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 When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]

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Kujata


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MessageSujet: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   11.09.10 10:03

It's too hard for my heart...

    Du sang, de la haine. Une guerre, une survie dans un lieu hostile hanté par d’étrange créature plus que douteuse. Si ce lieu était autrefois une forêt vraiment très dangereuse, on ne pouvait plus en dire autant à présent. Aux yeux d’une certaine personne trainant dans la forêt sombre, elle trouvait que des récits dont elle avait entendu de son père ce qu’elle voyait de ses propres yeux étaient bien trop contradictoires. Une forêt avec des animaux aux tailles impressionnantes, des loups-garous, des ours à la morphologie un peu spéciale. Enfin, tout ça était du passé, et quand elle repensait à tous ces comptes, la Devil se demanda un instant comme ses ancêtres avaient pu vivre dans ces lieux. Elle aurait aimé connaître cette époque et voir d’elle-même tout ce qu’avaient traversé la meute et les autres peuples. Non maintenant tout cela devait être un peu dépassé à présent, mais ce n’était point grave, elle pourrait aisément s’entrainer sur les Angel et passer ses nerfs sur les pauvres créatures du coin. Eikan marchait tranquillement sans avoir de destination particulière, elle ne cherchait qu’à se vider l’esprit sans plus. Des lapins bien trop habitués à n’avoir que peu de prédateurs passèrent entre les pattes de la louve, ayant déjà mangé depuis longtemps elle n’y prêta pas attention et continua sa route. Elle finit par arriver à un petit coin tranquille au centre de la forêt de la perdition, elle s’engouffra dans un petit bosquet ou une odeur bien familière lui titilla les narines. Son cœur rata un battement, la circulation du sang s’accéléra et son corps devint très chaud d’un seul coup. Une rage incontrôlable s’empara d’elle, elle sortit du bosquet de feuille d’un saut agile et pista l’odeur qui faisait ressortir des envies de meurtres. Au début elle ne fit que marcher prenant le temps de bien repérer l’odeur qui l’intéressait pour éviter de se perdre, au fur et à mesure qu’elle devenait plus forte sa cadence s’accéléra. Ne marchant plus elle trottait, ne trottant plus la Devil se mit à courir comme si ça vie en dépendait. Ecrasant tout sur son passage elle oublia la leçon une du guerrier, tenter de se faire discret et attaquer par surprise l’ennemi. Non tout ce qu’elle voulait c’était sentir le sang couler dans sa bouche et rien de plus.

    Eikan put enfin apercevoir la silhouette tant convoiter, un Angel avait eu l’audace de s’aventurer en terre ennemi, ce qui lui plu presque immédiatement. Cependant, la crainte s’empara un peu de son cœur, ce loup… cet ennemi était tout sauf banal. Il fallait du courage pour venir en terre ennemie, et puis il dégageait quelque chose de fort et de puissant de cet être. Mais peu importe, elle verrait bien une fois le combat engager. Elle fit un bond majestueux arrivant comme une plume au sol avant de s’élancer contre le loup, un grognement de rage s’échappa de sa gueule grande ouverte qui se referma sur l’épaule de l’intrus. Ne perdant pas une seconde elle tenta de renverser l’imposante carrure de son adversaire et de refermer sa gueule sur la tête de l’Angel. Ce qu’elle ne savait pas en cet instant, c’est qu’elle regretterait amèrement son geste et peu être perdrait la vie.


    (Juste, ne me la tue pas quand même lol. Je ne sais pas si c’est un combat que tu voulais mais bon, je respecte juste le caractère de ma louve. Evidemment, je pense qu’il serait plus raisonnable de dire qu’à la fin elle perdra le duel non ?)
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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   11.09.10 17:15

… And too fast for mine. Maybe I’ll die tonight …

    Tête baissée, bouche fermée, je reniflai. Le vent sifflait à mes oreilles, brusque, violent, m’empêchant d’entendre correctement ce qu’il se passait autour de moi. Ma vue me faisait naturellement défaut : en tant que canidé, je ne pouvais malheureusement pas trop compter sur elle. Mais je me raccrochai automatiquement à mon instinct, qui me dictait de m'imprégner des odeurs aux alentours. Mon odorat ferait le reste, c’était presque une certitude. Seulement voilà, l’ouïe était un sens vital pour ceux de mon espèce. Et quand elle venait à dysfonctionner, je risquais bien plus que de simples égratignures.

    J’avais traversé les terres ennemies, m’aventurant sur Hell comme si je me trouvais chez moi. J’avais un plan en tête, évidemment, ne croyez pas que j’étais simplement suicidaire. Les babines encore dégoulinantes, j'avançai, tête baissée, en me remémorant les deux Devils stupides et puants que j’avais tué quelques heures auparavant. J’étais fatigué de marcher, mais si je prenais le risque de m’arrêter, je signerais automatiquement mon arrêt de mort. Tout comme les imbéciles l’avaient fait en se mettant dans le sens du vent, si bien que si je ne les avais pas entendus, je les avais flairés à des mètres à la ronde. Ils étaient jeunes et semblaient patrouiller ensemble. J’avoue tout de même qu’il m’avait fallu un moment avant de les laisser succomber aux douceurs de la mort. Je m’étais acharné sur l’un, plantant sauvagement mes crocs dans sa chair tendre et succulente, pendant que l’autre, impitoyablement, faisait de même avec moi. Alors oui, j’étais en piteux état. J’avais mal et j’aurais donné n’importe quoi pour m’allonger un moment. Dieu merci, j’étais passé près d’une source où j’avais pu m’abreuver et nettoyer un peu mes blessures. Elles s’étaient gentiment refermées, entre temps, comme si elles avaient compris que rester ouvertes plus longtemps aurait pu me mener à la mort. Mais je n’étais pas dupe et je savais parfaitement qu’elles risquaient de se rouvrir à la moindre épreuve que je traverserais.

    J’avais été stupide, moi aussi. Mais trop fatigué, pour ne pas dire épuisé, je ne m’étais pas concentré sur les erreurs que je pourrais commettre. Les mêmes que ces deux crétins de Devil. Celles qui les avaient tout droit conduits à leur fin. Voilà ce qu’on appelle l’ironie du sort. Et ça me revenait en plein museau. Mes pattes continuèrent à me porter et le vent à dispatcher mon odeur un peu partout dans le territoire ennemi. J’étais dans une forêt, à couvert, mais les Devils qui rôderaient par-là n’auraient aucun mal à me repérer. Mon unique chance de survie ? Que mon odeur les dissuade. Après tout, je n’étais pas n’importe qui. Et du sang d’Alpha coulait dans mes veines. Si les ennemis s’avéraient de jeunes recrues, ils me laisseraient peut-être tranquille. Cela dit, j’étais encore loin de me douter du danger qui m’entourait et se rapprochait indéniablement.

    Soudain, je fus projeté à quelques mètres de distance. Pas trop loin mais la charge fut assez forte pour me faire basculer. Je ne saurais dire si les crocs du loup ennemi avaient pénétré ma chair mais mes blessures s’ouvrirent instantanément et je hurlai de douleur, incapable de retenir ce son déchirant plus longtemps dans ma gorge. J’étais en train d’agoniser littéralement et si je devais mourir, alors je priai déjà pour qu’on m’achève rapidement. Je n’avais pas la force de me relever, mes pattes ensanglantées refuseraient de me porter, je le savais. Je gémis péniblement, laissant passer un long râle, dernier souffle de vie qui osait me quitter. Du moins, c’est ce que je croyais. Je fermai les yeux, me demandant si j’allais sombrer dans l’inconscience.

    Où était donc passé le fier combattant que j’étais ? Etais-je donc voué à mourir de la sorte, comme un vulgaire guerrier, alors que j’aurais dû être dominant ?


[ Voilà qui contre peut-être l'impression que tu avais pour ce topic =P Tu écris très bien, en passant, ton RP est très agréable à lire ! Voyons comment se passera la suite ! ]
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Kujata


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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   11.09.10 18:28

...Why I can't kill you?! Pathetic wolf!

    Non mais… il y avait quelque chose d’étrange dans ce loup, mais avant qu’elle ne s’en rende compte, sa gueule c’était déjà refermée sur la tête du loup faisant couler de douces parles cramoisies et chaudes dans sa bouche. Dieu que c’était bon, pourquoi n’était-elle pas un vampire ? Pourquoi ne pouvait-elle pas se nourrir tout simplement du sang de ses victimes ? Que Mère Nature est cruelle, mais même en ressentant cette paix et ce goût divin en sa gueule, elle ne brisa pas le crâne de son ennemi. Elle put pendant un laps de temps très court renifler l’odeur du mâle Angel se trouvant à sa merci. Elle était forte et puissante, pourtant elle ne savait pas qui il pouvait bien être. La Devil ne se laissa pas faire et se mit tout de suite au dessus du loup tentant de le bloquer avec son imposante carrure, et planta sa patte sur la nuque de la victime avant de lui jeter un regard intense et vif. Elle sentait la jeunesse à pleine narine, mais on pouvait voir au fond de ses yeux rouges qu’elle avait une bonne expérience du combat, elle était très belle, une beauté mortelle qui subjuguerait n’importe qui pour peu qu’il y soit sensible. Son air impassible cacha son côté espiègle tout en faisant ressortir sa sagesse et son intelligence. Eikan se reprit un instant après avoir examiné le loup, elle n’était pas dupe, il était puissant et devait avoir bien plus d’expérience qu’elle au combat, alors pourquoi tant de faiblesse ? Son regard se posa sur les blessures à moitiés refermées du loup, mais quel idiot ! Il avait certainement croisé une escouade avant de se faire attaquer par cette dernière, maintenant que lui restait-il comme choix ? Le tuer sachant que d’autre sans le vouloir lui avait mâché le travail ? Ou le laisser filer et prendre le risque de se faire tuer si elle relâchait sa prise ? S’il y a bien une chose qu’elle détestait par-dessus tout, c’était bien l’hésitation qu’elle considérait comme une marque de faiblesse. Cette louve d’un blanc immaculé généralement si sûre d’elle et sans pitié osait hésiter ?! Si un seul Devil passait par là, quelle honte cela serait…

