisfait de l’impression que je venais de donner, je me remis en boule et grogna dès que quelqu’un s’approchais a moins d’un mètre. Je suis machiavélique o/ ! Poussant un soupire, je me réduisais à manger de la neige pour avoir un semblant d’eau dans la gueule. J’avais l’impression que mon estomac se transformait en glaçon au fur et à mesure que je gobais le manteau neigeux de ce lieu. Ou c’est trop ! Je parle super bien là ! Posant à nouveau ma tête sur mes patte, je fermis les yeux espérant me reposer un peu. Oui, c’était vraiment un peu, parce que dès que j’entendis la voix de Jeff’, je remballais ma queue contre moi, couchais les oreilles mon crane et laissais un air de désolation sur mon visage. Oh mais non, pleure pas. Et attends ce n’est pas grave. Lui léchant le menton tout en gardant les oreilles couchées, je me relevais difficilement pour lui lécher le dessous de la bouche en signe de soumission. Vraiment, j’suis désolé, mais tu sais, ce n’est pas de ta faute, faut pas t’en vouloir, c’est moi, c’est lui, mais ce n’est pas toi. J’ai essayé de me contrôler, j’te jure, mais il a dit des trucs que je n’ai pas supporté. Pardonne-moi s’il te plait…

    Me secouant au moment ou il me détacha, j’haletais et me mis assis dès l’instant ou il m’ordonna de rester a ma place. Compris chef, a vos ordres ! Le regardant faire, je penchais doucement la tête sur le côté prêtant nullement attention a Zana’ ou a Elsie’. Oubliant presque mes pattes au moment ou je le vis revenir vers moi, je piétinais sur la page. Ouais je l’aime trop mon humain. Baillant a m’en décrocher la mâchoire, je me laissais tomber lourdement sur le flanc pour laisser Jefferson agir comme il en avait envie. Relevant seulement mon crane, je secouais la tête sentant le sang coulait qui était en train de me déranger. Forcément, ce dernier gicla plus intensément ce qui m’incitait encore plus à bouger ma tête vigoureusement. Pourtant, le fait de sentir le liquide bouillant sur mes pattes me fit lâcher un couinement et je dirigeais ma tête vers la main de mon Musher pour la lui lécher. C’est bon, arrête, j’ai compris mon erreur. Retirant ma patte de ses mains, je la reposais sur le sol, en recouchant ma tête sur la neige. Fermant les yeux pour me reposer, je le laissais mettre l’eau un peu partout ou il en avait envie. Je soupirais un instant puis me redressa quand j’entendis une voix qui je ne connaissais pas spécialement. Non mais pour qui elle se prend celle la ? Me fou pas se truc Jeff’, à coup sur c’est de l’acide, c’est une technique pour plus que je cours ! C’est une garce, me mets pas sa Jeff’, c’est cette connasse qui m’a retenue pour que Storm me mette la misère, c’est a cause d’elle que j’ai pas pu l’éventrer. Lui grognant après, je glissais un œil furtif sur le bâtard qui l’accompagnait mais ne m’attarda pas sur lui. Trop inintéressant. Entendant un hurlement venant de l'extérieur de la tente, je me releva d'un coup sec tout en grognant férocement...

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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   06.06.10 0:01

[Mouhahaw xD J’écris alors que je devrais dormir, j’aime ! XD C’est bien que le topic reparte, les louloups !]

    Qu’est-ce qu’il ferait sans ce chien ? L’humain planta son regard dans celui de son compagnon et lui sourit. Il le laissa lui léchouiller le menton, amusé par la langue mi-râpeuse, mi-douce de l’animal et il le caressa gentiment. Si Dii’ pensait en terme de hiérarchie, pour Jeff il n’en était ni plus ni moins un ami fidèle et un compagnon de voyage sans qui il ne vivrait probablement pas. En d’autres termes, Dii’ était sa bouffée d’oxygène, sa raison de vivre. J’avoue, normalement on dit ça d’une femme, celle qu’on voudrait épouser, avec qui on fonderait une famille et vivrait heureux comme dans les contes de fées. Et si Diix’yte ne remplissait pas vraiment – du tout ! – ces fonctions, il était essentiel au remplissage du fossé qui servait de cœur au jeune homme. L’amour ? Non merci, il n’y croyait pas. Il avait ses chiens, la course, c’était bien suffisant.

