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 Là où commence la folie.

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MessageSujet: Là où commence la folie.   20.01.12 21:14

Si je suis folle ? Seul toi peut me le dire.


L'humidité, voilà la seule chose que je ressentais depuis que j'étais entrée dans les marécages. Le froid de l'hiver déposait du givre sur les poils mouillés de mes pattes. C'était une chose plutôt désagréable que de marcher dans la boue à moitié gelée, qui faisait souffrir mes coussinets à chaque fois que je faisait un pas. Poussant un profond soupir, j'avança jusqu'au bord d'un trou remplit d'eau verdâtre et stagnante et m'assis sur un rochers pas trop glissant. Je me sentais vraiment oppressée dans la meute ces derniers temps, il y avait trop de nouveaux loups et la récente bataille contre les angels avait apportée un climat de tension au sein de Hell. Le stress rendait mon comportement de plus en plus étrange, je parlais seule, j'entendais des voix dans le vent, et j'en passe. Je poussa un grognement et secoua la tête. Je devenais folle ! Un rat sortit d'un tas de bois mort et se mis à fouiner près de moi. Agacée, je découvris les crocs et lui aboya méchamment dessus. Le rat s'enfuit et je sauta sur mes pattes pour le poursuivre entre les rochers pleins de mousse et les flaques gelées. L'animal se réfugia dans un petit trou caché sous un rocher. Sans réfléchir je plongea tête la première pour tenter de l'emprisonner dans mes mâchoires. Mauvaise idée. Je me retrouva avec le museau coincé et ne réussis à me dégagé qu'après plusieurs minutes à me débattre et à creuser le sol. Je regarda autour de moi pour vérifier que personne ne m'avait vu.

<< Franchement, tu es vraiment une abrutie Marah. >>

Décidément, rien n'allait en ce moment. Je me remis à arpenter les marécages en grommelant. Un vent glacial se mis à souffler dans mes poils et un long murmure se fit entendre. Prise de panique je me mis à courir à travers les branchages. Je ne voulais plus les entendre, ces voix qui me poursuivaient et me harcelaient. Je couru un long moment avant de trébucher et de m'étaler de tout mon long dans une herbe étrangement bleue et humide. Je poussa un gémissement de désespoir et laissa retomber ma tête sur le sol. Plus rien n'avait d'importance, mes rares amis se faisaient de plus en plus rares, surement trop occupés dans leur tâches, et je n'avais personne avec qui parler réellement. Restant allongée, je fixa un moment un tronc d'arbre devant moi mais sans vraiment le voir. Tout me semblait mort. Le ciel était gris, le sol était terne et les animaux environnants étaient silencieux. Tout comme mon esprit, l'atmosphère semblait calme, sans agitation apparente. Pourtant je savais qu'au plus profond de mon âme, se passait quelque chose de terrifiant. Perturbée par tout ceci, je me mis à humer l'odeur de l'herbe avant de croquer dedans. Elle avait un goût horrible d'eau putride et de cadavre. Je recracha aussitôt les brins bleutés et balança la tête de gauche à droite en laissant pendre ma langue. Je me sentais vraiment calme maintenant. Je n'avais plus la force de bouger. Je ne pris même pas la peine de me relever quand j'entendis le bruit d'un loup qui s'approchait. Je me contenta de tendre l'oreille et de demander d'une voix étrangement calme et lasse:

<< Qui est là ? >>


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Alouqua



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MessageSujet: Re: Là où commence la folie.   22.01.12 0:34

    Les Marécages. C’est un endroit rempli d’arbre de taille moyenne et aux racines noyées sous de l’eau à la couleur douteuse. Climat humide quoiqu’un peu frais avec l’air glacé du Nord qui redescendait un peu partout. Il y avait de belles créatures venimeuses, même les plantes du coin étaient loin d’être amicales. Remarque on ne se balade pas ici insouciant de savoir si oui ou non on en ressort vivant. Chose que beaucoup de loups avaient sans doute dû faire. Comme toi. Juste en contre bas, un beau squelette. Un loup ou une louve ayant perdu la vie depuis longtemps. Seul vestige de son existence sur terre, sa carcasse prisonnière dans la vase. Une couleur verdâtre et d’une épaisseur mortelle. Bref je préférais faire très attention aux endroits où je posais mes grandes pattes. Les oiseaux passèrent vite au dessus de ma tête pour remonter dans les arbres. Des signes se balançaient de branches en branches, ils finirent par me fuir dés qu’ils me virent arriver.