    Pourtant elle ne fit rien, restant là toujours dans la même position sans relâcher sa prise. Son esprit cogitait à grande vitesse, tentant de chercher une quelconque solution à cette rencontre plutôt intrigante. Même en l’observant une deuxième fois, elle lui fut impossible de mettre un nom à ce visage. Un frisson de frustration à peine perceptible traversa son échine, elle enrageait de ne connaître certains Angel que par leur nom ou description. Oui, car il y a de forte chance que cette proie là, soit digne d’un grand guerrier chez ces ennemis. Une personne respectée et adulée si ça se trouve. Son instinct, sa prudence et son esprit fourbe et malsain lui permettait d’arriver à une telle conclusion. En pensant à cela son âme de Devil cria au scandale et demanda la mise à mort de ce déchet, et dire que ces chiens galeux se prenaient pour des loups très forts… Soit, notre diablesse n’en ferait qu’une bouchée. Après tout, qu’il y a-t-il de pire que la mort ? Une seule chose au monde que peu de loups pouvaient se permettre de faire aussi bien qu’elle.

    « Alors le clébard, on abandonne avant même de commencer ? Dis-moi qui tu es, j’aime connaître l’identité de mes victimes avant de les achever. » fit la louve d’une voix monocorde et dénuée de sentiments.

    Elle ne fit aucun sourire sadique, rien. Son visage ne changea pas d’expression elle resta de glace face à cette misérable créature qui serait sa prochaine victime… ou pas. *Si je ne me trompe pas, il pourrait m'être utile…* pensa-t-elle.


(Oh ? Je suis surprise dis donc, moi qui pensait qu'elle n'aurait aucune chance :p. Allons bon, voyons voir la suite de ce sujet qui risque de devenir intéressant. Merci pour le compliment moi qui pensait ne pas très bien écrire.)


Dernière édition par Eikan le 19.09.10 9:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   11.09.10 19:55

… Because we’re not so different. Don’t you think?

    Voilà, j’étais là, allongé sur le flanc, en train de littéralement me vider de mon sang. Dire que d’habitude, c’était moi qui ôtais la vie de mes victimes. C’était moi qui me délectais de leur breuvage bordeaux. Moi qui jubilais littéralement lorsque ce dernier descendait avec lenteur et délicatesse le long de ma gorge, la réchauffant merveilleusement et faisant parcourir un frisson de plaisir dans tout mon être. Appelez ça de l’ironie, si vous voulez. Je m'en fous. Dans tous les cas, j’allais crever pitoyablement comme un sale chien galeux, être répugnant qui connaît immanquablement l’heure de sa mort. Je la connaissais aussi, j’en étais persuadé.

    C’est alors que je le sentis. Cet instant d’hésitation chez l’ennemi. Sa patte m’écrasait la gorge, alors que j’arrivais à peine à respirer. Mes côtes se levaient à un rythme irrégulier, saccadé, m’arrachant des frissons d’horreur et de douleur que je tentai de contenir du mieux que je pouvais. Pas facile, vous pouvez me croire. Je me retenais de gémir, ça lui procurerait un plaisir phénoménal, je le savais. Parce que, moi aussi, j’avais déjà vécu des scènes du même genre. Un grand, trop grand nombre. Si j’avais pu, j’aurais souri. En me mettant momentanément à la place de la louve (j’avais enfin réussi à discerner sa douce odeur putride), chose que j’étais encore capable de faire, Dieu m’en garde, j’avais tenté d’imaginer ce qui aurait pu m’arrêter, alors que je m’apprêtais à priver quelqu'un de sa vie. Il était clair qu’elle avait remarqué mes blessures. Moi non plus, je n’aurais pas tué un Devil à moitié mort. C’était … ignoble. Non, bien sûr que non. Vous vous rendez bien compte que ma conscience ne m’aurait jamais stoppé. C’était le fait qu’on ait pu me mâcher le travail, qui m’aurait fait enrager. Alors quoi ? J’aurais pris un plaisir morbide à torturer ma victime, jusqu’à ce qu’elle ne le supporte plus. Jusqu’à ce que son âme martyrisée quitte son corps déchiqueté. Oh oui ! Quel bonheur ç’aurait été !

    Je laissai passer un sourire quand j’entendis sa voix, envoûtante, tentatrice malgré elle. Dans de tels moments, la folie n’était jamais très loin. Elle s’adressa à moi sur un ton égal et impassible qui pourtant me fit tressaillir de ce qui ressemblait de près à du plaisir. Pourtant ses mots étaient crus, durs et si peu flatteurs. Je les aimais d’autant plus. Aurais-je la force de lui répondre ? Il le fallait. Je ne pouvais pas m’avouer moralement battu, bien que sur le plan physique, j’avais perdu depuis longtemps. Je n’écartai pas mon sourire quand ma voix, si profonde et grave qu’elle me surprit, se fit entendre, entrecoupée par mon souffle rauque :

    « Je suis … la mort. Et j’aurais été ton pire cauchemar … si je n’étais pas dans cet état déplorable. Alors, Princesse, qu’est-ce que tu attends pour m’achever ? Désolé de ne pas être en meilleur état... J’aime pouvoir déchiqueté mes victimes moi-même … tu vas devoir de contenter des restes. »

    Une sorte de rire étouffé sortit de ma gueule. Ça en faisait presque pitié. Voyez, je n’étais même pas capable d’émettre un vrai son. Mais ma détermination était en béton et mon cynisme toujours aussi tranchant. Un élan de fierté me transperça et je bougeai faiblement sous le corps qui me paraissait imposant de la femelle. Je ne lui avais pas donné la réponse qu’elle attendait, j’en étais certain. Elle demandait un nom, je lui offrais du mystère. Si je ne me trompais pas, et qu’elle n’était réellement pas si différente de moi, alors je titillerais certainement sa curiosité, grappillant ainsi quelques minutes de plus à vivre.


[ Hehe, comme quoi ! Et, en passant, tu te trompais complètement en passant ne pas vraiment bien écrire. Du moins, je suis conquise, personnellement ! C’est un vrai plaisir de RP avec toi et j’espère que mes réponses t’inspirent autant que les tiennes pour moi ! ^^]
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Kujata


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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   11.09.10 22:49

If we're such my dear, let me see your soul and prove me your loyalty to your pack...


    Wahou… ! C’est qu’il en avait dans le crâne celui-là. « La Mort » rien que ça ? Et quoi ? Il ne serait pas plutôt l’un de ces messagers ou elle ne savait quoi… non mais franchement, tenter de séduire sa curiosité avec des phrases mystères pour essayer de gagner ne serait-ce qu’un peu de temps de vie. Lamentable. Sans doute pour mieux la tuer, comme lui répétait souvent son père, il faut toujours se méfier de la tête d’un loup, cette dernière ne serait-ce que par vengeance pourrait se détacher de son piédestal pour mieux vous plonger dans les bras de la Mort. La louve écouta attentivement les paroles de son adversaire qui n’en était plus un, enregistrant la moindre respiration, les moindres paroles du loup. Elle tiqua intérieurement au mot « Princesse » mais ne s’y préoccupa pas. Puis elle s’attarda quelques instants sur l’expression qu’affichait l’Angel, il n’avait pas peur loin de là, c’était limite s’il n’était pas heureux de mourir. Oui, comme si une infime partie de lui en était plus qu’heureuse. De plus, le soi-disant apôtre de la Mort affichait un sourire si beau et envoutant, il aurait sans doute charmé plus d’une demoiselle, mais pas Eikan. Jamais cette dernière ne tomberai amoureuse ou n’aurait pitié de qui que se soit, mais étrangement ses envies de meurtres c’étaient légèrement calmés, bien que ça haine envers le loup ne faisait que grandir de minute en minute, elle l’observa un instant avant d’être prit par son éternel tic. Roulant des yeux un instant elle soupira réfléchissant aux tortures que notre diablesse blanche pourrait lui infliger. Il y avait tant de choix, Eikan pourrait lui ouvrir le ventre et jouer avec ses boyaux tout vivant et les donner aux animaux du coin, elle pourrait lui arracher la tête et la poser au centre du territoire des Angel et les provoquer avec un hurlement sinistre. Elle était absente, pourtant sa prise se resserra de plus belle alors qu’un rire clair et cristallin s’échappa de sa gorge. Un rire froid, macabre, mais si beau et doux à la fois qui finit en de petits ricanements sinistres et mauvais. Si seulement il pouvait savoir ce qu’elle lui préparerait. Il devait se dire, mais pourquoi suis-je encore en vie, les Devil ne sont pas censés être de vilains loups tout moche et pas beau ? Qui veulent faire la gueguerre et manger tout le monde ? La bonne blague.