    Jeff posa le récipient rempli d’eau près de la truffe du Husky. Il s’avait d’avance que son chien avait soif mais il s’était d’abord préoccupé de son état avant de penser à lui faire chauffer de la neige pour qu’il puisse s’hydrater. Mais maintenant qu’il en avait l’occasion, Jeff encouragea son chien de tête à boire : il en avait besoin. Le musher se repencha alors sur les blessures de son animal qu’il avait essayé de nettoyer au mieux quand la demoiselle qui était apparue devant lui lors de son réveil (qui était d’ailleurs sortie il y a une dizaine de minutes sans que le jeune homme ne le remarque) fit une nouvelle apparition, lui adressant des mots, cette fois.

    « Oui, Dii’ a fait des émeutes, il est … légèrement dominant. »

    C’était un euphémisme, inutile de le préciser. Mais Jeff accepta volontiers le baume et l’argile et remercia la jeune femme. Son chien, par contre, était nettement moins optimiste à l’idée de se voir appliquer ça sur ses plaies. Jeff rit, le calma comme il put et enserra son museau dans sa main, doucement, pour plonger une nouvelle fois dans le regard de son compagnon. Là, il lui murmura de se tenir un peu tranquille, lui expliquant qu’il avait tout sous contrôle et qu’il ne serait pas assez crétin pour utiliser quelque chose qu’on lui offrait sans contrôler avant que ce soit sans danger pour lui. Il déposa un bisou sur le museau de l’animal, geste insensé pour quiconque n’était pas lui car les crocs de Diix’yte pouvaient s’avérer meurtriers. Puis Jeff se tourna vers la musheuse et termina de répondre :

    « Merci pour les bottines mais ça ira. Je le connais, il ne voudra pas les mettre et les réduirait en poussière, autant qu’elles restent entières, elles pourraient servir à quelqu’un d’autre mais … merci. »

    Oui, bon, il n’était pas très doué avec les filles, il se répétait mais, que voulez-vous. D’ailleurs, il dut même détourner le regard pour qu’elle ne voie pas ses joues rosir. De toute manière, cela aurait aussi bien pu être le froid ! (Qu’allez-vous imaginer ? XD)

    Soudainement, le chien de tête de Jeff se releva brusquement et regard hors de la tente. Autant dire que les humains n’avaient pas compris tout de suite : ils étaient plus lents à la détente. Mais un second hurlement rattrapa soudain le premier et l’humain frissonna. Dii’ se mit à grogner, tout comme Zana’ et Elsie’ se cacha instinctivement derrière elle. Le musher se releva, posa une main sur la tête de son chien, pour le calmer et se calmer en même temps. Il lui souffla de ne surtout pas quitter la tente. Il avait besoin de lui vivant. Puis il laissa aller ses doigts et gratouilla un peu la tête de son croisé Qimmiq, histoire de décompresser, alors que son cerveau travaillait déjà à deux mille à l’heure. Il déglutit et se tourna vers la demoiselle :

    « On a des armes ? »
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   06.06.10 14:14

    Une odeur. Des odeurs. Une avalanche avait eu lieu, Lesrak l’avait bien entendu. Qui n’aurait pas entendu un boucan pareil ? Quoi qu’il en soit ce ne fut pas le seul événement qui chamboula la meute. Il y avait des odeurs, des bipèdes, accompagnés par leurs chiens. Bordel qu’est ce que ces animaux foutaient ici ? Comment étaient-ils arrivés ici ? Sur nos terres qui plus est. Cela ne se passerait pas comme ça, pas aussi facilement. Ces humains comprendraient bien vite qu’ils n’ont rien à faire ici. Les Celestial les chasseraient car aucun bipède n’a le droit de fouler ces lieux. C’est… inadmissible. Oui c’est sûrement le mot qui convient le mieux. Alors Lesrak avait attendu, attendu que les autres membres de la meute réagissent. Une réaction qui ne tarda pas à se faire entendre. Il y eu un hurlement qui fut par la suite reprit par d’autres. Le signal.