    Oui je faisais toujours aussi peur aux animaux du coin. Heureusement pour la faune locale j’avais déjà mangé. Au moins je pourrais simplement me concentrer à la visite de ce nouveau territoire. Je n’étais jamais venue ici. La découverte et le fait de m’être détournée de mon chemin habituel m’a conduit ici. Il y avait beaucoup d’odeurs, je les mémorisais. Reniflant le pied d’arbres encore au-dessus de la flotte, une odeur peu commune réveilla ma curiosité. Je décidai de suivre l’odeur le sourire aux lèvres. Une famille de souris passa rapidement entre mes pattes. Aucun mort, c’est une première lorsque l’on savait que les rongeurs avaient la mauvaise manie de se faufiler là où il ne le fallait pas. Une brise tiède fit danser mes poils et apporta mon odeur à l’Est. Celle que je pistais s’effaça légèrement avant de revenir. Oui ne vous en faîtes donc pas, je perds rarement mes pistes pour ne pas dire, jamais.

    D’ailleurs un bruit finit par retenir de loin, de très loin. Me rapprochant de la source du bruit, je vis des traces de patte dans la boue. Ah mais c’était donc par là qu’elle était passée la demoiselle ? Bon et bien allons à sa rencontre pour voir à quelle genre de louve nous aurons à faire. Avançant d’une allure plus lente, seule mes longues oreilles pointues pourraient m’avertir d’un quelconque danger. La truffe collée au sol boueux et nauséabond, je continuai de pister la Devil. Une petite jeune, suffisamment grande pour pouvoir se battre et être envoyée au front. Mais qu’est-ce qu’une louve des soufrières peut bien faire ici ? Il n’y avait pourtant aucun Angel dans les parages, pas même un solitaire à part moi. Ma vue brouillée par d’étranges herbes bleutées cachèrent ma vision. Me dirigeant silencieusement je finis par percuter doucement la truffe de celle que je pistais. Renfilant la Devil, je relevai la tête observant les alentours. Puis je lui offris un regard bleu glacé et pénétrant, je pris la parole.

      « Trouvée. »


    Reculant lentement tout en gardant un œil sur elle, je posai délicatement mon postérieur et continua de l’observer. Carrure fine avec la bonne dose de muscles. De longues pattes musclées et entrainer pour la course… je ne connaissais pas les grades des meutes, mais avec un physique pareille la chasse devait être une partie de plaisir. Moi je devais souvent rusée, avec ma carrure de monstre je passais difficilement inaperçue.

      « Désolé si je t’ai surprise. Que fais-tu ici toute seule ? »


    Je ne m’inquiétais pas vraiment et sans doute ne me donnerait-elle pas de réponse. Peut importe. Je m’ennuyais et il me fallait un peu de compagnie. Si madame était d’humeur froide et cynique je lui rendrais la pareille avant de la planter sur place.
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MessageSujet: Re: Là où commence la folie.   22.01.12 11:16

Intriguée, je finis par relever la tête au son de la voix de la louve qui se trouvait devant moi. Je sursauta devant la taille gigantesque de la femelle. Si elle était venue avec de mauvaises intentions je n'avais aucune chance si ce n'était la fuite. Instinctivement, mon cerveau se remit en position "on" et je sauta sur mes pattes pour faire face à l'inconnue. J'observa attentivement la louve de haut en bas avant de reporter mon attention sur son regard glacial. Je pencha légèrement la tête avant de chercher une raison valable au fait que je traînais seule dans les marécages. Cette louve allait encore me prendre pour une détraquée mais bon, tant pis.