    « Depuis quand un loup si gentillet appartenant à une meute de chien galeux se complaisant dans leur suffisance deviendrait « la Mort » ? » dit-elle d’une voix sifflante. « Surtout que c’est grâce à nous que vous êtes devenu si fort… enfin fort, c’est beaucoup dire. »

    Ne continuant pas la conversation, elle approcha sa tête et attrapa violement la gorge du malheureux, resserrant sa prise la Devil souleva sa tête et celle du loup. Commençant à marcher dans le noir, elle traîna avec de petites difficultés le corps musclé et entrainé vers un coin très sombre de la forêt. Un petit lieu se trouvant au loin dans les bosquets à l’abri des regards. Eikan s’arrêtait parfois pour reprendre son souffle mais pas plus de quelques secondes et rappela de temps en temps que si ce crétin avait l’audace de se débattre ou de tenter une quelconque action, s’en serait finie de sa vie. Cela faisait combien de temps qu’elle marchait ? Cinq, dix minutes , peut être plus. Ou se dirigeait-elle ? Et bien, ce n’est qu’une fois arrivé qu’on l’on put voir le décor atroce qu’offrait ce lieu. On trouvait d’immenses tâches de sang séché depuis des jours au sol, il y avait des crânes d’ours, de loups et de chats-garous ayant eu la mauvaise idée de s’attaquer à la louve. Mettant fin à sa marche elle lâcha le corps faible et ensanglanté du loup, cela fit un bruit mat qui ne fit rien à la Devil. Honorable, il fallait le reconnaître, tenter de retenir ses gémissements et ne pas tenté de convaincre la louve de lui laisser la vie sauve… c’était déjà un point qu’elle apprécia chez son adversaire. Elle posa négligemment son derrière sur le loup se trouvant à califourchon sur lui, puis elle posa à nouveau sa patte non plus sur le cou mais les côtes du loup. Manquant à chaque pression de les briser.

    « Tu dois me trouver faible de te laisser encore en vie. Mais j’ai autre chose en tête et ici, je suis sûre de ne pas être déranger. » Elle renifla de nouveau le loup prenant une bonne bouffée avant de grogner contre son oreille. « Ton odeur… elle est bien trop forte pour être celle d’un sous-fifre de ta meute. Et contrairement aux autres, mon Prince, la Mort n’est ni ma peur ni mon ennemie, loin de là… »

    Eikan regarda autour d’elle avant de renifler les odeurs que lui apportait une douce brise, bien trop froide pour un printemps. A croire que le Dieu de la mort était vraiment présent dans le coin, de toute manière la louve préféra s’amuser avec sa victime plutôt que de la tuer, se serait bien moins drôle sinon. Elle se releva et prit appuis sur ses pattes arrières puis reposa brutalement celles de l’avant sur le corps à moitié mort, plantant ses griffes jusqu’au sang avant de s’appuyer de tout son poids sur le loup. La tête s’avança de nouveau près des oreilles qu’elle mordilla avant de reprendre la parole.

    « Soit un bon garçon et dis moi qui tu es vraiment… bien que je ne devrais pas, je pourrais faire preuve de clémence. S’il s’avère que tu es intéressant, je pourrais en tirer avantage et toi aussi, ne crois-tu pas ? » chuchota le Princesse d’une voix claire et suave, tout ça involontairement bien sûr.

    Oh mon Dieu… et voila elle jubilait, son âme s’enflammait tout comme le reste de son corps qui se fit lentement plus chaud. Ce côté fourbe et manipulateur dont usait parfois la louve s'éveilla en douceur, hum… cela risquait de devenir intéressant. Très intéressant… Mais rassurez-vous, elle n’avait pas cette manie de se dandiner ou de draguer les loups comme certaines femelles, car la beauté ne faisait pas tout, ce n’était qu’un point superficiel. Seul l’intelligence, la cruauté et la ruse associées à un esprit tortueux et machiavélique permettait de vivre en ce bas monde.


[Ah ben oui tu m'inspires tiens, j'adore moi aussi la manière dont tu écris. Du coup je réponds presque automatiquement, même à plus de minuit Razz ]
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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   13.09.10 9:21

I have no pack anymore. My family’s dead. I got nothing to lose. Still interested?


    Non, je ne me demandais pas pourquoi j’étais encore en vie. Et je n’étais pas assez puéril pour croire que les Devils étaient de vilains loups pas beaux et orgueilleux … C’était une certitude, chez moi. En fait, c’était une histoire de meutes. Et chacun pensait ça de l’autre, chacun ressentait l’odeur ennemie comme nauséabonde et bien peu étaient capables de passer outre. Moi, si. D’abord parce que cela faisait un moment que je rôdais en territoire ennemi. Ensuite, parce que j’étais à deux doigts de perdre la vie. Mais même, je n’étais toujours pas assez stupide pour me dire que c’était les Devils uniquement qui cherchaient à faire la guerre et à tuer tout le monde. Dans notre meute – du moins, au temps où j’y vivais encore – les Angels pouvaient se montrer aussi terribles et démoniaques. Et eux n’avaient aucun scrupule à dire qu’ils voulaient continuer la guerre pour exterminer jusqu’au dernier Devil. Oui, nous étions forts. Mais je me suis souvent demandé si ce temps était révolu. Quand mon père dirigeait encore la meute, il aurait pu la mener à la gloire. Nous aurions pu en finir avec les Devils et, pendant un temps, ce fut un but que nous nous étions fixé. Et puis, les choses se sont emballées et là, je ne sais ce qu’il s’est produit mais mon père est parti. Avec moi. Je ne serai jamais à même de connaître le pourquoi du comment mais j’en avais simplement vécu assez pour savoir que mon peuple, ma meute, ma famille, était désormais morte pour moi. Jusqu’à ce que je trouve le moyen de la dominer de nouveau. De tuer le traître qui n’a pas à être l’alpha. Et de reprendre ma place légitime.

    Quand on est proche de la mort, vous savez, on pense à une panoplie de petites choses. C’est ce que je faisais en ce moment-même quand la voix de la louve blanche me ramena sur terre. Moi qui pensais être déjà parti bien loin, voilà que le calvaire reprenait. Je soupirai, soudain las, après avoir entendu les paroles de la Devil. Je notai sa voix sifflante. Elle parlait de complaisance de nos suffisances, ce qui m’arracha un ricanement. Après tout, c’était exactement ce qu’elle était en train de faire. Je le lui fis remarquer d’un ton détaché et enchainai :

    « Et d’ailleurs, si j’avais la gale, je ne serais pas dans cet état … Mmh, tu me diras que ce n’est tout de même pas glorieux mais il va sans dire que je me sentirais bien plus mal. »

    Sous-entendu, ça pourrait être pire. Avait-elle perçu l’ironie – que j’allais pêcher Dieu sait où mais dont j’étais plutôt fier ? Je n’eus pas le temps de me poser la question une seconde fois qu’elle planta ses crocs dans ma gorge, empêchant cette fois bel et bien mon souffle de passer et de me ramener l’air nécessaire à ma survie. Ouais, bon. J’allais crever asphyxié, en fin de compte. Mais soyons logiques, ça ne changeait finalement pas grand-chose. Eventré ou privé d’oxygène, voire même décapité … Dans tous les cas, le résultat serait le même. Et, depuis tout à l’heure, il avait cessé de m’effrayer. Pendant que mon corps traînait sur le sol, se heurtant à tout ce que j’aurais évité en marchant (quoique je n’étais même pas sûr que mes pattes me porteraient et c’est pour cette raison que je ne fis aucun commentaire), je laissai mon esprit vagabonder. Je pensai à tout et à rien. J’en conclus que je n’avais rien à perdre, de toute manière et que peu m’importait si je mourrais. La seule chose qui me torturait l’esprit, c’est que ce ne serait pas une mort bien glorieuse. J’en vins alors à me demander s’il existait réellement des morts glorieuses, puisque, de toutes manières, la fin c’est la fin. Il n’y avait rien après. Et en tant que mort, il nous était impossible d’entendre les niaiseries qu’on raconterait à notre sujet. Je haussai mentalement les épaules et soupirai – enfin, faillis m’étrangler, plutôt – en résolvant le problème par cette simple solution : je n’en avais clairement plus rien à faire.

    Enfin, mon corps heurta le sol, brusquement, ce qui me coupa le souffle. J’agonisai lentement en essayant de le récupérer le plus discrètement possible quand je sentis la louve s’asseoir sur moi et poser ses pattes sur mon buste. Chaque toute petite pression me lancinait et, à plusieurs reprises, je dus tuer des gémissements qui s’échappaient de ma gorge. Mais trop difficiles à contenir entièrement, la louve fut à même d’en entendre le commencement. Je me concentrai sur sa voix, sur chaque son qu’elle émettait dans l’espoir que ça m’aide à supprimer mentalement la douleur.

    « En ce moment, tu ne me parais pas faible, seulement énorme. Combien est-ce que tu pèses, bon sang ? » fis-je, tournant en dérision cette situation plutôt critique. Elle grogna et continua, si bien que je n’eus d’autres choix que de répondre, feignant la joie : « Oh et bien, cela nous fait un point commun, jolie Princesse ! »

    Elle se releva. Oh, dieu, merci ! Quelle gentillesse de l’avoir ainsi incitée à s’éloigner et à me laisser resp… Au même moment, elle écrasa mon flan de ses pattes, avec une violence telle qu’elle m’arracha un cri d’agonie pure. Je ne m’y attendais pas, aussi me fut-il impossible de le contenir. Un craquement sonore avait retentit et il ne fit aucun doute qu’elle m’avait brisé une ou deux côtes. Mon cynisme naturel tanna mon esprit, lui répétant qu’au fond, ça ne changerait pas grand-chose … A sa demande, je grognai sauvagement, retrouvant la fougue qui m’avait abandonnée. Il fallait qu’elle sache que je n’étais pas encore mort. Et, bien que je n’en aie pas l’air en ce moment piteux, j’étais dangereux. J’avais sans doute tué plus de loups qu’elle, j’étais certainement plus âgé et j’avais surtout passé des épreuves qui m’avaient détruit. J’avais eu la force de tout reconstruire. Je m'étais relevé de situations pires que celles-ci. Je pourrais la tuer. Qu’elle ne l’oublie pas.