    Alors le mâle n’hésita pas, abandonnant la chasse dans laquelle il s’était lancée, il changea de proie et se dirigea vers le mont des vents, là où avez eu lieu l’avalanche. Là où les bipèdes se trouvaient. Alors le mâle s’élança, sa course étant rapide, vive, mais surtout incroyablement silencieuse. La neige ne faisait pas un bruit sous son passage, ses membres foulant en silence le sol poudreux avant de le propulser de nouveau dans les airs en des foulées souples et puissantes. Les prunelles d’acier du mâle se posaient partout, guettant la moindre chose suspecte, la moindre embuscade, le moindre problème. Il était déjà perdu, déboussolé par l’arrivée soudaine des hommes. Parce que putain, il ne comprenait vraiment pas ce qu’ils foutaient là.

    La forêt semblait se taire, comme si elle comprenait ce qui se passait, l’arrivée des humains. Lesrak continuait d’accélérer, silencieux, tandis que son cœur s’emballait au fur et à mesure que la violence des hurlements s’amplifiaient. Il n’était pas le seul à être furieux. Pas le seul à vouloir tuer les intrus qui foulaient leurs terres. Il n’était pas le seul à venir à la rencontre de ces nouveaux ennemis. Bref il était loin d’être seul. Le guerrier d’élite poursuivit sa course, accélérant la cadence quand le lieu de l’avalanche se trouvait à quelques mètres de lui. Et alors il arriva. Surplombant l’endroit où les bipèdes avaient eu l’accident. Ils étaient tous là, en contre bas, accompagnés de leurs chiens, en train de les caresser, de les protéger ou de les mettre à l’abri. Ils étaient tous ça. Tous avaient survécus. Mais pour mieux finir dans l’estomac de lupins en furie. Félicitation.

    Lesrak les observait, sans un mot, profitant du fait qu’il était l’un des premiers pour mieux observer ses ennemis. Alors c’était là, des bipèdes. Et c’était ça des chiens ? Des trucs à quatre pattes deux fois plus petits qu’eux ? Mais pourquoi parvenaient-ils à cohabiter ensemble ? Que pouvait-on offrir à ces canidés pour qu’ils se laissent faire de la sorte ? Ne voyez-t-ils pas les chaînes invisibles qu’on leur passait autour du cou et des pattes ? Sans compter qu’ils avaient bel et bien un collier, témoin de la liberté qu’on leur volait. Comment pouvait-on être aveugle à ce point ? Lesrak ne comprenait pas. Et il ne chercha plus à comprendre. Les grondements de Lesrak se mêlèrent à ceux des autres loups, ces hurlements étant aussi violents que ceux des autres Celestial.
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   06.06.10 17:13

      Gao ne s'était pas attendu à ce que Sixtine, cette idiote lui attrape la patte. Gao avait juste émis un gémissement. Mais pourquoi avait-elle fait cela ?! Lui, il voulait simplement qu'elle se réveille, pour éviter la mort, lente et silencieuse que prodigue parfois le froid... Voilà que Gao s'inquiétait pour ses semblables, mettons cela sur le compte de l'avalanche, car Gao n'est pas du genre à aider ses semblables, mais l'urgence était présente !! Il devait protéger les siens et son maitre, pour qu'il puisse leur donner nourriture et confort.

      Après que Sixtine lui ait lâché la patte, Gao lui donna un coup de dents, au hasard, pour la punir, puis s'enfuit, lui courant après. Ils 'arrêta néanmoins près d'une tente, où deux chiens se battaient furieusement. Gao aurait bien sauté sur le plus faible, mais il y avait urgence !! Lui seul avait senti la présence d'autres canidés dans les parages à ce moment là ?! Sûrement, vu que tout le monde vaquait au sauvetage de ceux qu'on pouvait encore sauver...