<< J'avais besoin de m'isoler et de m'éloigner un peu de ma meute. >>

J'huma l'air pour tenter n'analyser la provenance de la louve. C'était une solitaire, probablement plus âgée que moi. Je m'ébroua et regarda autour de moi, nous étions seules, aucun autre loup n'était caché dans le coin. Bon, je devrais pouvoir gérer la situation. Ignorant la voix qui m'hurlait de m'enfuir en courant, je me pencha vers la louve et repris la parole.

<< Et toi ? Que fais-tu ici ? Ce n'est pas vraiment un endroit accueillant. >>

Je perdis ma concentration quand je vis une petite grenouille bleue-verte sauter dans les hautes herbes. Je tendis les oreilles et l'observa en train de poursuivre une libellule avant de l'engloutir. Je retînt un ricanement et sursauta en me souvenant de la présence à côté de moi. Je tourna la tête et essaya de me concentrer, je n'avais pas vraiment envie que la louve me prenne pour une débile profonde, c'était essentiellement le stress que me rendait ainsi. Je compta mentalement jusqu'à 10 pour me calmer avant de croiser le regard envoûtant de la solitaire.

<< Je m'appelle Marah. >>


Il fallait vraiment que je perde l'habitude de me présenter à tous les inconnus que je croisais.
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MessageSujet: Re: Là où commence la folie.   22.01.12 14:19

    Etais-je si effrayante que cela ? Ma carrure devait jouer là-dessus mais remarquez, arriver en catimini devant une inconnue ne pouvait que surprendre. Je l’observai en silence, mon regard se fit un peu moins insistant. Je savais au combien cela était désagréable et je voulais lui épargner ce genre d’interrogatoire visuel. Combien de pupilles se sont posées sur moi ? Tant que je ne pourrais vous les compter. Tant de regards effrayés, dégoûtés, surpris ou intrigués. Tout un ballet qui m’éloigna de la réalité. Mais je finis par revenir sur terre lorsqu’elle prit la parole. Avait-elle peur de moi ? Peut être bien oui. Néanmoins elle ne semblait pas très dangereuse ou agressive. Voila un trait de caractère assez particulier pour des loups venant des profondeurs infernales. Sa question me trotta dans la tête, devais-je lui répondre ? A vrai dire je n’avais pas envie de lui dire tout de suite qui j’étais. Cependant par politesse je devais tout de même lui répondre, elle m’avait dit son prénom et je savais que c’était bien le sien. Aucun pouvoir psychique ou mental, seulement je le ressentais dans sa voix, dans son cœur.

    Marah est un joli prénom, je souris gentiment à la louve puis m’allongea sur le sol humide et rentra mes pattes sous mon corps chaud. Peut être que couchée je l’inquiéterais moins. Sans doute pensait-elle que j’avais de mauvaises intentions à son égard, mais ce n’était pas le cas. Je fermai mon cœur pour le moment et observa la jeune Devil dans les yeux.

      « Appelle-moi comme tu le souhaites, cela m’importe peu. »


    J’avais bien un prénom, mais peut être que si tu le connaissais tu me fuirais. Je ne recherche pas la compagnie pour éviter de blesser les autres. Et à la fois je la recherche pour me trouver un maître. Dés que mes perles bleutées se sont posées sur elle, je me suis rendue très vite compte qu’elle ne pourrait me maîtriser. Je n’avais pas encore trouvé la bonne personne, pour le moment je n’avais fait que tuer tous ceux qui se mettaient en travers de mon chemin. Je me repais de leur peur les plus profondes, de leur douleur et de leur faiblesse. Mais elle n’en savait sans doute rien.

      « Je n’ai pas trouvé de troupes d’Angel, fait tout de même attention. »


    Combien de personnes pouvaient mourir au moment même où nous parlions, à cause d’un manque de vigilance ? Bien que se territoire ne soit pas fréquenté, il n’en était pas moins prudent d’observer les alentours. Me relevant, j’étirai tout les muscles de mon corps et regarda à nouveau la louve. Non décidément, tu ne pourras être celle qui me gardera en laisse. Puis je me souvins de la remarque concernant le lieu et l’observa d’un sourire amusé. Mes yeux se perdirent sur l’herbe humide, tandis que je fis tournoyer ma patte dans l’air comme pour appuyer mes paroles.