    Mais sa voix suave me calma bizarrement et sa proposition sonna agréablement à mes oreilles. Elle était belle et sans doute très intelligente. Mais ce qui me consuma définitivement, c’est qu’elle était aussi manipulatrice et rusée que moi. Mon regard désormais enflammé se posa sur elle. J’étais à moitié mort mais il y avait une sorte de passion qui brûlait encore dans mes yeux, témoignant qu’il me restait peut-être encore des choses à vivre.

    « Dis-moi ce que tu as derrière la tête, Princesse. Et je te dirai qui je suis. »


[Ce que j'aurais voulu faire en rentrant hier soir, je dois dire. Mais j'aurais bâclé ma réponse et cette pensées me chagrinait =P Excuse le léger retard, tu serais gentille ! =) ]
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Kujata


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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   13.09.10 17:46

Beautiful, mystic, evil as me and so sad...
Call me Princess of Revenge my child. I'll can be your weapon if you want...

    Oh mais… c’est qu’il n’était pas stupide ce beau mâle. Intelligent, fort et fier, la louve espéra juste que ces traits de caractères plus qu’honorables ne lui fassent pas défaut pendant l’entretient. Il n’avait pas peur de la mort, il n’était pas effrayé par la tournure des événements et sa position de faiblesse, quel dommage tout de même. Il n’avait que d’yeux pour son ennemie, enfin d’yeux, ce n’est qu’une façon de dire. Pourtant s’il avait été juste un peu plus attentif au décor, il aurait pu voir comme la cachette de la Devil était si joliment décorée. Un petit groupe de lierres à la couleur verte s’entrelaçaient et étouffaient un pauvre arbre que ne pouvait se défendre face à son agresseur. Mais le plus inquiétant était les ronces noires aux rayures violettes à peines visibles qui complétaient le tout, une seule éraflure, et la douleur serait-elle que la victime s’évanouirait. Mais, c’était bien trop cruel et inutile dans le cas présent, si elle avait l’idée stupide de le balancer dessus, l’Angel n’y trouverait que la mort et elle aucune satisfaction. Peut être que le planter délicatement dans les épines serait plus jouissif ? Non plus, le transpercer de part en part avec les os trainant dans le coin, lui garantissant une septicémie carabinée ? Bof, le coup classique. Eikan sortit lentement de ses pensées quand la voix du loup arriva à ses oreilles. Son visage neutre s’éleva avec le reste de son corps, elle se dégagea du loup en ayant plus qu’assez de cette position ma foi… fort peu correcte à ses yeux. Elle préféra allonger une partie de son corps sur le loup le bloquant une nouvelle fois, mais sans lui faire mal cette fois-ci. Par précaution sa gueule resta non loin de la nuque de son prisonnier juste pour qu’il ne perde pas de vue qui menait la danse. Puis, notre princesse regarda ces yeux, ils étaient envoutants, ils s’y dégageaient une malice et un intérêt qui lui fit tout de suite plaisir.

    « Qu’est-ce qui pourrait-être profitable autant que moi, je me le demande. Tu n’as pas l’air d’avoir besoin de puissance, on dirait plutôt que tu aimerais retrouver ce qui te revient de droit. Sinon tu te serais battu, même dans cet état pitoyable. » Ne prenant qu’une courte pause elle reprit de plus belle. « Ton odeur en dis long sur toi, et ta force aussi. Tu es une proie de choix, j’en suis très fière et comme cadeau je t’offre… »

    La voix suave et un peu aguicheuse ne fut plus là, il n’eut droit qu’à des paroles douces et sucrées. La louve ne continua pas, son esprit divergea un instant alors que ses yeux s’agitèrent un peu plus. Sans prévenir elle recula rapidement et se mit en position d’attaque. Alors qu’elle planta ses yeux dans ceux du loup elle finit par se demander une chose, les loups ayant des odeurs plus ou moins forte signifiait que, soit il est vraiment très puissant et/ou qu’il possède un grade très important. Bien que ce genre de chose ne soit pas forcément applicable à tous les loups. Il y a quelques années quand elle faisait équipe avec un vieux solitaire qu’elle tua sans regret, lui avoir demandé de petites informations sur le passé trouble des Angel et des Devil. Connaissant assez bien celle de sa meute, se fut celle de ses ennemies qui l’intrigua. De ce dernier entretien elle avait compris que, des deux côtés, certains loups en avaient eu plus qu’assez de cette guerre, que beaucoup étaient partis, d’autres aussi avaient plus ou moins quitté leur meute avec des raisons inconnues. Mais, Eikan se rappela d’une chose, l’histoire d’un loup très important chez les Angel qui disparut sans laisser de trace. Cependant, la louve des neiges ne put connaître son nom ou sa description. Sauf que si ça se trouve, il était mort depuis longtemps… ou bien vivait-il encore sur Wolf Angel à l’abri des regards ? Sous un autre nom ? Non c’était improbable. Prenant le temps de se calmer deux minutes elle regarda le ciel, l’aube était encore loin et personne ne passa près de son sanctuaire. Reprenant une énième fois son air neutre et froid elle se rassit et observa le loup alors, qu’un silence pesant et très désagréable s’installa entre eux deux. Finissant par le briser, elle reprit d’une voix lasse :

    « J’ai eu l’occasion de collecter certaines données par le passé. Ce qui me gêne c’est, si par hasard, tu ne serais pas un de ces Angel qui auraient fui ou bien mystérieusement disparut. Il y en avait de très importants pour la meute qui ont déguerpit de Wolf Angel… deux dont leurs noms me sont inconnus. Serait-ce toi ? Ou bien peut être que tu les connais ? » Eikan ne fit que regarder, attendant une réaction avant de reprendre : « Cette question est inutile certes, je suis sûre que tu es l’un des leurs, ceux qui auraient pu reprendre les rennes de la meute. Il n’y en avait que quatre pouvant prétendre ce poste. Et je ne me trompe que très rarement… »

    Ses paroles furent prononcées de manière cassante et cachèrent un fond de cruauté sans limite. Ce n’était pas son genre de sortir des voix d’outre-tombe, bien grave, de un parce qu’elle ne le pouvait pas, et de deux parce qu’elle trouvait ça plus que ridicule. La Devil regarda autour d’elle avant de prendre une grande feuille rouge qu’elle trempa dans de l’eau, puis partit la poser sur une des blessures infligées par l’escouade qu’il avait du surement éliminer. Puis, reposant son regard de braise sur le pauvre corps meurtri, elle fronça les sourcils en laissant de petits grognements non voulu sortir de sa gorge.

    « Ose seulement lever la patte, et je te jure que je te ferai crever lentement… très lentement. » dit Eikan plein de colère et de sadisme.

    Ne restait plus qu’à attendre les informations qui arriveraient vite, sinon, ne serait-ce que par ennui et perte de patience elle l’anéantirait.


[T'en vouloir ? Jamais. Kyyyya, j'adore ton loup, je me demande si ces deux-là trouverons un terrain d'entente, dans le plus grand secret... on viole pas une des règles du fofo là ? *sort son bouclier*]
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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   13.09.10 19:58

If you’ll be my weapon, swear some kind of loyalty to me and then I promise I’ll be your shield. Blow high blow low.

    J’avoue, je n’avais pas réellement eu le temps de m’attarder sur la somptueuse décoration de ma chère et tendre hôte. Peut-être, pour commencer, parce que j’étais un invité un peu différent de tous ceux qui peuplaient la taverne de la louve ? Peut-être aussi que, si je m’étais attardé dessus, j’aurais souri au nombre impressionnant de conquêtes (je parle bien des vies enlevées) qu’elle avait faites. Ça m’aurait fait tressaillir. De plaisir, je précise, pas d’horreur. Et encore moins de peur. Non, c’était tout simplement ... parfaitement jubilatoire. Enfin, si cela se trouvait, j’étais tout bonnement en train de perdre la boule. Après tout, tant de sang s’était lentement frayé un chemin hors de mon corps. Je n’étais pas du genre chétif, quand j’étais en forme. Au contraire, j’étais sans doute aussi imposant que l’était mon père. Mais j’avais certainement une mine atroce, en ce moment, avec des airs décharnés qui ne m’allaient sans doute pas bien du tout.
    Je fus reconnaissant à la belle louve blanche lorsqu’elle décida de s’allonger sur mon corps, sans me blesser cette fois, restant néanmoins assez proche de mes organes vitaux pour m’arracher impitoyablement mon dernier souffle si j’avais le malheur de bouger. A vrai dire, j’étais trop bien pour vouloir faire une telle chose. Elle me tenait chaud – sans le vouloir, j’imagine – et la chaleur m’était, en ce moment, aussi vitale que l’oxygène ou l’hémoglobine que je perdais encore lentement. Si nous n’étions pas de meutes si différentes – et ennemies, je me forçai à me le rappeler – si je n’étais pas dans un état si atroce et si le lieu n’était pas si morbide, on aurait pu croire à un jeune couple passant de tendres moments à l’abri des regards indiscrets. Cette vision me fit sourire.