      Plusieurs minutes s écoulèrent. Sixtine rejoignit Gao près du traineau enfoui où la tête de Shuksan sorti. Puis Thomas arriva. Gao s'approcha de la chienne de tête. Celle-ci ne voulait pas sorti et elle le lui fit comprendre, par un coup de crocs. Gao se contenta d'un grognement, car au loin, il les sentait, ils arrivaient.. Puis, dans le silence, précédent la tempête, précédent la guerre, un hurlement se fit entendre. Gao s'enfonça un peu plus dans la neige. Ils arrivaient, ils étaient tout près !! Le nordique roux et blanc hurla longuement, comme un loup, mais s'en était pas un. Gao les appelait, les provoquait, puis n'y tenant plus, il parti à fond, oubliant sa blessure faite par Sixtine. Plus il courrait, plus Gao ressentait la forte odeur de loups en chasse. Et, au détour d'un buisson d'aulnes rabougris, Gao se retrouva face à un loup noir. L'ancien chien de combat retroussa ses lèvres. Son instinct de combattant prit le dessus. Le poil hérissé sur son échine, Gao s'approcha du loup, sans hésiter. Et il passa à l'attaque, lui sautant dessus, attrapant un bout de chaire, pour ouvrir le combat.
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   06.06.10 19:32

Après avoir sorti Shuksan de la glace, Thomas s’était dirigé vers le campement, dans l’intention de soigner la patte de Gao mais aussi de sortir de cette forêt qui ne lui inspirait pas confiance. Le jeune homme ne s’était pas retourné, certain que ses chiens l’avaient suivi. Pourtant il aurait du ! Ce n’est qu’au campement que le musher comprit son erreur : Gao ne l’avait pas suivi. Il connaissait le passé de son chien mais ne se doutait pas encore ce qui se passait au même moment. Ce n’est que quelques minutes plus tard, lorsqu’un nouvel hurlement retentit qu’il comprit. Il y avait des loups dans la forêt ! Voilà pourquoi Gao était énervé depuis tout à l’heure, et maintenant, il devait certainement être en train de les affronter ! C’était plus qu’il n’en fallait pour faire disjoncter Thomas qui se mit à crier un « ce n’est pas possible ! » qui ne voulait rien dire du tout, mais qui lui permettait de déverser cette colère sourde, enfuie depuis son réveil. Au même moment, il entendit quelqu’un demander si on avait des armes. Il n’était donc pas le seul à comprendre enfin le danger. En se retournant, Thomas découvrit un peu plus loin Jeff, qui l’avait aidé à retrouver Shuksan, sa chienne de tête. Le jeune homme se dirigea vers eux, tout en sortant quelque chose de sa ceinture

- Moi je n’ai que ca. Ce n’est pas grand-chose, mais ca peut servir je pense. De toute façon, je vais y aller maintenant, mon chien de barre est là bas, j’en suis sur. Vous venez avec moi, ou vous restez là, c’est votre choix et je n’oblige personne à rien, mais moi je ne peux pas laisser mon chien tout seul.

Thomas ne se rendit même pas compte si on essayait de l’en empêcher ou pas. Pour lui, une seule chose comptait maintenant : sauver Gao. De ces trois chiens, c’était le plus mal en point, mais aussi le plus résistant. Thomas siffla Sixtine et Shuksan puis se mit en route. Il n’avait toujours pas récupéré la veste qu’il avait enlevée pour Sixtine au tout début, mais pour le moment il avait d’autres préoccupations. De toute façon, il ne sentait plus le froid. Le jeune homme se fiait aux bruits, et aussi à ses deux autres chiens, pour retrouver Gao. Lorsqu’il arriva, il crut défaillir. En face de lui se trouvait un énorme loup. Enfin, le musher le trouvait énorme. En même temps, c’était la première fois qu’il voyait un loup d’aussi près ! Il ferait mieux de ne pas attirer l’attention. Mais comment attirer celle de son chien sans avoir les yeux du loup qui se posent sur lui ? Allons qu’il est bête, le loup l’a certainement déjà vu ! Tremblant, Thomas siffle doucement, histoire que Gao tourne la tête. Il sent le regard du loup sur lui, ou n’est ce qu’une imagination ? Le jeune homme chuchota alors, le plus faiblement possible :

- Gao, c’est dangereux. Viens !