      « M’étant détournée de mon chemin je suis arrivée ici. Tu trouves ce lieu effrayant ? Si l’on reste attentif, il n’y a rien à craindre. De plus si tu as tant peur du coin, tu devrais me fuir, parce que je suis beaucoup plus dangereux que ces marécages… »


    J’avais un sourire joyeux et sournois, le timbre sombre de ma voix mourut lentement. Je me déplaçai sur le côté et partie m’assoir sur un rocher non loin de nous. Je lançai un regard meurtrier à un fauve caché quelques mètres plus loin, en fait ce coin me semblait être un bon coin pour moi. Puisque personne ne semblait venir ici j’aurais la tranquillité rechercher depuis ma venue ici. Ce dernier avait la queue qui bougea dans tout les sens. Félin au pelage sombre, tu te tâtes à venir nous attaquer. Si cette louve avait été seule tu l’aurais sans doute exécuté. Mais ma seule présence en ces lieux te fit changer d’avis, optant pour la fuite tu disparus loin de mon champ de vision. Ton odeur presque imperceptible finit par disparaître complètement. Retrouvant mon visage de glace, je tournai la tête et regarda Marah avec un sourire sans sentiments. Piétinant sur place je fis face à la Devil et lui posa ma question.

      « Est-ce qu’il y aurait un soucis avec ta meute ? Normalement vous n’êtes pas censés rester près de votre famille ? Après tout si elle se faisait attaquer, ton absence se ferait sans doute fortement remarquée. »

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MessageSujet: Re: Là où commence la folie.   25.01.12 19:14

Elle ne me donna pas son nom. Peu importe après tout, je savais très bien que nous repartirions chacune de notre côté après cette conversation. La louve me fit part de son aspect dangereux que j'avais cependant déjà remarqué. Elle partit un peu plus loin et je la suivie en marchant tranquillement. Elle finit par se retourner vers moi pour me questionner sur ma meute. Devais-je lui répondre ? Il n'était pas prudent de faire part de la mauvaise ambiance de la meute à un solitaire, qui savait ce qu'il avait comme plan en tête ? Hésitant un moment, je finis par lui donner une réponse vague pour ne pas trop en dévoiler.

<< Nous avons parfois besoin de prendre du recul. Si jamais il y avait un problème, je serais avertie par un hurlement. Je suis toujours prête à agir et ne t'inquiètes pas pour les angels, ce n'est pas vraiment mon objectif de me faire remarquer. Je sais me faire discrète. >>


La louve semblait calme, un peu comme un océan dont on ne savait ce qui se trouvait en dessous. Quelque chose de dangereux flottait dans son regard et je fis de mon mieux pour ne pas trop la dévisager. Secouant la tête, je me mis à trottiner dans l'herbe en étudiant les alentours. Deux corbeaux nous observaient du haut d'un arbre, ils croyaient surement que notre rencontre conduirait à un combat mortel qui leur apporterait un cadavre en guise de repas. Je ricana à leur intention et aboya assez fort pour les faire s'envoler. Je perçue au passage un lièvre qui s'enfuit en bondissant dans les hautes herbes. Heureusement pour lui j'avais déjà manger et je n'avais pas envie de chasser. Tournant la tête vers la louve, je lui souris gaiement avant de me laisser tomber dans l'herbe et de me rouler dedans. Couchée sur le dos, les quatre pattes en l'air, je regarda la louve qui n'avait toujours pas bouger.

<< Le vie de solitaire est-elle amusante ? >>

Pourquoi je n'avais pas peur de cette louve, je l'ignorais mais la curiosité me rongeait et j'avais vraiment envie d'en savoir plus. Peut être qu'elle ne me répondrait jamais mais rien ne me coûtait d'essayer.
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MessageSujet: Re: Là où commence la folie.   27.01.12 10:08