    « Merci du compliment. » Mon regard d’airain chercha le sien, malicieusement et j’eus le souffle coupé lorsque je le trouvai. « Tu es maligne. Effectivement, je n’ai pas besoin de puissance … » je fis une pause et soufflai : « Je l’ai en moi. »

    Je ne mentais décemment pas et je savais qu’elle en était consciente. De toute manière, elle l’avait certainement senti, comme n’importe qui et je hochai imperceptiblement la tête quand elle parla de mon odeur. Je lui fus reconnaissant de ne pas préciser que je sentais l’ours en putréfaction – ce que n’importe quel Devil idiot aurait fait remarquer – sachant bien que l’odeur de ma meute pour la sienne était insupportable, ça aurait immanquablement vexé mon égo. J’ignore si c’était vraiment le moment de m’arrêter sur des détails dans ce genre mais … au fond, ça me plaisait de le faire.
    Je la sentis s’éloigner de moi, mentalement parlant et me surpris à me demander à quoi elle pensait. Cette louve m’intriguais et ça me chamboulait, c’était insupportable. Autant dire que je n’aimais pas ça. J’avais la sensation de perdre mes moyens, même si je n’en montrais rien. Comme si perdre gentiment la vie ne suffisait pas, tiens ! Mais au moins, ça avait le mérite de me faire sentir … vivant, justement. Et j’en venais même à oublier, pendant quelques fractions de secondes, que mon sang s’étalait sur le sol et que je risquais de clamser à tout moment.
    Quand enfin sa voix retentit à mes oreilles, je découvris qu’elle s’était bien documentée. Enfin, façon de parler. On avait certainement dû la renseigner. A propos de ma meute. Un frisson parcourut mon corps, chose qu’elle avait probablement ressenti, étant allongée sur ce dernier.

    « Qu’est-ce qui te fais penser que ce pourrait être moi ? » fis-je en ricanant. « Cela dit, tu ne te trompes pas. Certains noms que tu ignores ne me sont pas inconnus. »

    Mais ça me turlupinait. Pourquoi voulait-elle savoir ? Pourquoi combler les trous alors que cette histoire n’était pas celle de sa meute, ne la concernait pas à proprement parler ? Cela m’échappait. Cela dit, j’étais conscient de ne pouvoir lui poser directement la question, elle ne me répondrait sans doute pas. Il fallait que je le découvre autrement.
    Pendant que je me triturais le cerveau mon bourreau (ou ma sauveuse ?) s’éloigna un instant pour aller chercher de l’eau qu’elle transporta dans une feuille trouvée à proximité. Je n’avais même pas songé à me lever alors même que je regagnais tranquillement mon énergie perdue. Dire que j’aurais pu lui sauter dessus, lui rompre le cou et rentrer chez moi. Cette idée ne traversa même pas mon esprit démoniaque. Elle appliqua un peu d’eau sur l’une de mes blessures béantes et je tressaillis, laissant passer un geignement pitoyable. Je me dégoûtais tout seul, c’était dire ! A son avertissement, je ne me gênai pas pour dévoiler mes crocs et pour lui lancer un regard noir (malgré ses menaces de mort) :

    « Je te ferai remarquer que ce n’est pas spécialement agréable, la brûlure. »

    Oh oui, je faisais mon capricieux mais, après tout, elle était bien partie pour converser avec moi, il faudrait sans doute qu’elle supporte mon sale caractère. Je pouvais me comporter en vrai gamin sanguinaire, parfois. J’effaçai ces dernières phrases d’un petit grognement et je reposai la tête sur le sol. Avant de lui faire remarquer que la salive était plus efficace que l’eau. Mais bien sûr, je ne m’amusai pas à la remercier de son geste. J’étais prêt à parier qu’elle n’écouterait même pas.

    « Alors, Princesse, qu’est-ce que tu as en tête et qui nous serait profitable à tous les deux ? Je suis sûr que je pourrais être intéressé … » déclarai-je le plus sincèrement du monde, un sourire diabolique pendu aux babines.


[ Niaaah ! C’est réciproque ! Notre topic devient passionnant ! J’me posais la même question … Et, effectivement, on viole les règles. Mais c’est ça qui est génial ! *_* (Chers lecteurs, vous avez l’interdiction formelle de faire de même, ceci est un topic unique autorisé par l’admin présente ces temps sur WA-YQ, c’est-à-dire : MOI XD)]

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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   13.09.10 21:43

Well... is a good deal, have you the potency for this ? I'm not sure, but I see part of your tragic destiny...

    « Ne fais donc pas le délicat. Remercie plutôt la nature qui t’évitera de crever… pour le moment du moins. »

    Eikan regarda un instant le loup. Bien, d’après les quelques échanges plus ou moins froids, elle put en déduire que les deux protagonistes étaient sur la même longueur d’onde. Elle repartit de nouveau et mâcha de drôles d’herbes, revenant sur ses pas, elle appliqua la mixture en petites quantités sur les plaies et blessures plutôt moches. Rien que pour cela, elle méritait la peine de mort, mais après tout pourquoi ne pas tenter le diable, oser défier les lois quittent à en mourir ? Toute cette histoire lui montait peut être trop à la tête, mais qu’importe, la machine tournait à plein régime, et rien ne l’arrêterait. Elle n’était pas médecin c’est vrai, mais les premiers soins étaient ce qu’elle connaissait le mieux, ne serait-ce que pour l’aider lorsque la louve se trouvait seule et démunie de toute aide extérieur.

    « Pour être honnête, j’en ai plus qu’assez de ce calme. J’aimerais une guerre, quelque chose qui mettrait enfin fin à toutes ces histoires, je suis faîte pour ça et pas autre chose. C’est triste non ? » soupira le louve.
    « Je hais les autres meutes, les Célestial sont bien trop intelligents, même si ce n’est pas un défaut, le jour ou ils voudront se rebeller on l’aura tous dans l’os. Quand aux Sakarite, la bonne blague ! Pour moi ils sont plus insignifiants qu’autre chose et ce n’est pas de la fierté, juste la réalité. Si l’on pouvait se passer de leur aide se serait magnifique. Et les Angel… je pense qu’on doit partager certains points négatifs à propos d’eux. » dit-elle avec un calme incroyable. Elle se remit près du loup le réchauffant un peu avec son corps. « Je ne veux pas être la dominante ni avoir la gloire ou je ne sais quoi, c’est bien trop pénible. Quand au pouvoir, je le possède aussi. Ce que je souhaite pour le moment, c’est la mort de ta Dominante, Humbra. »

    Eikan termina sur un ton remplit de rage, et elle qui, ne ressentait rien et dissimulait tant bien que mal ses émotions, défigura sans trop le vouloir son visage. La louve ne ressemblait plus à rien, sauf à une diablesse venant de se lever du mauvais pied. Ses yeux rouges brillaient à en faire pâlir de jalousie des rubis, ses crocs sortirent de leur propres volonté des babines de la Devil qui fronça les yeux, son regard diabolique se posa de nouveau sur le loup alors qu’un beau sourire plein de malice se montra.

    « Et quoi de mieux qu’un Angel pour accomplir une telle mission. Contrairement à moi, tu m’as l’air prometteur, tu pourrais aisément devenir un Dominant digne de ce nom. Mais sache une chose, toutes les personnes avec qui j’ai passé un contrat sont mortes une fois les tâches finies. Si on se retrouvait sur un champ de bataille, je me ferai une joie de te détruire toi aussi. C’est si amusant de détruire ce que l’on construit soi-même ne trouves-tu pas ? »

    Et pour la première fois sur cette terre, la louve au pelage blanc effaça toutes traces de haine, de colère et de rage. Le sadisme, la méchanceté et la cruauté n’émanait plus de son être. Pour la première fois, elle put rire simplement, sans arrières pensées, un rire clair et très mélodieux, envoutant et joyeux. Ça peut paraître étrange je vous le concède, mais pourquoi ne pourrait-elle pas s’exprimer une fois par siècle ? Oui parce que ça ne se reproduira pas de sitôt, devant un Angel qui plus est, un ennemi. Devant un Devil comme elle passe encore, mais là…
    Eikan eut quelques soucis pour reprendre son air sérieux, mais finit par se calmer observant de nouveau le ciel, la lune n’était point présente pour leurs tenir compagnie ce soir, seules quelques étoiles se montraient quand les nuages sombres s’écartaient mais sans plus. Quel dommage. Ne remarquant même pas que le silence s’installa entre les deux loups, elle se laissa doucement bercée par une brise. Pourtant son instinct reprit le dessus aussi vite. Sans prévenir elle attrapa délicatement le loup par la nuque et le traina dans une petite grotte se trouvant à quelques mètres. Une fois arrivée, la Devil déposa son prisonnier en douceur. Voila, il avait enfin mérité un peu de considération de sa part, à présent il serait traité en un esclave digne de ce nom. Une chose est sûre, c’est qu’à la moindre gaffe elle ne ferait pas de quartier et chercherait toute seule une autre victime pour ses plans. Il devait se demander, comment est-ce qu’une louve aussi jeune pouvait déjà oser dire qu’elle voulait la mort de la Dominante Angel ? Devant lui qui plus est ? Qu, ne cherchant ni la gloire ni même un poste plus haut placé et quitte à transgresser plusieurs lois de sa meute, qu'elle serait prête à conclure un marché avec un ennemi ? La louve quand à elle se demandait de quelle manière réagirait le reste de la meute apprenait une telle chose, qu’une HellChild de son rang et aussi prometteuse avait pu se rabaisser à marchander avec un misérable chien galeux ? Simplement qu’elle adorait manipuler les gens, les tuer, les défier, leurs faire peurs. Parce qu’elle ressemblait plus à une solitaire, travaillant pour une meute s’avérant être sa famille, parce qu’elle trouvait ça comique de devenir la hache de guerre et qu’elle trouvait une raison de vivre en quelque sorte. Mais ça personne ne le saurait à par son défunt père qui aurait agit pareil, simplement parce qu’eux deux, faisait partie d’une catégorie de loup n’hésitant pas à prendre d’énormes risques pour arriver à leurs fins, et tant mieux si cela arrangeait les autres.