Il ne croit pas que son chien va le suivre. Après tout, il a un passé de chien de combat derrière lui, et ces choses la ne s’oublient pas si facilement que ca. Et puis, l’avalanche et les loups doivent lui rappeler des souvenirs. Thomas tourne la tête, cherchant aussi ses deux autres chiens du regard. Quelle idée il a eu de venir. Mais il ne pouvait laisser Gao tout seul non ?
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   06.06.10 22:21

Vroum Badaboum!
*Ça y est, encore un idiot d'Harfang qui s'est posé au mauvais endroit. Allons voir.*
Sestoran avait toujours aimé les avalanches. C'était beau. En plus, après une, il y avait plein d'objet enfouis dans la neige qui refaisaient surface. C'était parfois utile! La fois où il avait trouvé un mammouth congelé depuis des millénaires et qu'il avait dévoré cette viandes froide avec des amis... Ou cette objet glissant en matière étrange appelée plastique où on pouvait descendre la montagne...
Ces deux fois, ça l'avait été causé par deux choses... La première, un jeune loup nain du nom de Sestoran qui avait crié après une piqure de moucheron des neiges, puis par un harfang des neiges posé à un endroit trop fragile. Quels idiots, ces harfang.
Cela dit, revenons à notre loup nain. Il monta en trottant légèrement vers la neige mélangée. Qu'allait-il trouvé, cette fois-ci?

*Zut! Ces loups vont arriver avant moi! Oh, il y en déjà là-bas! Trop tard! Je vais devoir me contenter des restes!*
De loin, Sestoran ne reconnaissait pas les chiens. Il continua à marcher, plus vite, pour y arriver. Il rejoint finalement les loups qui grognaient.

*Pourquoi il grognent eux? Hum...Cette odeur... je connais ça...*
Sestoran passa sous les pattes des autres loups et vit les chiens et les hommes. Cependant, il eut une réaction tout à fait différente. Il eut un air surpris, puis il commença à avancer vers eux en trottant, de bonne humeur. Pas comme un stupide chien, mais comme un loup heureux. Il n'avait pas peur du tout.
Il suffit de se pencher sur le passé de Sestoran pour comprendre. Il était né dans une réserve naturelle, sentant les humains partout et les voyant souvent. Ainsi, il était habitué et peu peureux. Mieux, il les aimait. Oui, à son jeune âge, il avait survécu à son handicap grâce aux humains. Un loup avec un problème ne peut survivre, d'habitude, mais quand il allait mal, des humains lui avait souvent donner un peu de viande. Personne n,avait peur de lui non plus, n'amenant aucun geste agressif, puisqu'il avait la taille d'un louveteau et il suffisait d'un bon coup de pied pour le tuer. Ainsi, il avait bien aimé les humains qui s'occupaient de lui à distance. Encore une fois, pas comme un chien, mais comme un loup qui les considère comme des cousins.
Bon, il n'avait jamais vu de chien, mais ce n'était pas menaçant, Même lorsqu'ils grognaient. Et pourquoi un chien grogenrait-il sur un loup qu'ils croient surement être un louveteau, puisque seul les experts loups et les loups peuvent différencier un loup nain d'un louveteau...

«Hey! Salut, cousin!»
Il ne se rendait pas compte de l'offense qu'il pouvait faire au peuples des loups en appelant des chiens «cousin» et en allant les voir, eux et leur maitre.