    Plus je la regardais plus j’avais l’impression d’avoir à faire à une enfant. Elle vivait si simplement sans trop se soucier de ce qu’il y avait autour d’elle. Elle semblait si paisible extérieurement parlant, intérieurement je me doutais que le besoin de liberté la travaillait. Voila pourquoi cette Devil se trouvait si loin de sa terre natale. De plus elle m’assura ne pas craindre la venue d’un Angel ou même d’une troupe ennemie. Comme vous pouvez le vori, quelque soit le loup avec lequel vous parlez, chacun à l’audace de me sortir le même refrain. Et moi alors ?! Parce que je suis une petite solitaire donc je suis faible ? Bon calme toi, pourquoi s’irriter pour si peu, bientôt je pourrais me remettre en quête d’un maître, et on verra bien ce que les loups de Wolf Angel valent. Mais sans doute pas grand-chose… Je ne me vante pas, mais depuis que je suis ici seuls deux loups auraient réellement pu me garder à leur côté. Seulement aucune d’entre eux n’a remplit leur part du marché alors pourquoi aurais-je dû leur laisser la vie sauve ? Moi Hysterical n’est pas le genre de loup qu’on emploi pour un travail et qu’on jette une fois le boulot terminé. De toute manière ils s’en rendront tous très vite compte. Tient en parlant de ça, est-ce qu’elle était vraiment de là-bas ? Je pourrais sans doute le lui demander. Je n’eus le temps de retourner à la réalité que Marah m’y entraina de force avec sa seule question. Mis à part le fait qu’elle était une très gentille louve – du moins pour le moment – je ne compris pas sa question. Ma tête pencha légèrement sur le côté, l’une de mes oreilles se plaqua sur ma tête tandis que mes yeux froids et insensibles exprimèrent l’incompréhension la plus totale. Décidément celle-là venait d’un monde complètement éloigné du mien, je dirais même que la plus part des loups vivaient dans une dimension si loin de la mienne. Je ressortis mes pattes de dessous mon pelage et observa les alentours. Reprenant mon air impassible et fier, j’observai le ciel grisâtre et les scintillements des éclairs dans le lointain horizon.

    « Je comprends rien, ça veut dire quoi une vie amusante ? » dis-je calmement. Non mais vous saviez ce que c’est une vie amusante ? Comment la vie d’un solitaire pouvait être amusante ? Mais est-ce que la vie en elle-même pouvait être amusante ? Je ne comprenais rien du tout à sa question, et sans doute qu’elle me prendrait pour une folle mais qu’importe. En revanche sa question me paraissait hors de propos Je ne suis solitaire que parce que je devais le devenir, par parce que je l’ai choisi. Ce n’était cependant pas nécessaire de le lui dire, puisque son cerveau se poserait des questions qui franchiront ou non ses lèvres. Je baillai à m’en rompre la mâchoire. Une goutte d’eau frôla ma truffe puis alla s’écraser lourdement sur une brindille d’herbe. Mes yeux avaient observé sa chûte en silence. Silence que je rompis puisque je repris la parole.

      « Tu cherchais une famille ou tu es Devil de sang ? J’ai entendu dire que certains solitaires n’avaient rien d’autre à faire que d’intégrer telle ou telle meute, je me demande bien pourquoi puisque ça ne les concerne aucunement. M’enfin je suppose que c’est toujours des soldats en plus après tout. »


    Un vent lourd d’odeurs nauséabondes du marécage arriva à nos truffes. Écœurant. Néanmoins il me fallait plus que cela pour tirer une tronche dégoûtée. Et puis au contraire j’humai cette horrible odeur avec un grand sourire ironique. Heureusement que les odeurs du coin ne s’imprégnait pas sur moi, je ne savais pas pourquoi mais c’était ainsi. Au moins ça m’éviterait de sentir… d’ailleurs je me demandais ce qui pouvait sentir aussi mauvais dans ce marécage. Cela semblait tout près de nous en plus. Je me relevai et descendit de mon perchoir, je pris la direction de l’odeur et partie voir. C’était vraiment proche, l’odeur commençait même à me piquer les yeux. Il ne restait plus que cinq mètres. Quatre, trois, deux, un. Voila j’étais arrivée devant la source et mon dieu. De quoi vous donnez un haut le cœur voir même de vous faire vomir. Que je vous explique, la chose devant moi était une grand fosse avec de la vase un peu trop liquide. A mon humble avis, le taux d’acidité dans le coin semblait très élevé. Voila pourquoi la végétation du coin avait cette drôle de couleur, et voila pourquoi certains coin semblait avoir été fondu par une substance plus qu’incertaine. Je reculai et trottina en sens inverse. J’avais trouvé un coin tout aussi calme et moins dangereux en arrivant ici. Je passai rapidement devant Marah et lui lâcha gaiement :