    « De toute manière si tu refuses, je te brise les pattes et te laisse ici, je peux te tuer tout de suite aussi. Je t’assure que les moindres paroles, me suffisent pour bien voir que tu n’es pas quelqu’un de faible et que tu mérites ta place au soleil, moi je veux juste éliminer cette louve. Mais se sera bien plus facile à dire qu’à faire… » Marquant un temps de pose elle reprit d'une voix monocorde : « A moins que tu es d'autres projets en tête ? »

    Eikan se releva et s’étira avant de partir à l’entrée de la grotte, elle observa les alentours, dressa ses oreilles les dirigeant partout et renifla parfois l’air, cherchant à détecter la moindre alerte qui la mettrait en danger. Puis elle retourna sur ses pas, gardant une bonne distance elle s’assit sans un mot attendant une quelconque réaction du loup.


[Voui ! Si seulement ils n'étaient pas ennemis... non en fait c'est mieux encore. Ce qui me chiffonne, c'est si cela risque de rentre en compte dans l'histoire du forum... ou si c'est juste un sujet comme un autre. Parce que là, ça risque de partir très loin *\o/* (Oui à ne pas faire pareil, d'ailleurs, je vous assure que je ne recommencerai plus jamais *w*)]
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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   13.09.10 23:20

My destiny will soon be yours, dear. There’ll be consequences and let me tell you that they will certainly lead us to death. Don’t you fear ?


    Remercier la nature, eh bah tiens ! Je grognai entre mes dents, incapable de protester cependant parce que la louve blanche comme neige m’aidait bien et qu’elle avait raison. Ça me fit sourire qu’elle m’enjoigne à dire merci à ladite nature alors que c’était elle qui pansait mes plaies. Enfin bref, il n’empêchait que ça faisait mal et que je ne retins pas tout le temps les grondements de douleur. Certes, ç’aurait pu être pire. Je ferais peut-être mieux d’arrêter de me plaindre, au fond. Je me laissai faire et soupirai, trouvant plus intelligent de ne rien ajouter.
    Je repensai à cette scène hors du commun. Haha, si la meute devinait ce que je faisais en ce moment, c’est elle qui m’achèverait sans scrupule. Mais qu’importe. Je suis censé la dominer. Je fais donc ce que je veux, quand je veux et personne ne devrait pouvoir se mettre en travers de mon chemin. Un jour, il en sera ainsi. Je commanderai, j’imposerai et on obéira. Mes yeux se voilèrent un instant, retrouvant de leur vigueur lorsque la louve appliqua sa mixture et que je sentis l’infâme brûlure des plantes traverser tout mon corps. Voilà qui m’arracha un autre grondement que je tuai à la naissance au fond de ma gueule. Comme pour m’aider à oublier la douleur, ma belle ennemie se mit à parler. Et je l’écoutai avec la plus grande attention.

    Elle m'expliquait haïr les autres meutes. Elle voulait la guerre, alors que la plupart des loups de Wolf Angel auraient donné n’importe quoi pour avoir la paix. La vraie paix, je veux dire. Pas cet état illusoire dans lequel nous étions tous plongés. Aucun armistice officiel n’avait pourtant été signé … A moins que ce ne fût fait lorsque j’étais parti ? Je ne saurais le dire. Les derniers mots de la créature blanche m’écorchèrent les oreilles. Mon sang ne fit qu’un tour, mes oreilles bourdonnèrent et je pestai intérieurement … jusqu’à cracher ma colère qui avait été éveillée par de simplement mots contre lesquels je me rebellai littéralement :

    « Humbra n’est pas ma dominante. » fulminai-je. « Elle ne devrait même pas être à la tête de la meute. Et jamais je ne la considérerais comme telle. » Je laissai couler la haine que je ressentais à son égard à travers mes mots alors qu’une question existentielle trottait dans mon esprit : « Mais toi, qu’as-tu contre elle si tu ne désires ni la gloire, ni un poste plus élevé que celui qui est le tien ? »

    J’étais pourtant quasiment certain que la jeune louve ne répondrait pas. Mais je n’avais pu m’empêcher de lui demander, c’était plus fort que moi, les mots me picotaient la langue. Et puis, j’avais noté les traits de mon ennemie, je les avais vus se tordre, de manière à peine perceptible, comme si la Devil se retenait de laisser libre cours à sa rage. Je souris et posai un regard étonnamment doux sur elle. Après tout, nous partagions à ce moment précis une haine véridique pour une seule et même personne. Doux point commun. Elle me sourit en retour avant de continuer. Je répondis aussitôt :

    « Princesse, si on se retrouve sur un champ de bataille, c’est moi qui mettrait fin à tes jours. »

    J’avais dit ces mots avec un ton si naturel qu’il me fit frissonner. En réalité, c’était tout à fait spontané, je n’avais pas réfléchi plus longtemps à la réponse que je lui donnerai mais celle-ci me fit sourire alors que mon rythme cardiaque s’emballa. Et pour cause, j’imaginai déjà la scène. Les corps lacérés de nos deux meutes dans cette guerre que nous avions tous les deux déclenché. L’un en face de l’autre, les crocs dévoilés, tournant dans un rituel propre à notre race, à l’affût du premier qui attaquera. J’imaginais nos crocs s’entrechoquer, sa chair tendre sous la pression de ma mâchoire. Je l’imaginais aussi faible que je l’étais en ce moment et je jubilais littéralement. La tête me tourna alors qu’une ultime image s’attarda dans mon esprit. Morte. Alors que nous avions parcouru tout ce chemin. Alors que c’était elle, qui avait voulu la guerre.
    Je ne concevais bien sûr pas qu’elle puisse me tuer. Maintenant, cela ne faisait aucun doute, j’étais tellement bousillé qu’une simple pression de mâchoire servirait à m’achever. Mais lorsque j’aurais récupéré l’entier de mes facultés physiques … Je n’en ferais qu’une bouchée. Un sourire abominablement malsain s’accrochait à mon museau.

    « Oh oui, si amusant. » répondis-je, évasif et rêveur. « J’imagine que tu as des conditions, puisque c’est un contrat … Quelles sont-elles ? »

    J’attendais une réponse qui pourtant tardait. Et bientôt, je l’oublierai complètement. Je n’avais pas la tête à observer le paysage, bien que le silence s’installa, je ne me sentis pas assez mal à l’aise pour regarder ailleurs. En fait, j’avais les yeux rivé sur la Devil couchée près de moi, me réchauffant de sa chaleur. Je finis par les fermer doucement, avant de les rouvrir aussi rapidement quand je sentis les crocs de la femelle s'emparer fermement de ma nuque. Mais elle fut étonnamment plus délicate que la première fois et bien que mes côtes me lancinassent, je n’eus pas à me plaindre du transport. Elle nous conduisit dans ce qui ressemblait de loin à une grotte et me déposa avec douceur sur le sol. Je grimaçai tout de même quand, au contact de ce dernier, mes membres endoloris protestèrent.

    Elle me considérait comme son esclave mais si nous étions censés conclure une sorte de pacte, c’est de la même manière que je la percevrais. Étrange situation dans laquelle nous nous étions embarqués, je vous l’accorde. Plus étrange encore comme les choses avaient évolué. Nous avions apparemment trouvé un terrain d’entente. Autant vous le confier : ladite situation excitait ma curiosité et mon envie de tuer comme rarement auparavant. Après tout, j’enfreignais les lois, je complotais sur le dos de celle qui était censé représenter la dominance. Nous nous apprêtions à travailler ensemble pour trouver un moyen de l’anéantir. De quoi vous en donner des frissons de plaisir !

    Sans répondre à ses mots, je fermai les yeux, soudain atrocement fatigué. Je la sentis s’éloigner puis revenir. Elle devait certainement attendre que je réagisse. Ce que je finis par faire, retrouvant un air las et anéanti de sommeil.

    « Ce projet me convient. Je n’aspire qu’à récupérer ce qui m’a été enlevé, comme tu l’as deviné. Maintenant, sois gentille Princesse, si tu veux que je sois ton petit toutou, il va falloir que tu me maintiennes en vie. Et je suis littéralement en train de mourir de froid. Approche. »

    Je soufflai ces derniers mots, attendant de sentir son corps près du mien sans même ouvrir les yeux. Elle pourrait m’achever, bien sûr. Mais comme je l’ai dis, je me foutais de mourir ou non. Aussi, j’étais prêt à décimer Humbra même si je devais le payer de ma vie. Et j’affronterais ma belle Princesse, sans scrupule, s’il le fallait. Je n’avais rien à perdre, tout à y gagner. Autant jouer le jeu.