[Je veux préciser que ce comportement existe chez les animaux ayant vécu avec les hommes, même sauvages, ou au contraire, n'ayant jamais vu d'homme et n'ayant pas peur. Ainsi, les manchots en Antarctique ne fuient pas les hommes. J'ai même vécu l'expérience moi-même par un chardonneret qui venait se poser sur mon épaule, alors qu'il était sauvage. Fin de parenthèse. ]
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   06.06.10 23:16

    Entendant le hurlement a mon tour, je tournais vivement la tête vers le dehors de la tente et aperçus Thomas arriver a toute vitesse, donner je ne sais quoi au propriétaire de Diix’yte et repartie aussi vite qu’il était venu. Gao c’était fait la malle ??? Non mais ce n’est pas possible, celui la relève la palme de la stupidité pendant que Diix’yte remporte celle de la connerie ! Regardant Nikolaï s’agiter également, je l’observais silencieusement chercher quelque chose dans ses affaires. Le voyant sortir deux fusils, je pestais contre lui étant contre se genre de pratique. Fronçant les sourcils vers la gueule d’Ange quand le second fusil atterrissait à ses pieds, je le fusillais du regard pour le défier de prendre l’arme. J’te démembre si tu fais ca ! Sortant de la tente en sifflant mes chiens, je me les retrouvais vite avec les trois a côté de moi. Pourtant et bizarrement, alors que la situation se voulait dangereuse, je laissais un sourire amusé en regardant un Louveteau avancer vers nous. Eh mais t’es trop mignon toi ! Tournant vivement la tête, j’aperçus Nikolaï en train de le viser. Et là bien sur, Wonder Woman entre en action. Dictant a Kaïlash de sauter sur l’humain armé, ce dernier partie comme un boulet de canon sur sa cible. Et BAM ! Un coup de feu retentit… Vers le ciel ! Fermant les yeux dans un soupire rassuré, je déglutissais alors que je fis attention à l’ avancé des Loups vers le campement. Je me dirigeais en courant vers la tente, pris un bâton enflammer et courus en direction de la forêt pour retrouver Thomas. Secouant mon misérable bâton pour éloigner les silhouettes lupine de moi. Détachant une branche d’un arbre, je la fis prendre feu, et la donna a l’humain une fois que je pus le retrouver.

      « Les mâles sont impressionnés par le feu. Par contre les femelles n’en n’ont nullement peur… »


    Enfin ca c’était dans la logique des choses… Balançant mon bâton sur le Loup d’en face, il attérissa plus vite que je ne l’avais prévus sur la neige… Bon… Au moins, ca avait eut pour effet de les séparer l’espaces d’un instant… Regardant Jason arriver avec un filet, je remerciais le ciel d’avoir créé un homme beau et intelligent en plus de cela ! Brisant le manque du filet en deux, je fis prendre feu le morceau que je tenais a la main pendant que je le relancer sur le Loup en attendant que Jason passe le filet autour du cou du chien –à distance bien sur–. Il remis vite le filet entre les mains de Thomas pendant que moi je lui vola la torche des mains, l’agitant tout autour de nous et en criant, espérant vers éloigner les bêtes. Jetant un bref regard a Thomas, j’articula quelques mots avant de me remettre en action.

      « Tiens bien ton chien, c’est une sacré teigne. On est a une centaine de mètre du campement, il faut qu’on le regagne au plus vite alors ca serait vraiment bien que ton chien t’écoute la. Même si on va devoir l’attaché a la chaine pour éviter qui aille nous exciter les Loups ca sera déjà ca, parce que bizarrement j’ai pas l’impression qu’ils soient heureux de nous voir ! »


    Faisant un demi sourire a l’homme, je reportais vite mon attention sur les silhouettes qui courraient a travers la forêt…
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MessageSujet: Re: [Event] L'avalanche et les intrus [Chiens, Humains et Celestial]   07.06.10 15:12