      « On risque de mourir si l’on reste ici. Enfin c’est toi qui vois si tu veux être en sécurité ou non. »


    Mon petit rire aigu résonna dans le marais. Reprenant la route en sens inverse, j’escaladai rapidement un monticule de terre humide et de cailloux puis continua toujours dans la même direction.


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MessageSujet: Re: Là où commence la folie.   04.02.12 17:40

Elle ne comprenait pas ma question. D'accord celle-ci était un peu naïve et je repris soudain mon sérieux, laissant de côté mon envie de tout laisser tomber et de ne me soucier de rien. Une vie amusante, est ce que ces deux mots pouvais seulement aller ensembles ? Rien n'était amusant dans ma vie alors pourquoi celle d'un solitaire le serait ? Le louve me posa ensuite une autre question et je n'eu pas besoin de réfléchir longtemps pour lui répondre.

<< Je suis devil de sang. Je suis née au sein de la meute et cette guerre a donc un sens pour moi. Bien que je n'ai pas réellement de raison personnelle pour me battre, la haine des angels coule dans mon sang. Et effectivement nous acceptons les solitaires parce qu'ils représentent un nombre de soldats que nous ne pouvons ignorer. Enfin c'est mon point de vue. >>


Je retrouvais peu à peu ma concentration, c'était un point positif. La louve explora les alentours et sembla regarder quelque chose de précis quelque part en contre bas. Elle finit par revenir en trottinant avant de me lancer une phrase et de continuer sa route. N'ayant rien d'autre à faire et ne souhaitant pas rester dans cet endroit hostile, je m'élança à sa poursuite et la suivis pendant un moment. Je ne saurais dire combien de temps nous avions courut avant que je ne ralentisse la cadence pour profiter de l'air frais. Nous étions loin des marécages maintenant. Je décida de m'allonger un moment sur l'herbe humide. Je m'étala de tout mon long puis jeta un coup d'oeil en direction de la louve pour voir si elle voulait encore me tenir compagnie. Elle était toujours là mais pour combien de temps ? Ayant envie de la retenir un peu je pris la parole.

<< Tu viens de loin ? >>

Question qui pouvait paraître anodine mais qui m'intéressait beaucoup. Je voulais savoir jusqu'où s'étendaient les vastes terres de ce monde. La curiosité repris le dessus et je tendis les oreilles, attentives aux moindres gestes de la louve.
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MessageSujet: Re: Là où commence la folie.   08.02.12 12:27

    Après cette longue fuite dans un lieu pour le moins tranquille, nous fîmes une pause loin des marécages. Nous avions dû nous rencontrer sur les extérieurs de ce territoire, ou bien il n'était pas si grand que j'aurais pu le penser. Une bruit d'herbes écrasées attira mon attention. Seule mon oreille se dirigea vers l'origine du son, la tête comme le reste de mon corps ne bougea pas. Je prie la peine de faire une pause. Je m'assis délicatement sur la végétation. Une brise fit danser nos poils en rythme, l'odeur nauséabonde de la vase et du marais semblait être de l'histoire ancienne. Tant mieux me direz-vous. Prenant une profonde respiration, je me retourna le sourire aux lèvres et observa la jeune Devil. L'air s'échappant de mes naseaux forma une buée blanche qui partit et disparut vers l'Est. Je voulais qu'elle m'éclaire sur un point, ces petits mots alignés dans cette phrase m'avait laissé dans une perplexité fort désagréable.