[ C'est aussi une question que je me suis posée, tiens ! Mais bon, en même temps, on est un peu toutes seules sur le forum, en ce moment. Peut-être que ça rentrera en compte, ouais, mais plus tard. Ou alors peut-être que leur plan démoniaque tombera à l'eau ? Si ça se trouve, Black n'arrivera pas à la tuer et périra ... *_* C'est tellement chouette, y'a pleiiiin de possibilités xD ]
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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   14.09.10 16:12

I laugh at death, and I'm not afraid of her . Now conclude the pact signed in blood, which will end in blood.

    « Son petit toutou » ? Oh oui, cette belle comparaison résonnait dans la tête d’Eikan comme le refrain d’une belle chanson. Après tout, c’est bien ce qu’était les Angel ne trouvez-vous pas ? Alors qu’elle réfléchit un instant à la demande de son partenaire, elle se décida à revenir vers le loup pour au final, interrompre sa lancée. Pourquoi devrait-elle obéir à ses caprices ressemblant limite à des ordres ? C’était elle la plus forte pour le moment, et c’est elle qui déciderait ou pas de venir le réchauffer. Un petit rictus en coin se montra alors qu’elle reposa son derrière sur le sol dur et peu confortable. Juste une petite question trottina dans sa tête, pourquoi détestait-il autant Humbra ? Etait-ce vraiment important pour lui de devenir le dominant ? Et puis tout ça ne serait point une mince chose à faire, cette Angel est dotée d’une puissance aussi vaste et redoutable qu’était sa bonté, sa loyauté et sa force. Ça ne serait pas de la tarte que de tenter d’abattre cette dernière. La louve au pelage de lumière réfléchit un instant quand au fait qu’elle devrait une réponse ou pas, ne perdant plus une minute la Devil répondit sans une once de sentiment :

    « Elle mourra sous mes crocs vengeurs, ce qui se passe après m’importe peu. Je trouverai bien un moyen de la tuer ou de l’affaiblir sans pour autant y perdre la vie, je ne suis pas stupide et je connais plus ou moins ses capacités. »

    Mais elle ignorait tout de ses origines, sinon, même poussée dans l’action elle aurait tenté de trouver biens de manière pour la tuer. Car Humbra était tout sauf une louve ordinaire…
    Reprenant ses esprits, la louve se dirigea de nouveau vers son esclave et s’allongea à côté de lui, conférant une nouvelle fois un peu de sa chaleur. Son regard semblait perdu mais ses sens étaient toujours aussi attentifs qu’à leur premier échange, après tout, il lui était impossible de faire entièrement confiance au loup, il n’était qu’un ennemi et cela devait être de même pour lui.

    « Tu peux me tuer c’est vrai, comme nous pouvons mourir tous les deux. » siffla la guerrière.

    Mais intérieurement, elle ne pensa qu’à une chose, la guerre. Les deux meutes se faisant face et les loups l’un devant l’autre, les babines retroussées et les crocs dévoilés pour enfin finir par se déchiqueter les uns les autres. Puis sa silhouette se dessinant parmi les morts jonchant le sol, tout deux épuisés mais avec encore pleins de ressources en réserve. Se regardant, se jaugeant pour au final se sauter dessus. S’en suis une lutte acharnée ou les poils volaient dans les airs, le sang giclait partout teintant leurs belles fourrures qu’un rouge carmin. Eikan se voyait presque battu mais, dans un ultime effort, elle se redressa et planta ses crocs dans le foie de ce dernier le lui arrachant presque. Puis l’image continua au ralentit, elle se voyait approcher très lentement du cou de l’Angel qui en faisait de même, puis plus rien. Ce fut le trou noir, on entendit un bruit de trachée broyée et d’un cri à peine audible. Ce ne fut que quand elle se concentra qu’elle put voir, le voir mort allongé au sol ou un beau sourire mélangé de joie et de douleur s’était gravé à jamais sur sa face. Lorsque la diablesse reprit le chemin de la réalité, elle regarda autour d’elle légèrement paniqué mais n’ne montra rien. La Devil c’était perdue dans un rêve durant quelques secondes, qui lui parut durer une éternité, c’était limite si elle n’eut pas l’impression de sentir son propre sang couler sur elle alors qu’il n’en fut rien. Reprenant complètement ses esprits, la femelle tourna la tête et plongea son regard revolver dans les yeux jaunes du mâle.

    « Puisque qu’elle est forte et la dominante des Angel, je pense qu’il faudrait que je m’entraine un peu plus pour devenir redoutable. A moins que Hammeren s’en charge, ce qui serait plus simple. Les Sakarite bien que nos all… euh enfin bref, peut être qu’ils seraient de la partie, ça ferait toujours un poids dans la balance. » fit-elle rêveuse.

    Son esprit intelligent et machiavélique fonctionnait à plein régime, oubliant complètement de garder une œil dehors, on aurait presque pu y lire toutes ses pensées tant le regard fut intense. Son expression, le silence et son regard en disait long sur le sujet. Eikan ne se déconcentra pas et commença la phase un de son plan, les règles du contrat.

    « Aucune aide ne sera apportée en territoire ennemi, si tu reviens ici et que t’es en danger je ne tuerai pas les membres de ma meute pour te sauver, même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque parfois. Idem pour moi. Nous dirons que nous sommes sur un pied d’égalité, une erreur de ta part et tu risques de vraiment tout perdre. » s’écria la louve de manière et calme et froide.

    * Sauf que de mon côté se ne sera point pareil, je compte bien protéger mes arrières et mettre des atouts de mon côté mon cher Prince… * pensa Eikan envisageant la manière dont elle pourrait aisément se jouer de lui.

    « En ce qui concerne le reste de l’opération, je me charge du boulot de mon côté et toi du tiens. Tu ne la porte pas dans ton cœur certes, mais n’oublie pas qu’un bannissement ou bien la mort ferait tout aussi échouer tes plans. Malin comme tu es, trouve donc une solution pour coopérer ne serait-ce qu’un laps de temps pour signer son arrêt de mort dans le plus grand secret. »

    Réfléchissant bien aux diverses manœuvres, Eikan ne put que rester dubitative quand aux missions à accomplir, déjà approcher Hammeren ne serait pas une chose facile. Mais au moins elle irait dans le vif du sujet sans se soucier du reste. Quand aux Sakarite… elle ne pouvait pas les blairer, presque autant que les Angel, il allait falloir faire un gros effort, mais jamais cette idée d’assassina en coopérant avec l’ennemi ne lui était venue à l’esprit. Bah après tout, quelques défis plus que costaud ne pouvaient lui faire de mal, au contraire, la Devil verrait enfin de quel bois elle était faite.


[Cool deuxième page ! C'est sûr, le forum est bien vide T_T. Moi je refuse que Black meurt, il est bien trop classe ce loup \o/. Il est vrai que niveau possibilité on est vraiment gâtées.]
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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   17.09.10 9:15

As you wish, love. But who tells me I can trust you ? Who knows if you won't be the one breaking the pact ...

    Je dus dissimuler un petit rire carnassier. Elle se voyait tuer Humbra ? Je ne pus m’empêcher de penser qu’elle était soit très stupide, soit totalement folle. Peut-être les deux à la fois ? Non, ma Princesse ne semblait pas idiote. Mais ses mots résonnèrent dans mon esprit comme ceux crachés par un être spécialement fou ou puéril pour ne pas prendre en compte quelques importants critères. Pour commencer, Humbra ne serait pas approchable. Elle était entourée de puissants gardiens qui m’étaient constamment leur vie en jeu pour la prospérité de leur bien-aimée et redevable dominant. Je reniflai de dédain. Cette pensée m’écœurait et faisait jusqu’à remonter une trainée de bile du fond de mon estomac à ma bouche. Je me léchai les babines, comme si ce geste allait m’aider à effacer ce goût immonde. Ma belle affirmait ne pas être stupide. Elle prétendait trouver un moyen de tuer Humbra ou de l’affaiblir sans elle-même perdre la vie. Je n’en étais pas si sûr.

    « Les loups haut placés dans la hiérarchie ne se déplacent jamais seuls. Pour pouvoir l’atteindre, il faudrait se débarrasser de son escorte personnelle. Ce qui ne sera pas une mince affaire. Les loups qui sont chargés de sa protection sont entraîné au combat et redoutables à la défense. Ils sont d’une intelligence fine et rusés comme bien peu. En prenant le risque de les tuer, tu prends aussi celui de mourir. Et c’est bien simple, tu ne toucheras pas à la dominant … » je crachai ces mots avec un mépris acerbe, malgré moi, mais me forçai à continuer. « … tant que tu ne te seras pas débarrassé d’eux. »

    A ce moment, une idée me frappa aussi violemment qu’une tempête de givre. J’en frissonnai, évaluant mentalement le pour et le contre. J’étais fatigué et mon cerveau protestait que je ne le ménage pas, surtout dans un tel état. C’est pourquoi il se pourrait parfaitement que je fasse fausse route. Que les idées qui germaient et grandissaient à un rythme fou, telles une espèce sacrément coriace de mauvaise herbes, soient aussi totalement malsaines et particulièrement impossibles à réaliser. Aussi me forçai-je à faire un tri sélectif. Peut-être que cela m’aiderait à y voir plus clair. A discerner folie de raison, avec un peu de chance.

    Je décidai cependant de laisser mon illumination au repos, du moins momentanément. D’abord parce que mon ennemie – avec qui, soit dit en passant, j’étais en train de conclure un pacte aussi dangereux que démoniaque – n’en restait pas moins une menace potentielle. Si elle connaissait les moindres petits détails de mon propre plan, alors je risquais de pouvoir tirer un trait dessus. Si je la mettais dans la confidence et lui révélais ce qui se tramait dans les tréfonds de mon cerveau mutilé, elle pourrait me couper l’herbe sous les pattes. Et je n’avais vraiment pas besoin de ça. Car celui qui mettrait un terme au règne de Humbra, ce serait moi.