    Fenrir était en train de s'amuser en mâchouillant - ou plutôt en massacrant - une pomme de pin. Si elle avait été grillée, il l'aurait croquée tout de suite, car ce loup gris-argent adorait la consistance des pommes de pins grillées. Mais celle-là était juste pleine de neige et relativement détrempée. Donc, Fenrir se contentait de la mâchouiller. Un peu comme avec un os, lorsqu'on a déjà dévoré toute la viande disponible. Le mâle se situant non loin des humains, ils sentit le sol trembler au passage de l'avalanche. Il ne put pas manquer non plus son grondement sourd. Pourtant, insouciant, le loup aux yeux verts ne releva même pas la tête. Il était beaucoup trop occupé à son jeu - qui, il faut l'avouer, n'était pourtant pas franchement intéressant. Quel est l'intérêt de savoir de combien d'écailles est constituée une pomme de pin, sérieusement ? Cela dit, Fenrir, lui, semblait penser que c'était au contraire d'un intérêt hautement scientifique. Et ce n'était certainement pas une avalanche qui allait le distraire de cette tâche très importante. En revanche, le grand loup dressa une oreille lorsqu'il entendit les hurlements de ses semblables, puis tourna complètement la tête vers l'origine du bruit. Aussitôt, il pensa que quelques Celestials avaient décidé d'organiser une petite fête.

    Une fête avec batailles de boules de neiges, bien entendu. Fenrir oublia complètement la malheureusement pomme de pin, qui ne ressemblait d'ailleurs plus à grand-chose. Très motivé, prêt à se jeter de toutes ses forces dans la bagarre neigeuse, Fenrir s'avança donc vers les autres loups. Sa queue battait furieusement, il trottait plus qu'il ne marchait et ses yeux verts étincelaient de malice. Le loup gris-argent était toujours prêt pour faire la fête.

    Mais en arrivant sur les lieux, le mâle fut bien obligé d'admettre - à contre-coeur et vraiment à reculons - qu'il n'y avait pas de super fête. Pendant quelques secondes, une grosse déprime saisit le loup, qui était dépité. Mais cette déprime ne dura guère longtemps, car Fenrir était incapable de rester de mauvaise humeur. Il reprit donc du poil de la bête et s'intéressa à ce qui avait causé tous ces hurlements. L'odeur des chiens et des bipèdes lui fit plisser les yeux. Le mâle ne se rappelait que trop bien du moment où les bipèdes avaient envahit leur terres, avec leur campement, leurs chiens et leurs fusils. Il s'en souvenait parfaitement, et notamment, il se souvenait de tous les loups qu'ils avaient tués. Vengeance ! Son coeur lui hurlait d'attaquer les bipèdes et leurs sous-loups, comme il était coutume de les appeler lors de leur premier passage. Mais quoiqu'on puisse en dire, Fenrir savait réfléchir, et il comprenait bien que ces bipèdes-là n'étaient pas ceux qu'il avait connus autrefois. Tous les loups ne se ressemblent pas, peut-être ceux-ci seraient moins belliqueux... Si cela pouvait permettre de sauver la vie de quelques loups, le mâle ne voyait pas d'inconvénient à les laisser tranquille. Cela dit, s'ils s'en prenaient aux siens, alors ils ne perdaient rien pour attendre. Fils d'un Dieu à la réputation guerrière, il était lui-même un redoutable adversaire et n'avait pas peur de faire couler le sang, lorsqu'il le fallait. Bien au contraire, c'était amusant.

    Fenrir scruta les alentours, repérant les loups qui étaient déjà là. Il ne parvint pas à voir Manwë, et espérait qu'elle arrive le plus tôt possible. Dans ce but, le loup aux yeux verts leva la tête vers le ciel et lança son propre chant. Un appel irrésistible, destiné à tous ceux qui pourraient l'entendre, mais particulièrement à leur Dominante qui avait intérêt à se dépêcher. Elle seule pourrait éventuellement empêcher les loups de passer à l'attaque, et elle seule saurait mener cette même attaque efficacement si c'était cette option qui était retenue. Efficacement dans le sens où il y aurait le moins de morts possible, bien sûr.