      « Un sentiment ne peut couler dans une veine. Comme la chasse, c'est une façon de penser qui se transmet de générations en générations. Ton sang est en lui-même une raison valable de te battre contre tes ennemis... rares sont les élus échappant à leur destin. »


    Je ne prie point la peine de m'attarder sur le sujet des solitaires. Moi-même j'étais mal placée pour faire un quelconque commentaire sachant que j'ai bien faillit rejoindre l'une ou l'autre des deux meutes. Mais ça très chère, tu n'en saurais jamais rien. Cela était bien mieux pour sa propre sécurité et à vrai dire, cela m'embêterai d'avoir à tuer une si jeune et sympathique personne. Elle qui semblait si insouciante de ce qui l'entourait. La paix et le calme régnait autour d'elle, mais en était-ce de même dans son cœur ? Qui sait. Du plus faible au plus fort, tous semblaient si tourmentés pour bien peu de choses... je vous le dis ils ont bien de la chance de vivre aussi simplement. Acceptant ma condition sans broncher ni regrets, je ne pouvais envier leur situation. Chacun ayant ses problèmes nous ne pouvions que les affronter ou reculer.
    Mes yeux se fermèrent lorsqu'elle me posa la question fatidique. Mon visage se durcit, je ne ressentais aucune haine ou tristesse pour mon ancienne famille. Leur terre avait disparut avec eux, leur seul vestige de leur domination totale sur lointaines terres nordiques était la chose la plus haïe et détestée au monde. Moi. Le voyage avait été si long mais riche en paysage et culture. Bien que je n'étais de base pas une voyageur expérimentée, cette balade d'un an ne m'avait semblé être qu'une vaste plaisanterie. Une sorte de voyage que beaucoup aurait trouvé long et ennuyeux, désespérant et interminable. Pour ma part cela n'avait était que le début d'un nouveau chapitre de mon histoire.

      « A un point tu ne peux même pas l'imaginer. »


    Non je ne me donnais aucune valeur et je ne fanfaronnerais jamais là-dessus. Mais sérieusement parlant, une voyage d'une année, c'était énorme pour un loup croyez-le où non... pour ce n'était qu'une promenade comme une autre puisque je n'avais rien de loup ou de "normal".

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MessageSujet: Re: Là où commence la folie.   08.02.12 20:03

La louve s'arrêta elle aussi et s'assit avant de se tourner vers moi. Elle semblait sereine et détendue, chose assez étonnante en soin mais peut être que ce calme n'était qu'un masque? Un loup pouvait cacher tant de choses dans son coeur. Elle me posa une question et, surprise, je me racla la gorge avant de répondre.

<< Oui pardon, je me suis peut être mal exprimée. Je voulais dire que la haine des angels a toujours fait partie de ma vie. C'est en effet quelque chose que l'on inculque aux jeunes louveteaux pour les préparer à la rage et au combat. J'ai toujours vécue avec cet état d'esprit et jusqu'à présent je n'ai rencontrée aucun angel capable de ma faire changer d'avis. >>

Elle n'avait pas besoin de savoir que je fréquentais plus ou moins une louve angel, qui s'avérait être ma "demi-cousine". Notre relation était neutre, sans amitié mais sans haine non plus. Nous nous supportions, chacune faisant un effort pour permettre de coopérer afin d'atteindre notre but commun.
Ma deuxième question sembla atteindre la louve. Je n'en fus que plus curieuse et tendis les deux oreilles en avant. Elle resta plantée là sans rien dire pendant quelques secondes, les yeux dans le vague. Elle devait surement se remémorer quelque chose. Elle finit par me répondre une phrase assez vague qui me laissa sur ma faim. Quelque chose me dicta de ne pas insister. Je me mis alors à réfléchir à autre chose pour continuer de faire la conversation. Mais voulait-elle seulement parler avec moi? Peut être voulait-elle que je lui fiche la paix tout simplement. J'hésita un long moment avant de relever la tâte pour regarder la louve. Aller, quelques mots de plus n'allaient pas la tuer. Au pire si je la dérangeais tant elle partirait d'elle même sans me demander mon avis.