    Oui nous pourrions mourir tous les deux. Et peut-être même que ce sera le cas. Je n’en sais rien, après tout, je ne suis pas devin. Mais si elle sous-entendait qu’elle pourrait me tuer, avant que j’en aie le temps, elle faisait une grave erreur. Je me repris mentalement et me mis à réfléchir. Elle était trop intelligente pour m’achever maintenant. Après tout, si elle m’avait gardé en vie – et je cracherais sur sa pitié si telle était la raison de son geste – ce n’est justement pas par pitié. Elle avait certainement compris que je pourrais lui être utile. J’étais de retour dans la meute. Je pourrais approcher Humbra. Mais j’avais une autre idée en tête. Plus sombre, subtile et surtout pour violente.

    Trahison. Ce mot résonnait dans ma tête, inexorablement. Bien sûr. J’allais achever Humbra de mes propres crocs. Il le fallait. Je vengerai ma mère, mon père. Et je suivrai leurs traces. Mais je n’étais pas un crétin sans cervelle. Or, quelle meute fait confiance à un dominant qui a assassiné ses supérieurs ? Personne ne serait fou à ce point pour se plier à mes ordres si ma trahison venait à se savoir. Pis encore s’ils apprenaient que j’avais pactisé avec l’ennemi. Et c’est pourquoi ils n’en sauraient rien. C’est pour cette raison même que je déclencherai une guerre sanglante, tuerai Humbra, mettrai les fautes sur nos ennemis de toujours, liquiderai ma belle Princesse … et après être sorti victorieux d’un tel périple. Après avoir montré à tous ma dévotion pour ma meute, pour laquelle j’étais près à offrir jusqu’à ma vie, que je serai accueilli en héros auprès des miens. Ainsi j’accéderai au rang qui m’appartient.

    Je m’étais tus pendant trop longtemps. J’en avais oublié les paroles de la Devil. Peut-être croyait-elle que je m’étais endormi ? Non. En me concentrant de nouveau sur la grotte, les lieux et ma fatigue grandissante, je constatai qu’elle parlait toujours. Elle semblait énoncer les règles de notre pacte. Qu’avais-je loupé de son discours ? Avait-elle précédemment parlé ? Je décidai de me focaliser sur les mots qui s’échappaient de ses babines plutôt que de réfléchir à ce qui m’avait échappé, que je ne trouverai de toute manière plus. Ces derniers mots se firent percutants. Je souris.

    « Je te parlais de sa protection, des gardiens qui l’entoure. Je m’arrangerai pour qu’elle voie mes talents et qu’elle juge nécessaire si ce n’est vital de m’avoir à ses côtés. Je serai un protecteur fidèle. Et je suis assez subtile pour lui faire comprendre qu’aucun loup autre que moi ne sera plus utile à sa protection. Si elle refuse de se débarrasser des autres, je trouverai un moyen de l’attirer dans une embuscade. Tu pourras planter tes crocs dans sa chair et lui porter un coup fatal. Tout ça dans le plus grand secret. Mais il nous faudra une ambiance appropriée. Sans quoi, ce serait l’émeute générale. Et tu n’y survirais pas. Une guerre, par exemple, serait parfaite. Qu’en penses-tu ? »


[Désolée pour le temps de réponse ! J’ai été très occupée ces deux derniers jours ! Mais j’étais heureuse de voir que tu avais répondu et de pouvoir écrire à mon tour ** Ces deux-là sont démoniaques xD]
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Kujata


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MessageSujet: Re: When I endure the pain to defeate, my flame die with me [PV Black Devil]   17.09.10 18:03

You haven't choice my Sir. We're enemies and nothing. But don't forget this, the death is my mother, the life my father and you my weapon.
Let start the war, do sink the blood of our brothers and together whole become strong and bitter.

    Les gardiens de la dominante ? C’était une blague j’espère… Non mais pour qui me prenait-il ? Évidemment que j’avais eu l’intelligence de prendre en compte les gardes du corps de Humbra, et je savais que même cette barrière passée, tuer cette dernière serait loin d’être simple. Il me déçu sur le coup, jamais je n’aurai pensé qu’il puisse me croire capable d’oublier ce genre de détail. Je ne dis rien, gardant mon air impassible et mon regard glacial. Je fus juste surprise par le bruit d’un piaillement, les oiseaux chantaient déjà ? L’aube arrivait certainement, ce qui voulait dire que les doux rayons de soleil devaient inonder la forêt d’une faible source de chaleur. Les sentinelles devaient sans doute faire des roulements dans les secteurs à risques, quand aux patrouilles, certaines avaient dû être déjà remplacées. C’était le bon moment pour enfin faire sortir notre Angel de la tanière, enfin seulement dans quelques heures. Ce serait du suicide, et puis, se serait comme vendre un bon steak à des affamés. Je pris soin d’observer le loup, j’avais bien envie de planter mes crocs dans sa nuque pour ce manque de respect envers ma brillante intelligence, non rassurez-vous, je n’étais point atteinte d’un complexe de supériorité, juste fataliste et réaliste. Ainsi étais-je faite.

    « Mon roi a aussi des gardes du corps, largement plus puissants que ceux de Humbra, mais ce n’est que mon opinion personnel. Ils sont là pour se sacrifier, mais si on les tue avant on pourrait s’en débarrasser facilement. Étant des loups qui méritent toute la confiance de la dominante, elle devra attendre avant d’en élire un autre, et il faudra que le remplaçant devienne très fort. Si une guerre survient en plus des assassinats répétés… que je sache, réorganiser ses troupes ce n’est pas une mince affaire, surtout en pleine bataille. » lui dis-je avec une voix morne et monotone.

    Ce qui m’interpela, fut son plan. Il voulait devenir le gardien de la dominante Angel ? Ne fallait-il donc pas être fiable et toujours présent quoiqu’il arrive ? Être fort, ne jamais flancher et garder son sang froid ? Surtout que ce poste n’était réservé qu’aux personnes dignes de confiance et depuis longtemps dans la meute. Était-ce raisonnable comme plan ? Hum… après tout il faisait ce que bon lui semblait ce n’était pas mon affaire, et puis...

    « Très ambitieux, venant de ta part je ne suis point surprise seulement… tu t’es fait amocher par deux imbéciles de service que je connaissais très bien, et tu as bien faillit y passer. Sur quoi te bases-tu Angel pour osé dire que tu deviendras son garde du corps, et le seul en qui elle aurait confiance ? Toi-même tu es bien conscient des risques et des manœuvres à faire. J’espère seulement que ce ne sont pas que de belles paroles, a mes yeux, seul les résultats compte et rien d’autre. »

    Après lui avoir craché la triste vérité à la figure si je pus dire, je pris soin de me redresser et d’étirer tous mes muscles légèrement engourdis. Je pris un bon bol d’air frais prenant soin de me faire délicatement caresser par les bras chaux et doucereux du soleil. Je ne sais pas ce que cela donnait mais, j’étais droite, je me tenais sur mes quatre pattes ou tout mon corps s’y reposait en parfait équilibre. Ma fourrure blanche comme les nuages, blanche comme la neige dansait au rythme des brises, de fins rayons devinrent un peu plus gros et me touchèrent un a un. M’imaginant moi-même, j’avais l’impression d’être une louve sortie d’une forêt magique et sacrée, et mon pelage divin qui cadrait bien avec cette ambiance… comique non ? Je pris un air calme et serein, comme apaisé par la lumière je retournai vers le loup et le prit délicatement par les flans avant d’y passer ma tête. Puis d’un agile mouvement tout en prenant soin de ne trop le blesser -ce qui était peine perdue- je le mis sur mon dos. Étrange ? Je n’étais pas une louve exceptionnelle, juste une HellChild d’une taille plus importante que la normale mais de là à porter un loup aussi facilement, je me surpris moi-même pour être honnête. N’écoutant pas les quelconques présentations que pourrait m’envoyer mon nouvel instrument de guerre, je m’avançais en dehors de la tanière et prit un chemin très feuillu et boisé à souhait. Les diverses odeurs des plantes, de vases et de d’autres choses de natures étranges camouflaient les nôtres. Le soleil commençait à apparaître enfin éclairant très peu ma terre, mais je la connaissais si bien, même dans la nuit noire je me dirigeais assez facilement.

    « Bien mon démon des anges, je te ramène chez toi. Exceptionnellement je veux bien te rendre se service alors profite du voyage, les remarques bien sanglantes tu te les garde. » dis-je avec un ton neutre mais ferme.

    Non pas que je détestais ça, je supportais les personnes de son calibre et, c’était toujours intéressant d’entretenir quelques conversations avec eux, mais sans plus. Je n’avais qu’un seule inquiétude, et ce n’était pas de me faire repérer par les Devil ou les Angel non mais, aurais-je la patience de raccompagner le poids mort chez lui ? S’il me dit de le lâcher je le ferais volontiers, lui indiquant le chemin pour quitter Hell sans trop de soucis. Vu les blessures qu’il avait, je pouvais toujours courir…


(Aucun soucis, moi-même parfois je n’ai pas d’inspiration ou je suis tellement fatiguée que me mettre devant l’ordinateur me rends malade (de dégoût je parle). Démoniaques ? C’est sûr, dis moi juste est-ce que tu préfères quand j’écris à la 3è pers. ou la 1ère ? Mais je trouve plus simple d’utiliser la 3è.)
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