    Soudain, Fenrir vit l'un des Celestials débouler vers les humains, sans se méfier aucunement. La première pensée du mâle fut qu'il était complètement dingue, d'ailleurs un humain ne tarda pas à pointer sur lui un de ces bâtons qui crachaient le feu et la mort. Fenrir gronda entre ses dents, hésitant à aller chercher cet imbécile par la peau du cou ou à se contenter de le rappeler... Puis Fenrir vit une femelle bipède jeter des machins enflammés sur des loups. C'était dans le même coin, aussi le grand loup prit rapidement une décision et fila vers les lieux en question. Il possédait une vitesse que sa carrure ne permettait pas de soupçonner. Dépassant le mètre quarante au garrot, il était bien plus grand qu'un loup normal, et son poids était proportionnel à sa taille. Comme tout le reste, d'ailleurs, et il pouvait paraître très dangereux quand il le voulait... ou quand il ne faisait pas attention, ce qui était le plus fréquent. Ses pattes puissantes lui permettaient de voler sur la neige, filant comme une flèche sur la poudreuse, avec ses quatre-vingt-dix kilos d'os, de muscles, de fourrure, de griffes et de crocs.

    Le loup aux yeux verts perçut tout à coup l'éclat d'un canon. Il tourna aussitôt son attention vers cette lumière et comprit qu'on s'apprêtait à lui tirer dessus. Mais les humains qu'il avait affrontés autrefois lui avaient appris la signification de cette lumière, de ce cylindre pointé vers lui. Le loup gris-argent gronda, puis fit un splendide écart avant de partir dans une drôle de course en zig-zag. Une détonation retentit... et la balle le loupa, faisant jaillir une gerbe de neige non loin de lui. Pas facile de toucher une cible qui ne cesse de changer de direction ! Mais atteindre un endroit en changeant sans cesse de direction, ça n'est pas simple non plus. Un - un, balle au centre. C'est alors que le grand loup vit l'imprudent qui s'était avancé vers les humains. Il s'arrêta dans un magnifique dérapage incontrôlé, échappant d'extrême justesse à la rencontre forcée de sa tête sur le sol. Comme d'habitude, il fallait qu'il trouve le moyen de faire le pitre, même lorsqu'il ne le voulait pas, et que la situation ne s'y prêtait pas. Sans paraître se soucier de ce qui venait de lui arriver, Fenrir apostropha le petit loup :

      « Imbécile ! Les bipèdes sont dangereux ! Ils peuvent aisément te tuer et tu fonces joyeusement vers eux sans connaître leurs intentions ? Pour ton bon souvenir, la dernière fois que des bipèdes se sont retrouvés sur nos terres, il y a eu beaucoup des morts et de blessés ! Alors FAIS ATTENTION, bon sang ! »

    Il était extrêmement rare que Fenrir s'en prenne ainsi à qui que ce soit, mais il était vraiment inquiet et très mal à l'aise. Il était prêt à foncer et à utiliser sa puissante mâchoire, mais il avait peur. Non pour sa vie, mais pour celle des autres. Les massacres d'il y a dix ans lui revenaient encore en mémoire. Il ne pouvait les oublier. Et ne se ferait pas avoir deux fois. En effet, il avait autrefois essayé d'amadouer les étranges créatures en les invitant à jouer - le jeu étant, pour lui, le meilleur moyen de désamorcer un conflit. Pour toute réponse, il avait reçu une balle dans l'épaule gauche. Ou, plus précisément, une balle avait raclé contre son omoplate, lui laissant une cicatrice encore visible aujourd'hui. Autant dire qu'il avait tout de même une dent contre ces bestioles-là. Non mais, refuser de jouer avec lui et manquer de le tuer à la place ! Quel culot. Tout à coup, une pensée incongrue traversa l'esprit de Fenrir : il faisait deux ou trois fois la taille du loup nain qui était devant lui. Ce dernier pouvait aisément être pris pour un louveteau au niveau de la taille, et, lui, était aisément comparé à un louveteau au niveau de l'esprit...

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