<< La guerre entre les devils et les angels est déclarée, la trêve est finie. Je suppose que tu ne te battra aux côtés de personne. Moi je suis obligée de défendre ma meute, pas que cela me gène au contraire, mais je n'ai aucune liberté et parfois j'ai vraiment besoin de souffler. Ta vie à toi doit être plus calme non ? >>

J'avais une besoin étrange de me confier, de partager mes craintes. Même si cette louve était une inconnue pour moi, je ne la sentais pas comme une menace pour moi. Bien que j'étais parfaitement consciente que quelque chose de sombre se cachait au fond d'elle, elle savait très bien comment le faire disparaître à la vue des autres.

<< Au fait, maintenant que l'on a pas mal discuté, je peut te demander quel est ton nom ? >>

Juste au cas où nous aurions l'occasion de nous revoir.
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MessageSujet: Re: Là où commence la folie.   12.02.12 13:12


    Je ne prie point la peine de faire une remarque concernant la manière dont on avait élevé les petits Devils. Chez les Angels cela devaient être le même processus. Haïr, tué sans regrets ni retenu l'ennemi devant soi. Son cadavre ne devait même plus exister sur la terre, Sa chair se devait de disparaître, et comme seul funérailles celui de terminer dans l'estomac des charognards qui trainaient dans le coin. Impatient et si calme à la fois. Je les considérais même comme des anges de la mort.

    Avant de m'en aller, je m’allongeai sur le côté et commença ma toilette. Je me trouvais sale. Finalement ce marécage ne serait pas un lieu de repos, cette immonde odeur semblait être restée sur mon pelage. Ce n'était que psychologique puisque rien ne semblait déteindre sur moi, mais je ne pouvais pas m'empêcher de la sentir même d'ici. J'observai un instant Marah puis repris ma toilette avant de me retourner pour faire l'autre côté. Puis m'arrêtant dans mon mouvement, mes yeux se perdirent à l'horizon. Tu pensais que je ne pourrais pas rejoindre telle ou telle meute ? Détrompe-toi, il ne fallait jamais se baser sur de simples préjugés généralistes.

      « Je ne me battrait jamais ni pour les Angel, ni pour les Devil. Je ne peux appartenir qu'à une seule personne, si cette dernière fait partie des Angel on sera ennemie. Si à l'inverse elle fait partie des Devil je ne ferais rien aux membres de ta meute. Si elle est solitaire comme moi, tout dépendra de ses ordres. »


    Je ne faisais qu'obéir à ce que mon maître m'ordonnait de faire. Les autres ne comptaient pas pour moi. Pour le moment je dirais même que je m'en moquais royalement du statut de la guerre entre les deux meutes dominantes. Quant à la peur stupide que ressentaient les loups du coin, elle me faisait tout simplement jubiler et me réconfortait. Je me disais que pour le moment tous s'en fichait pas mal de ma personne ce qui en somme était loin d'être une mauvaise chose. La paix et la tranquillité, je n'aspirais qu'à cela. Pour leur propre santé c'était vitale, sinon je passais mes nerfs sur le premier qui aurait la malchance de m'ennuyer. Pas très correcte comme traitement certes. Disons simplement que le loup était au mauvais endroit au mauvais moment... Reprenant tranquillement ma toilette, je repris la parole un peu moins perturbée par la discussion.

      « En quoi es-tu obligée de défendre les Devil ? Tu te sens plus proche d'eux c'est un fait, mais il me semblait avoir entendu que vos ancêtres avaient plus ou moins forniqué avec l'ennemi au temps de l'esclavage. Rendant l'ange plus fort et le démon plus faible. »


    Une vague idée me traversa l'esprit. Me demandant comment pouvait bien être les meutes à cette lointaine époque ? Bien différent de ce que sont leurs ancêtres devenus plus petits dans leur ambition et trop gentils. Cela devait en être affligeant. Remarquez cela ne me regardait pas le moins du monde, c'est pourquoi je le fis rapidement comprendre à la Devil qu'elle ne devait pas se mettre en rogne pour si peu. La vérité était blessante mais bien là, et tu en étais une preuve très chère. Une bourrasque glacée fit bouger rapidement le peu d'herbes présentes. Une fois la toilette finie je me relevai et m’ébrouai avant de reprendre la parole.

      « Sache que je n'ai pas de vie propre et que mon nom n'a aucune importance. Nomme-moi comme bon te semble, ça m'ira. »




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